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Voiture autonome : la tentation du niveau 4

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Voiture autonome : la tentation du niveau 4

Est-ce par volonté de ne pas se laisser déborder par la Silicon Valley, ou le signe d’une confiance dans leur technologie ?
Certains constructeurs veulent sauter des étapes et remettent en cause le consensus qui régnait jusqu’à présent.

Lors d’une conférence sur la voiture connectée et autonome, qui se tenait récemment à Bruxelles à l’initiative de la Commission Européenne, le PDG de Volvo a fait une déclaration qui est passée un peu inaperçue. Pourtant, ce n’est pas tous les jours qu’un constructeur déclare qu’il préfère passer directement à la voiture autonome pour des raisons de sécurité.
Explications. Hakan Samuelsson a exprimé son inquiétude vis-à-vis du mode de conduite autonome de niveau 3.

Il s’agit de la prochaine étape, qui permet de quitter momentanément la route des yeux. « Avec ce mode, la voiture a la charge de la conduite tout en contraignant le conducteur à se tenir prêt à reprendre le contrôle du véhicule en cas d’urgence, quand tout peut basculer en quelques secondes, déplore M. Samuelsson. Volvo juge que ce niveau n’offre pas les garanties de sécurité nécessaires et, fort de ce constat, entend directement passer au niveau supérieur pour ses voitures autonomes ». Cela signifie donc que, dès 2021, le constructeur d’origine Suédoise, proposera un véhicule de niveau 4. Il sera capable de gérer les situations d’urgence, sans intervention du conducteur. Volvo confirme par ailleurs qu’il assumera l’entière responsabilité juridique quand la voiture roulera en mode autonome.

Et ce n’est pas le seul constructeur classique à sauter le pas. Ford avait déjà forte impression en annonçant, il y a quelques mois, qu’il sortirait dès 2021 et en masse une voiture capable de rouler sans conducteur, ne possédant d’ailleurs ni volant, ni pédales. Par un curieux hasard, 2021 est aussi la date également retenue par BMW pour le lancement d’un premier véhicule autonome. A ce propos, le patron de ce projet, Elmar Frickenstein, a révélé que la voiture intègrerait les niveaux 3, 4 et 5 (sans la présence d’un conducteur à bord) en fonction des usages.

Mercedes vient de s’ajouter à la liste de ceux qui souhaitent aller directement à l’autonomie complète (niveaux 4 et 5), en annonçant un partenariat avec l’équipementier Bosch. La firme à l’étoile veut proposer dès le début de la prochaine décennie des véhicules qu’on pourrait commander au moyen d’un smartphone, soit pour passer chercher son propriétaire à la sortie du parking, soit pour des trajets partagés du type Robots-taxis.

Ce genre de scénario était plutôt attendu vers 2025.
Cette accélération du calendrier apparaît en contradiction avec les étapes qui étaient jusqu’à présent bien identifiées et appliquées progressivement (assistance dans les bouchons sur voie rapide, automatisation plus poussée sur autoroute avec changement de file et gestion des intersections, stationnement en mode autonome). Elle signifie en tout cas que les ténors du Premium sont prêts à aller plus vite, sans doute parce que leur technologie est jugée suffisamment performante. Les progrès envisagés d’ici 4 ans en matière de connectivité, de puissance de calcul, de performance des lidars et de résolution pour les caméras expliquent probablement ce revirement dans la stratégie.

La volonté de précipiter l’arrivée de la voiture autonome est sans doute également motivée par la pression des acteurs de la Silicon Valley. Tesla applique d’ores et déjà sur ses voitures tous les équipements nécessaires pour faire de la conduite autonome. Ils seront activés par téléchargement de logiciel, au fur et à mesure de l’évolution de la réglementation.

La compétition va donc contribuer à anticiper de plusieurs années l’arrivée de la voiture 100 % autonome. Mais, il y aura sans doute deux marchés distincts : celui de la mobilité partagée avec des véhicules urbains desservant une zone bien précise et celui plus classique de véhicules avec un degré plus ou moins grand d’automatisation selon la marque et le type de gamme.

Dans le premier cas, on peut imaginer un contrôle à distance pour reprendre la main en cas de problème sur les véhicules dits sans chauffeur, sachant que la meilleure technologie ne pourra jamais faire face à tous les cas de figure que l’on peut rencontrer sur la route.

Laurent Meillaud pour le CCFA

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