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L’industrie allemande est fragilisée par sa dépendance à la Chine

Zoom #Allemagne - #Chine - #Coronavirus - #Industrie automobile

L’Allemagne est frappée de plein fouet par l’impact de l’épidémie de coronavirus en Chine, premier pays de production et premier débouché de ses constructeurs d’automobiles.

L’industrie automobile, qui est la première industrie allemande, dépend désormais davantage des décisions prises à Pékin qu’à Berlin. Sa production, ses approvisionnements et ses débouchés sont suspendus à la maîtrise de l’épidémie et à la réouverture des usines en Chine.

La Chine est un important partenaire commercial de l’Allemagne : son premier fournisseur (109,7 milliards d’euros d’exportations en 2019, + 3,4 % sur un an) et son troisième débouché (96 milliards d’importations), après les Etats-Unis et la France.

L’Empire du Milieu est devenu le premier producteur de voitures allemandes. « En 2019, pour la première fois, les constructeurs d’automobiles allemands ont produit plus de voitures particulières en Chine que dans leur propre pays », indique Eric Heymann, un économiste de la Deutsche Bank, dans une note diffusée le 9 mars. Leur production a atteint l’an dernier 5,08 millions d’unités en Chine, contre 4,67 millions en Allemagne. Or, les ventes d’automobiles sur le marché chinois ont plongé de 80 % au mois de février, selon l’association chinoise des constructeurs de voitures particulières, CPCA.

La dépendance des constructeurs allemands est d’autant plus forte que les exigences de la Chine « obligent à assurer un certain degré de création de valeur locale », rappelle M. Heymann. Inquiets de l’évolution de leurs titres, Audi, BMW ou Volkswagen se sont voulu rassurants sur leurs productions chinoises, tout en admettant que leurs chaînes de livraison étaient « sous observation ».

Les constats pessimistes se sont pourtant succédé la semaine dernière. Les approvisionnements de plus de 52 % des industriels allemands sont en difficulté, indiquait un sondage diffusé le 12 mars par l’institut de recherche Ifo.

Troisième industrie allemande et avant-garde de la chaîne de production, la chimie devrait enregistrer une baisse de production de 1,5 % pour 2020 sur les sites nationaux, estime sa fédération (VCI). Une douche froide, après des résultats en hausse fin 2019. Les effets pourraient être encore plus dévastateurs en prenant en compte la production des chimistes allemands en Chine, reconnaît l’organisation. Pour l’heure, l’essentiel de la production allemande se joue en Europe, mais la situation évolue. Le leader mondial BASF prévoit de concentrer 41 % de ses investissements à venir en Asie. Les uns après les autres, les chimistes allemands ont annoncé une hausse des charges liées aux problèmes logistiques et de personnel engendrés par le coronavirus.

Après avoir subi de plein fouet les changements structurels de l’automobile, la construction mécanique a quant à elle peu de marge pour reprendre son souffle. « Même en supposant que la situation se calme au second semestre, nous ne serons pas en mesure de compenser les baisses supplémentaires de commande de cette année », a prévenu Carl Martin Welcker, président de la fédération de l’industrie mécanique (VDMA). Les entrées de commandes étaient déjà en baisse de 9 % par rapport à 2018. Avec les effets de la pandémie sur l’approvisionnement en amont et les commandes en aval, la fédération s’attend à un recul de la production de 5 % en 2020.

Continental, déjà déficitaire en 2019, anticipe des pertes « de la dimension des années de crise de 2008 et 2009 ».

En réponse aux appels de l’industrie, le gouvernement allemand a présenté le 13 mars un programme de soutien « sans limite » aux entreprises, afin de les aider à surmonter les baisses d’activité provoquées par la propagation du Covid-19. Outre le renforcement des indemnisations du chômage partiel voté dès vendredi par le Bundestag, le paquet de mesures prévoit des facilités fiscales, notamment des reports d’impôts à hauteur de plusieurs milliards d’euros et un programme illimité de crédits, via la banque allemande de développement (KfW). « Toutes les armes sont sur la table », « nous ferons tout ce qui est nécessaire pour protéger les entreprises et les emplois », ont assuré les ministres de l’Economie et des Finances, Peter Altmaier et Olaf Scholz.

Source : LES ECHOS.FR (16 et 13/3/20)

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