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La voiture du futur représente beaucoup plus qu’une révolution automobile

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La voiture du futur représente beaucoup plus qu’une révolution automobile

L’arrivée de la voiture autonome va entraîner des transformations dans de multiples secteurs économiques – transports, routes, assurances, fiscalité, commerce, etc. « Son avènement va avoir des effets directs ou indirects sur quasiment tous les secteurs économiques, privés comme publics », prévoit Joël Barbier, directeur du département Digitalization de Cisco, actuellement chercheur associé à l’Ecole de management de Lausanne. « Tout cela devrait commencer aux Etats-Unis, où les Etats se font concurrence pour attirer les nouveaux emplois ; au Japon, le pays des robots et des seniors ; ou en Chine, où les autorités peuvent prendre des décisions radicales du jour au lendemain », anticipe Gabriel Plassat, prospectiviste à l’Ademe, qui s’attend à un gigantesque « effet domino ».

L’écosystème le plus proche de l’épicentre du tremblement de terre qui s’esquisse, c’est évidemment le monde automobile. Selon PwC, le « software » représentera la moitié du coût d’un véhicule en 2030, contre le quart aujourd’hui. Mais les constructeurs ne sont pas les seuls concernés. Si la voiture autonome obère la plupart des accidents, quid des garagistes, qui tirent un large revenu de la tôle froissée ? Quid des concessionnaires et des loueurs, si la voiture robot n’est plus proposée comme un bien, mais comme un objet en libre-service ?

Au-delà de ce premier cercle, les activités qui se nourrissent de l’automobile au sens large vont également vite être secouées. Il y a la logistique et le transport, qui devraient se métamorphoser avec des trains de camions autonomes sur autoroute et des petits vans automatiques dans les villes. D’après les consultants de McKinsey, les économies potentielles se chiffreraient pour les seuls Etats-Unis en centaines de milliards de dollars annuels – les salaires des camionneurs et des livreurs. On craint également pour la survie des auto-écoles si plus personne ne conduit avec ses mains et ses pieds, ou des voituriers, s’il n’y a plus besoin de trouver une place dans les quartiers encombrés.

L’impact sera également manifeste sur les assureurs, qui auront fort à faire pour obtenir autant de revenus avec une offre « cybersécurité ». « Cela va complètement refaçonner l’assurance auto, au point de faire disparaître des acteurs du secteur et de diminuer de façon très significative le marché », juge une récente étude de Fitch, qui estime que les dégâts vont progresser ces prochaines années au vu du prix des capteurs et du logiciel des voitures autonomes, avant de s’effondrer faute de dommages. Il est en effet admis chez les constructeurs d’automobiles qu’environ 90 % des accidents ont une cause humaine.

En revanche, les médias, l’édition et les acteurs du divertissement salivent d’avance. L’augmentation du temps de cerveau disponible devrait favoriser leurs affaires. Si chacun passe 25 minutes de plus en ligne sur son fauteuil, c’est un marché supplémentaire de 140 milliards de dollars qui s’offre à eux rien qu’outre-Atlantique, d’après les calculs de McKinsey. Et puis il y a tout ce qui touche au foncier, à l’urbanisme et à l’immobilier. A Paris, on compte beaucoup de routes, et quelque 145 000 places de stationnement. Aux Etats-Unis, l’automobile trusterait le tiers de la surface des grandes villes. Supprimer les parkings de centre-ville, devenus inutiles, bousculerait le secteur immobilier.

Last but not least, depuis l’invention de la vignette dans les années 1950 – sans parler des PV de stationnement et des radars -, les autorités ont trouvé en la voiture une source de revenus certains. Sans automobiliste bafouant le code de la route, les pouvoirs publics devront changer l’affectation des policiers de la route, voire baisser leurs effectifs, faute de travail ou de moyens. « Il y aura un travail sur la fiscalité à effectuer. On peut imaginer une taxe au kilomètre parcouru, plus élevée en période de pointe », avance Gabriel Plassat. (ECHOS 5/9/17)

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