Fermer
Icone de twitter
UTACCERAM Icone de retweet
RT @UTACCERAM: Malgré la période de confinement, UTAC CERAM poursuit sa politique de croissance ambitieuse Nous maintenons nos
Icone de twitter
Groupe_Renault Icone de retweet
RT @Groupe_Renault: On we talk about MotorsportsWinking face and particularly Did you know that most of our @RenaultF1Team #Fridays #F1
Icone de twitter
GroupePSA Icone de retweet
RT @GroupePSA: Le 2019 du est en ligne ! Pour la 5ème année consécutive, le Groupe reçoit le niveau « Advanced » #RapportRSE #GroupePSA
VOIR SUR TWITTER
Derniers tweets

Sorties de crise – La crise de 1929 : les grandes marques automobiles tombent comme des mouches

Raconte moi l'auto #andré Citroën - #Cadillac - #Caradisiac - #Serge Bellu - #sortie de crise

“Quels enseignements la société tirera-t-elle de la crise sanitaire ? Reprendra-t-elle le fil de l’histoire comme avant ou profitera-t-elle de cette alerte pour repartir sur de nouvelles bases ?”, s’interroge Serge Bellu dans un article publié par Caradisiac.

 

Serge Bellu, écrivain et journaliste automobile, estime que la pandémie de coronavirus qui a frappé le monde cette année pourrait être l’opportunité de changer de paradigme et de mettre en place une nouvelle société. Mais, souligne-t-il, “personne ne peut présumer de l’inépuisable aptitude de l’humanité à se reconstruire comme à s’autodétruire”. “On peut en revanche observer ce qui s’est passé les ‘jours d’après’ les précédentes fractures de l’industrie automobile”.

 

Serge Bellu revient ainsi sur la crise de 1929. Le jeudi 24 octobre 1929, Wall Street s’effondre, aboutissement d’une frénésie spéculative qui n’a cessé de croître depuis 1926. Entre 1925 et 1929, la capitalisation boursière est passée de 27 milliards de dollars à 89 milliards !

La crise boursière a engendré la Grande Dépression avec son cortège de faillites et de chômage. L’industrie automobile, qui s’était trouvée en première ligne de la prospérité des années 1920, est durement frappée. Les ventes de voitures neuves aux Etats-Unis chutent de façon vertigineuse : de 2 500 000 unités en 1930, elles tombent à 1 500 000 véhicules en 1932.

 

 

“Les grandes marques automobiles tombent comme des mouches”, explique Serge Bellu. Peerless est une des premières victimes en 1931, suivie de Marmon en 1933, de Stutz en 1935, d’Auburn, Cord et Duesenberg en 1937 et de” Pierce Arrow en 1938. Dans l’industrie du luxe, seuls survivent les labels adossés à des grands groupes solides, comme Cadillac (General Motors) et Lincoln (Ford).

 

 

 

La crise économique gagne l’Europe en 1933. La production française passe de 230 000 à 179 000 unités entre 1930 et 1935. Beaucoup de constructeurs doivent se reconvertir ou se restructurer : Talbot est repris par Anthony Lago, Delage est absorbé par Delahaye et Voisin  dépose son bilan. André Citroën, qui s’est vu refuser l’aide des banques en 1934, doit lui aussi déposer le bilan et céder ses actions à Michelin, son principal créancier.

Aux Etats-Unis, la nation est en plein marasme, avec douze millions de chômeurs. Pour relancer la machine, il faut envoyer des signes d’optimisme. Les designers sont persuadés que le design sera l’un des moteurs de la reprise. Une nouvelle génération émerge, avec le mouvement du streamline, qui imprime des formes fluides à tous les objets usuels, mais aussi aux transports et à l’architecture.

 

Mais Chrysler est le seul constructeur à mettre sur le marché une voiture inspirée par le streamline, l’Airflow, qui fait tout d’abord sensation avec sa caisse monocoque et sa calandre arrondie, mais qui se trouve rapidement confrontée à une population très conservatrice. La faillite de l’Airflow pose la question de la capacité du public américain à assimiler l’innovation et met en lumière ses réticences à accepter la différence et le progrès.

Les Européens réagissent de la même manière. La plupart des constructeurs apportent des modifications mineures au style des voitures à partir de 1934, tout au plus un certain aérodynamisme et des calandres arrondies. En 1936,  la France découvre la civilisation des loisirs mais l’industrie automobile ignore les évolutions de la société. Tous les constructeurs ont abandonné le projet de concevoir une voiture populaire. La seule voiture minimaliste européenne est la Fiat 500 Topolino.

 

En Amérique, General Motors est le groupe qui s’en sort le mieux, en gérant correctement la baisse de la production, en abaissant le seuil de rentabilité, en maîtrisant la sous-traitance. C’est ainsi qu’en 1936, Chevrolet destitue Ford à la première place du marché américain.

Puis, la Seconde Guerre Mondiale met un coup d’arrêt à l’industrie automobile, en 1939 en Europe et en 1942 en Amérique du Nord.

Source : CARADISIAC (9/5/20)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES