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Waymo associe le réel et le virtuel pour la voiture autonome

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Waymo associe le réel et le virtuel pour la voiture autonome

La filiale de Google emploie les grands moyens pour essayer de prendre de l’avance sur l’industrie automobile. Une stratégie révélée par un article du site The Atlantic, basé à Washington et qui couvre entre autres domaines la technologie.

Jusqu’à présent, la seule façon de suivre la progression de Waymo (la marque créée en décembre 2016 et rattachée au groupe Alphabet, la holding qui regroupe plusieurs filiales de Google) était de consulter son site, et en particulier l’onglet « On the road ».

Cette rubrique fait le point sur les tests en cours, avec une carte indiquant les villes-tests (Mountain View en Californie, qui est le siège du groupe, ainsi que Phoenix en Arizona, Austin au Texas et depuis peu Kirkland dans l’Etat de Washington*).

En mai dernier, le seuil symbolique des 3 millions de miles (près de 5 millions de km) a été franchi par la flotte de prototypes. Rappelons que celle-ci est composée de la petite Firefly (voitures à deux places), de Toyota et de Lexus, et depuis quelques mois de Chrysler Pacifica qui ont été équipées d’une technologie Lidar et de logiciels maison.
Ce que nous apprend The Atlantic, c’est que Waymo a bouclé en simulation 2,5 milliards de miles (4 milliards de km), dont 1 milliard durant la seule année 2016. En fait, la filiale de Google a constitué un environnement virtuel, recréant fidèlement les villes dans lesquelles tournent réellement les prototypes au quotidien. Celui-ci a été baptisé Carcraft, en référence au célèbre jeu vidéo World of Warcraft. Dans cet univers, il n’y a pas de gnomes ou d’elfes, mais des voitures autonomes – 25 000 pour être précis – qui tournent jour et nuit pour engranger de l’expérience, en évoluant dans des villes virtuelles où on peut recréer toutes les situations imaginables. Waymo simule des cas de figure qui permettent au logiciel de conduite autonome d’apprendre de ses erreurs et de se perfectionner.
Google ne manque pas de ressources informatiques, avec de la puissance de calcul et des serveurs permettant de reproduire quelque 20 000 scénarios de conduite. L’industrie automobile estime elle aussi que la simulation** est un passage obligé pour développer les véhicules autonomes de demain.

L’autre enseignement de cet article très détaillé est que Waymo a créé l’équivalent de MCity, la ville-fantôme qui a été aménagée dans le Michigan pour permettre aux constructeurs et aux équipementiers de tester leurs prototypes. La filiale de Google a choisi un endroit reculé de la Californie, près d’une ancienne base de l’armée de l’air. Cet environnement a pour nom le Château.

On y retrouve des rues typiques à l’Américaine (avec des noms aussi évocateurs que Bullit ou DeLorean), mais aussi des parkings, des pistes cyclables, des ronds-points. Il y a même une voie rapide, nommée Autobahn en référence aux autoroutes Allemandes. Des vrais prototypes sont testés sur le site, afin de confronter leur intelligence artificielle aux panneaux de signalisation et à des situations comme la traversée de piétons ou des manœuvres d’évitement avec des véhicules non autonomes.

L’article nous apprend que le taux de pannes va en diminuant (124 défaillances en 2016 sur plus de 600 000 miles, contre 272 l’année d’avant pour 400 000 miles). Pour autant, malgré une indéniable avance en termes de distances parcourues en mode autonome, Waymo n’a pas encore gagné la course, loin s’en faut. Tesla a aussi engrangé de l’expérience, à travers les km accumulés par sa flotte de véhicules équipés de l’AutoPilot, et les constructeurs classiques ont aussi leurs propres prototypes. Toute la question est de savoir comment rendre abordable une technologie aussi sophistiquée, et pouvant être utilisée sur des millions de véhicules.

*Une grande première, car Waymo a toujours privilégié les régions chaudes. L’Etat de Washington est plus proche de notre climat Breton.

**Ce thème est au cœur de la Driving Simulation Conference, qui se tiendra du 6 au 8 septembre à Stuttgart, en présence notamment de Renault et Optis.

Laurent Meillaud pour le CCFA

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