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Renault annonce la dernière phase de validation de sa technologie « sans les yeux, sans les mains »

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Renault annonce la dernière phase de validation de sa technologie « sans les yeux, sans les mains »

Depuis plusieurs mois, Renault fait rouler cinq Espaces équipés de sa technologie d’automatisation de niveau 4, « eyes off, hands off » (« sans les yeux, sans les mains ») ou « mind off » dans le jargon officiel. Au-delà d’un assemblage de systèmes d’aide à la conduite (« ADAS », Advanced Driver Assistance System), ce niveau 4 marque une rupture avec les trois niveaux précédents (« Hands on », avec les mains ; « Hands on » ou « Hands off », avec ou sans les mains ; « Eyes off », sans surveillance visuelle), parce que « la voiture doit être capable de traiter toutes les situations », explique Laurent Taupin, ingénieur en chef véhicule autonome de Renault.

Pour une commercialisation en 2020, le projet entre désormais dans la dernière phase de validation et le constructeur commence à le présenter. Les journalistes d’AUTOACTU.COM (18/5/17) ont pu rouler quelques minutes sur la N118 au départ du Pont de Sèvres à Paris en tant que passager dans l’un des Espaces qui sont les prototypes de recherche utilisés pour la mise au point et qui embarquent une batterie d’équipements spécifiques : 3 LIDAR, 1 radar longue portée, 4 radars de coins, 1 camera trifocale, 4 camera « round view » et 20 capteurs US. Ces quelques kilomètres leur ont permis de constater que le véhicule pouvait rouler sans contrôle du conducteur. La mise en œuvre est la suivante : lorsque le véhicule détecte une portion de route éligible (voies rapides et chaussées séparées), il propose au conducteur une conduite autonome pour un temps annoncé. A l’inverse, lorsque le trajet entre dans une zone qui ne l’est plus, il demande au conducteur de reprendre les commandes. Cette instruction se fait par un affichage sur le tableau de bord avec un compte à rebours d’une minute. « Le niveau 4 suppose que, si le conducteur ne répond pas aux avertissements, la responsabilité de la conduite reste à la voiture, ce qui entraine la nécessité de mettre les passagers en sécurité. C’est une complexité inédite », souligne M. Taupin. « Nous devons gérer toutes les situations possibles pour dispenser l’être humain d’actions impératives et immédiates. C’est pourquoi, notamment, cette délégation totale de conduite est limitée à certains tronçons et sur une voie à chaussées séparées », ajoute-t-il.

« Nous avons trouvé la définition technique, mais avant de mettre le système entre toutes les mains, il nous faut des preuves de validation », ajoute Laurent Taupin. Ces preuves, ce sont les tests sur route qui vont les donner pour s’assurer de la réaction du véhicule dans tous les cas de figures. « Statistiquement, pour être certain de débusquer toutes les situations et s’assurer que nous n’aurons pas d’accident, nous devons faire des milliards de kilomètres, ce qui ne sera physiquement pas possible », précise le responsable. Or, pour être dans les délais avec une commercialisation en 2020, tous ces kilomètres ne pourront être faits et une partie sera virtuelle. Des millions de kilomètres seront toutefois réalisés sur une flotte de « plusieurs dizaines de véhicules » (soit entre 20 et 100, Renault ne voulant à ce stade ni annoncer le nombre ni les modèles qui seront utilisés). Le développement du véhicule autonome étant l’un des projets commun de la PFA, le groupe PSA développe également son programme (AVA pour Autonomous Vehicle for All) et fait circuler actuellement 15 prototypes.

Renault a pour ambition d’être « le premier constructeur généraliste à proposer, à des prix abordables, une technologie eyes off, hands off sur des voitures grand public » à partir de 2020. Outre la mise au point technique à cette date, Renault doit viser les volumes pour que les prix mettent cette offre à la portée du plus grand nombre. Pour cela, il mise sur la valeur ajoutée apportée au conducteur par un système qui lui permettra de téléphoner ou lire ses mails au volant en toute sécurité avec une voiture qui « propose de rendre au conducteur du temps utile pendant les phases de conduite ennuyeuses », explique Laurent Taupin.

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