Fermer
Icone de twitter
CCFA_Auto
CCFA : pendant les vacances, l’information roule toujours ! 🌞🌴🏄 👉 @Groupe_Renault @GroupePSA... ccfa.fr/actualites/ccf…  #Automobile #automotive #CCFA #GroupePSA #Renault #RenaultTrucks
Icone de twitter
CCFA_Auto
FCA annonce une perte nette d’un milliard d’euros au deuxième trimestre 👉 @GroupePSA @fcagroup @Am__today @Auto21news @LaTribune @LeParisien_Auto... ccfa.fr/actualites/fca…  #FCA #PSA #Résultats
Icone de twitter
CCFA_Auto
Scania (groupe Volkswagen) confirme un plan de 5 000 suppressions de postes dans le monde 👉 @RenaultTrucksCo @VWGroup_DE @Am__today... ccfa.fr/actualites/sca…  #Plan #Scania #Suppression #emplois
VOIR SUR TWITTER
Analyse
& statistiques
Antibrouillard
Derniers tweets

L’industrie automobile espagnole s’inquiète pour son avenir post-pandémie

Zoom #COVID-19 - #crise - #Espagne - #Industrie automobile

Trois mille emplois supprimés chez Nissan, cinq cents chez Alcoa (aluminium) : pandémie et confinement ont précipité des décisions de fermeture d’usines en Espagne.

 

Nissan a récemment annoncé sa décision de fermer son usine d’assemblage de Barcelone en décembre, supprimant 3 000 emplois directs. Au même moment, le fabricant américain d’aluminium Alcoa a indiqué qu’il comptait supprimer 534 emplois sur son site de Lugo en Galice et arrêter la quasi-totalité de la production de l’une des deux usines du complexe. En outre, Ford a lancé un plan de départs volontaires portant sur 350 postes pour son usine de Valence.

 

Dans ce contexte de crise, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé qu’un plan de soutien au secteur automobile était en préparation. “L’urgence est de déterminer quels sont les secteurs stratégiques dans notre pays et aider ces entreprises pour qu’elles soient compétitives”, a déclaré Pedro Hojas, secrétaire général du syndicat UGT-Fica.

L’industrie espagnole, qui emploie six millions de personnes, souffre depuis longtemps du désintérêt des pouvoirs publics dans un pays où le développement économique a été beaucoup axé sur la construction et le tourisme, observent les économistes. Pourtant, les emplois industriels sont généralement plus stables et mieux payés que la moyenne, alors qu’un tiers des emplois en Espagne sont temporaires.

“L’industrie est le grand échec de l’économie espagnole de ces vingt dernières années (…) Le coronavirus est la dernière chance de nous rendre compte de l’importance de la politique industrielle”, prévient Xavier Ferras, professeur à l’école de commerce Esade.

Pour Fernando Fernandez, professeur de l’école de commerce IE, la fermeture de l’usine d’aluminium d’Alcoa était une “mort annoncée”. Celle d’une usine vorace en énergie dans un pays où l’électricité est chère. “Le Covid accélère un processus qui remonte à longtemps”, résume-t-il.

Le secteur automobile, pilier de l’économie espagnole, à qui il fournit 10 % de son PIB, est quant à lui frappé de plein fouet au moment où il était déjà empêtré dans la difficile transition vers la voiture électrique. Après l’entrée en vigueur du confinement mi-mars, toutes les usines automobiles d’Espagne, deuxième constructeur européen après l’Allemagne, ont été mises à l’arrêt pendant plusieurs semaines.

“Le secteur automobile traînait déjà le problème de l’adaptation à un nouveau marché (…) Ce processus de changement s’accélère car il n’y a plus de ventes”, souligne José Manuel Casado, spécialiste des politiques industrielles. “Tout le secteur automobile s’est vu soumis à une interruption sans précédent, ils sont totalement désorientés et toutes les marques redistribuent leurs opérations”, ajoute Xavier Ferras.

Le plan de redressement de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi prévoit par exemple de recentrer Nissan sur la Chine, le Japon et l’Amérique du Nord tandis que Renault se focalisera sur l’Europe.

Même si de nombreuses usines automobiles espagnoles sont bien plus compétitives que celle de Nissan, leur activité repose en grande partie sur les exportations et la santé des grandes marques mondiales. Or, “le Covid provoque un repositionnement brutal de toutes les stratégies européennes dans un pays qui dépend des décisions d’entreprises extérieures”, souligne M. Fernandez.

L’Espagne dépend d’autant plus de l’étranger qu’elle souffre d’un cruel retard d’investissement dans la recherche et le développement, “ce qui rend encore plus difficile de rapprocher usines et centres de décisions”, estime Xavier Ferras. L’Espagne ne consacre que 1 % de son PIB à la R&D, contre 3 % en moyenne dans l’Union européenne, indique-t-il.

L’industrie des énergies renouvelables, éolienne en tête, ainsi que celle des composants automobiles, moins affectée par les mutations de l’industrie, pourraient toutefois tirer leur épingle du jeu, estime pour sa part Fernando Fernandez.

Source : AFP (5/6/20)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES