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Faurecia et ZF vont définir le cockpit de la voiture autonome

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Faurecia et ZF vont définir le cockpit de la voiture autonome

Les deux équipementiers ont décidé de collaborer dans le domaine de l’habitacle. Leur objectif : aménager l’intérieur des futurs véhicules autonomes, où les occupants pourront se livrer à d’autres activités, en toute sécurité.

C’est au salon de Detroit, en janvier dernier, que Faurecia et ZF ont pris conscience de leur vision commune de la voiture du futur. Le premier, qui est un équipementier français et une filiale de PSA, entend bien devenir l’acteur de référence pour l’habitacle de demain. Le second est un groupe allemand, très présent dans la voiture autonome depuis qu’il a racheté l’américain TRW, spécialisé à la fois dans la sécurité passive (airbags, ceintures) et active (aides à la conduite, direction). Chacun à leur manière, ces deux acteurs ont déjà montré leur créativité.

Ainsi, ZF pousse l’idée du volant qui se rétracte dans la planche de bord quand le véhicule est en mode autonome. Le concept a été présenté sur le prototype Rinspeed Etos, lors du CES de Las Vegas en 2016. Cela permet de libérer de l’espace au niveau de la planche de bord, sachant que la sécurité passive reste préservée, grâce à un système d’airbag logé au niveau du toit. L’équipementier travaille par ailleurs sur la direction « by wire », un concept qui permet de s’affranchir de la colonne de direction et de piloter la trajectoire de façon électronique depuis une molette entre les sièges. Il a aussi exploré la piste d’un écran intégré dans le volant.

Pour sa part, Faurecia a déjà présenté à plusieurs reprises sa vision du siège de demain. On peut rappeler par exemple le concept Oasis. Ce siège, calqué sur les fauteuils de la Classe Affaires en avion, peut s’incliner à l’horizontale comme une couchette. Il permet également de travailler avec un mode visioconférence et un son en 3D, les fonctions se pilotant à partir d’une commande tactile intégrée à l’accoudoir. Plus récent, l’Active Wellness est un siège qui mesure l’état de santé du conducteur (respiration, rythme cardiaque). Un prérequis indispensable pour s’assurer que la personne située derrière le volant est en mesure de reprendre le contrôle quand il est nécessaire d’activer le mode de conduite manuelle.

Faurecia a également une grande expérience des tableaux de bord (affichage tête haute, écrans à commande tactile). N’oublions pas que la filiale de PSA a par ailleurs renforcé son expertise dans le domaine de la connectivité, grâce aux solutions du français Parrot, dont elle est en train de faire progressivement l’acquisition.

Il est évident que le smartphone sera demain un hub pour piloter des fonctions.
L’aménagement du cockpit est un vrai défi pour l’industrie automobile et un futur facteur de différenciation. On a pu voir se multiplier ces derniers temps des concept cars, avec des sièges qui permettent au conducteur de se retourner complètement vers les autres occupants (Mercedes F015 Concept), voire de regarder un écran complètement allongé et dos à la route (Rinspeed XchangE). Sans aller aussi loin dans leur réflexion, constructeurs et équipementiers vont développer des habitacles prédictifs, capables de se reconfigurer en fonction du mode de conduite choisi, à la façon de ce qu’a déjà pu imaginer par exemple Volvo (concept 26).

Pour l’anecdote, Faurecia planche aussi sur d’éventuels effets secondaires, comme le risque de mal des transports quand le conducteur devient passif et détourne les yeux pour se consacrer à la lecture ou pour regarder un écran. L’équipementier français a engagé des recherches en ce sens avec l’Université de Stanford.

Selon les deux partenaires, les premiers résultats de cette coopération seront visibles dès le salon de Francfort. L’équipementier ZF, qui présente ses dernières innovations en Autriche en juin prochain, lèvera peut-être un coin du voile sur cette approche.

Laurent Meillaud pour le CCFA

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