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L’Europe veut accélérer sur la voiture connectée et autonome

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L’Europe veut accélérer sur la voiture connectée et autonome

A l’occasion de la conférence CAD (Connected and Automated Driving), la Commission Européenne a exprimé son soutien massif au développement de la voiture connectée et autonome. Un appui qui va se traduire par des expérimentations à grande échelle dans 29 pays*.

Le premier symbole était déjà l’organisation d’une conférence de haut niveau à Bruxelles, avec plusieurs Commissaires Européens et un panel représentatif de l’industrie automobile et du monde des télécoms. C’était la réplique d’événements similaires qui ont déjà lieu aux Etats-Unis et au Japon, ce qui montre au passage que la prise de conscience est véritablement planétaire.

Les échanges ont été alimentés par des constructeurs (BMW, Renault, Volkswagen), des équipementiers (Bosch, Continental, NXP, ST, Valeo) et d’autres partenaires essentiels provenant de la cartographie numérique (HERE, TomTom) et de la téléphonie mobile (Deutsche Telekom, Proximus). La France y était bien représentée avec la PFA (Plateforme de la Filière Automobile), le ministère de l’Intérieur, l’opérateur Transdev, le STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France), la PME Nexyad et la start up Prove & Run. La conférence a permis d’apprendre qu’un véhicule d’aujourd’hui produit l’équivalent de 5 Gb de données par heure, en provenance d’une centaine de calculateurs.

Il a beaucoup été question de ces données, qu’il faut sécuriser dans l’intérêt de la vie privée des conducteurs. Si ces derniers l’acceptent, ils pourront partager leurs données et avoir des services en retour, comme dans la téléphonie mobile par exemple. L’enjeu est celui de l’échange des données entre véhicules et avec l’infrastructure, de façon à ce que les bouchons, accidents et dangers de la route soient signalés en temps réel. A partir de 2019, cette communication va devenir une réalité en associant le Wi-Fi (ITS-G5) et les réseaux cellulaires.

Mais, la vraie surprise a été la publication d’une lettre d’intention dans laquelle les pays de l’Union Européenne et de l’Espace Economique Européen s’engagent à tester la mobilité connectée et autonome. L’objectif est de s’assurer de la fiabilité, mais aussi de l’interopérabilité des services, d’un pays à l’autre. Ce document se situe dans le prolongement de deux initiatives majeures : la création d’une alliance entre l’automobile et les télécoms (EATA : European Alliance of Telecoms and Automotive) et la déclaration d’Amsterdam qui ouvre la voie au partage de données et de la conduite autonome. A quelques semaines de la Présidentielle, on retiendra que ce document n’a pas été ratifié par un ministre pour la France, mais par le Directeur Général Adjoint de la DGE (Direction Générale des Entreprises).

La France est plutôt en pointe dans les tests pour la voiture autonome, avec une législation permettant de tester des prototypes sur plus de 10 000 km de routes ouvertes. Les autorités ont délivré 28 autorisations pour la seule année 2017 (les deux tiers pour des voitures, le tiers restant pour des navettes). Ces tests vont s’intensifier dans le cadre de la coopération franco-allemande. Par ailleurs, le responsable du Plan Véhicule Autonome de l’ex-NFI, Jean-François Sancerin (Renault), a annoncé le lancement d’une expérimentation à grande échelle en région parisienne pour la mi-2018.

Si Volvo annonce un premier véhicule totalement autonome dès 2021, les experts parient plutôt pour un déploiement progressif d’ici 2025, voire 2030. Et c’est pour cette raison qu’il faut préparer dès maintenant le cadre légal et tester les solutions pour mesurer leur accueil auprès du public.

*Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse. Pour cause de Brexit, l’Angleterre ne fait pas partie de la liste.

Laurent Meillaud (pour le CCFA)

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