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Culture vroum

Les belles lectures de l’Oncle Philippe

#andré Citroën - #Ariane Audouin-Dubreuil - #Citroën - #glénat - #ONCLE PHILIPPE

Le livre objet de l’expédition Citroën

Une plongée dans les années 30

Une couverture de livre de toute beauté, vraiment !

Les livres sur les croisières d’André Citroën sont nombreux. Logique ces aventures sont absolument passionnantes. Avec des documents et souvenirs inédits celui-ci est probablement la référence, la forme en plus.

 

Par Philippe Colombet

 

«Un jour je trouverai les mots pour parler de cette aventure humaine exceptionnelle, c’est un devoir de mémoire. Un jour j’espère faire partager, aux lecteurs, mes émotions, mes émerveillements, ma curiosité, mes découvertes en leur livrant les archives de mon père», Ariane Audouin-Dubreuil est la fille du commandant Louis Audouin-Dubreuil (né le 2 août 1887 à Saint-Jean-d’Angély et mort le 12 février 1960 à Zarzis en Tunisie), officier, explorateur français et chef en second des missions «Citroën Centre – Afrique 1924-25» et «Citroën Centre – Asie 1931-32».

Pages 76 et 77, des moments forts parfaitement racontés.

Flash-back, enfant passionnée de théâtre, elle étudie pendant six ans au conservatoire et interprète «Le Journal d’Anne Frank» à 18 ans. Jeune femme, elle a effectué de nombreux voyages, dont une traversée de l’Afrique jusqu’à Madagascar à vingt ans dans les années 1960, ce avec une troupe théâtrale missionnée par André Malraux le célèbre Ministre de la Culture du Général de Gaulle. Mannequin pendant quelques années, elle suit surtout des études de psychologie et devient thérapeute. Parallèlement, elle ouvre une société de recrutement. Membre d’honneur et membre du conseil d’administration de la Société de Géographie, elle organise aujourd’hui régulièrement des conférences sur le thème des croisières Citroën de son père. Aujourd’hui encore, elle est aussi psychothérapeute et a été maire adjoint, en charge des affaires sociales, de la ville de Boulogne-Billancourt. Le fief historique de Renault pour une des grandes plumes de Citroën, peut être que personne n’est parfait. À moins que ce ne soit une certaine forme d’action de l’automobile française ?

 

«C’est un devoir de mémoire»

Ariane Audouin-Dubreuil est restée fortement marquée par l’aventure de son père. Auteur des albums «La Croisière Jaune», «La Croisière Noire» et «La Croisière des Sables», parus chez Glénat dans la collection de la Société de Géographie, elle a effectué de nombreux voyages, entre autres à Tombouctou pour préparer une exposition sur le thème de «La première traversée du Sahara en automobile», ainsi que des échappées en Chine et en Amérique. L’expédition «Citroën Centre – Asie» de son père constitue bien l’une des aventures les plus exceptionnelles du XXe siècle.

Pages 80 et 81, des images intimes et spectaculaires.

42 hommes particulièrement courageux, prêts à affronter tous les obstacles de la nature, tous les dangers, s’engagèrent délibérément dans une Asie centrale alors profondément troublée, sur un parcours de plus de 13 000 kilomètres entre Beyrouth, Pékin et Saïgon. Ils remontèrent ainsi l’antique route de la soie, en franchissant les hauts cols du Karakorum dans l’Himalaya. Pour raconter cette expédition, il fallait la plume alerte et émouvante d’Ariane Audouin-Dubreuil, qui s’est plongée depuis une trentaine d’années dans les archives familiales. Elle relate l’aventure humaine, les exploits techniques, les importants travaux archéologiques, artistiques, ethnographiques et géologiques réalisés par les membres de la mission.

Pages 148 et 149, pour retrouver des objets de la mission.

Grâce aux progrès des techniques de reproduction moderne, des documents jamais publiés sont aujourd’hui mis en avant dans une nouvelle version de cette épopée grandiose.

Ariane Audouin-Dubreuil partage avec le lecteur de précieux fac-similés de photos, de cartes, de lettres, rapports ou compte rendus secrets. Entrons dans l’intimité de ces aventuriers d’un autre temps.

Redécouvrons «La Croisière Jaune» à travers les souvenirs inédits des étonnants explorateurs de l’époque. Et, après cette lecture, les passionnés, dont je suis, auront aussi plaisir à ensuite se plonger dans le livre, rare, de Jacques Wolgensinger, l’incontournable et historique ancien directeur de la communication de la marque aux chevrons, intitulé «L’épopée de la Croisière Jaune», cette fois aux éditions «Robert Laffont», publié en 2002. Avec ou sans autochenilles Citroën, foncez dans votre bibliothèque préférée. Il y sera.

 

Fiche technique

Titre : «La Croisière Jaune»

La grande expédition Citroën 1931-1932

Collection «La Société de Géographie»

Édition Spéciale 100 ans de Citroën

Auteure : Ariane Audouin-Dubreuil

Collection La Société de géographie & La Société des explorateurs

176 pages

Format : 240 x 321 mm

Façonnage : cartonné

Prix public TTC France : 35,00 euros

www.glenat.com

 

Pourquoi nous aimons : texte expert, fouillé, passionnant, rédaction alerte, format idéal, photographies comme illustrations autant inédites qu’émouvantes et exclusivités.

Nous aimons moins : on se prend à vouloir partir…

Note: 18/20

 

Accroche :

Avec les autochenilles Citroën, vous rêvez !

 

 

Neuf questions à l’auteure

Une grande rencontre avec Ariane Audouin-Dubreuil

Derrière ce livre historique paru initialement en 2002, il y a une auteure, une grande experte qui a accepté de nous rencontrer à l’occasion de cette nouvelle publication…

Le Commandant Louis Audouin Dubreuil, un homme historique, un héros et un personnage passionnant.

Imposant des mois, probablement des années de longues recherches, de travail et d’écriture, comment prépare t-on un tel ouvrage ?

Un long cheminement dans le cours de ma vie. À 20 ans, héritière des archives de mon père disséminées en plusieurs lieux en France et à rapatrier de Tunisie j’entreprends une véritable enquête qui me permet de les réunir. Leur découverte est passionnante. Les  étudier, les classer, légender des milliers de photos, examiner les collections d’objets… Ce fut fait. Les années passèrent.

Puis, il fallut oser une première conférence et d’autres encore qui me confirmèrent que ceux qui avaient connu l’époque des Missions Citroën ne se lassaient pas d’en entendre parler et que les plus jeunes publiques entraient avec enthousiasme dans ces grandes aventures. Enfin je me suis autorisée à écrire lorsque j’ai réalisé que les vaillants voyageurs décrits par mon père dans ses carnets intimes et par des membres des missions, étaient devenus pour moi des compagnons familiers, des personnages de caractères, des hommes modestes et courageux. Alors, écrire mes textes fut aisé, c’était comme prendre la piste avec eux.

 

Quelles sont les principales nouveautés de cette «Édition Spéciale 100 ans de Citroën» ?

La principale nouveauté de cette réédition est un apport important de documents tirés des archives et proposés en fac-similés. Ils enrichissent la lecture, répondent à certaines questions que le lecteur pourrait se poser qu’elles soient d’ordre technique ou sur la vie quotidienne des voyageurs sur les routes d’Asie. J’aurais même envie de conseiller au lecteur d’examiner ces fac-similés avant d’entreprendre la lecture de mon livre, ils seraient ainsi des documents d’accompagnement de celle-ci.

Forcément, ce petit clin d’œil à la «Croisière vers l’Ouest» de juillet dernier pour le Centenaire de Citroën est incontournable. François Roudier et Olivier Debras, de la communication du CCFA, répondent aux questions de Michel Chevalet sur «C News». À gauche François Allain, de «Vintage Mecanic», se cache derrière la caméra.

Pensez-vous que le devoir de mémoire, celui que vous aimez citer, est aujourd’hui plus que jamais nécessaire, voir obligatoire, dans de nombreux domaines et pourquoi ?

Le devoir de mémoire ?  Ceux qui nous ont précédé nous ont transmis des expériences, des savoirs, des croyances, nos repères. Nous avons des racines. Nous ne sommes pas issus du néant, nous vivons une continuité dans un monde riche. On peut se référer au passé pour en tirer ses leçons, s’inspirer de modèles, affirmer notre personnalité, créer et à notre tour transmettre. Si le devoir de mémoire est nécessaire, il me semble vain de le rendre obligatoire, mais conduire à son acceptation, oui.

Paris, été 2019, la remontée des Champs Élysées ne fut pas le moindre des moments d’émotion de cette inoubliable «Croisière vers l’Ouest». À l’Étoile, l’émotion des nombreux touristes chinois attirés par le convoi est impressionnante.

Dans longtemps, souhaitons le, mais lorsque vous ne pourrez plus gérer ces archives de votre père, qui s’en occupera ?

À l’âge qui est le mien, et lorsqu’on est dépositaire d’un bien précieux on se préoccupe, effectivement, du devenir de celui-ci. J’ai déjà pris ma décision : je ferai don, de mon vivant, de la totalité des archives de Louis Audouin Dubreuil. Ma décision est prise, mon choix est fixé  et j’ai le sentiment qu’il est bon, sûr en tout cas. Ces archives sont un patrimoine national. Elles seront gérées au mieux, diffusées de manière éclairée. Je ne peux pas actuellement vous livrer de nom tant que je n’ai pas engagé ma démarche personnelle officielle.

 

Quels conseils donneriez-vous aujourd’hui à de jeunes aventuriers qui souhaiteraient s’engager dans une expédition similaire ?

Le terme de jeunes aventuriers me fait déjà un peu peur, celui de jeunes voyageurs est plus beau, certes plus modeste mais plus solide. Le parcours suivi par la Croisière Jaune en 1931 s’est révélé extrêmement difficile et dangereux. Actuellement il semble irréalisable (guerre et révolutions). Pour une mission longue ou non, difficile ou moins difficile la préparation est essentielle.  La connaissance géographique des contrées traversées aussi. Définir précisément l’itinéraire en envisageant les obstacles physiques et humains. Ne pas s’encombrer de l’inutile. Enfin poursuivre un but qu’il soit culturel, artistique, scientifique ou de simple observation à livrer au retour. Transmettre et partager est gratifiant.

 

Outre votre évident goût pour l’écriture, vous avouez une passion pour les voyages, quels sont les prochains ?

Je reviens d’une navigation entre Gironde, Dordogne et Garonne en compagnie de membres de la société de Géographie. La France reste à découvrir. Ce fut un périple modeste, mais combien intéressant. J’ai souvent saisi des opportunités, des propositions de dernier instant, pour de lointaines contrées. Je n’ai pas, en cours, de projet à peaufiner, mais je porte en moi ce rêve un peu fou : me rendre au Sahara, franchir le grand Erg, atteindre l’oasis de Timimoun, séjourner dans le bordj en tob rouge que fit construire mon père et de là prendre la direction plein Sud pour revoir Tombouctou… Folie à notre époque n’est-ce pas ?

 

Quels sont les sujets rédactionnels particuliers que vous préparez actuellement et dont vous pouvez nous parler ?

J’ai en chantier la biographie de Louis Audouin Dubreuil, mon père. Je m’empresse de vous dire que ce n’est pas  là «un devoir de mémoire». il s’agit d’un homme modeste qui détestait le terme héros. Sans doute aurait-il accepté l’expression «Héros de roman». J’écris un roman débordant de péripéties qui débute en 1887 à Saint Jean d’Angely, ville noyée dans l’oubli et s’achève en 1960 dans sa demeure du bord de la mer de Syrthe.

 

Élue et écrivaine, ces deux importantes fonctions se gèrent conjointement de quelle manière ?

Élue et écrivain ? Je demeure écrivain ! Il y a quelques années j’ai renoncé à poursuivre ma mission à la mairie de Boulogne Billancourt. Il ne m’était plus possible d’assumer un mandat, mon métier de psychothérapeute et en perspective l’écriture de plusieurs ouvrages. Cela m’a semblé plus raisonnable pour clore correctement le cycle des mission Citroën. Il faut savoir sacrifier même si cela ne se révèle pas facile.

 

Madame, ultime question, roulez vous en Citroën ? Et, si oui, qu’appréciez vous particulièrement dans ces voitures ?

Je roule en Citroën bien évidemment et en 2CV. Ma « Dedeuche » date de 1952. A son volant Louis Audouin Dubreuil a réalisé de nombreux parcours sahariens. Cette petite merveille enchante mes vacances. Elle cahote fort bien sur les pistes de Tunisie. À son bord, on respire un vent de liberté.

Nous voici arrivés dans le fief de l’empire Citroën, les auto chenilles de la «Croisière vers l’Ouest» sont enfin à la Ferté Vidame, dans le Perche. Le moment pour hisser le drapeau tricolore de la victoire, n’est-ce pas cher François Roudier ?

Propos recueillis par Philippe Colombet

 

 

Nous en reparlerons

 

«Papa, maman, Citroën !» par Jacques Séguéla

Jacques Séguéla est l’un des publicitaires les plus célèbres en France, cofondateur de l’agence de communication RSCG en 1970. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont «Ne dites pas à ma mère que je suis dans la publicité, elle me croit pianiste dans un bordel» chez Flammarion. 2006, il revendique avoir participé en tant que publicitaire à 1 500 campagnes publicitaires et vingt présidentielles dont celles de François Mitterrand. Il est l’inventeur du slogan «La force tranquille» en 1981 puis celui de la «Génération Mitterrand» en 1988. Pionnier de l’automobile, André Citroën a également marqué l’histoire par sa conception avant-gardiste de la publicité. Dès la création de la marque, il invente une nouvelle façon de communiquer très novatrice. On pense notamment à l’idée de l’avion qui traverse le ciel de Paris en écrivant le nom de Citroën, à la tour Eiffel arborant les couleurs de la marque ou encore aux grands événementiels comme la mythique croisière jaune puis noire. Ce goût d’une communication visionnaire et inspirée se prolongera bien après le décès du fondateur. En 100 ans, entre modèles d’anthologie et prises de parole retentissantes, Citroën s’est créé une place à part dans l’imaginaire français.

Dans cet ouvrage, Jacques Séguéla qui accompagne la marque depuis de nombreuses années propose de la découvrir par ce qui en constitue son ADN : le discours publicitaire. Organisé de façon chronologique et richement illustré, l’ouvrage aborde des thématiques liées à la marque ou à l’histoire de l’automobile : conception d’un modèle, action publicitaire emblématique, grandes manifestations et dessine en filigrane le portrait de la France au cours du XXe siècle.

www.flammarion.fr

 

«100 collectors des années 50», le hors-série utile

Le hors-série bonheur aussi, tant les dessins des années 50 qui illustrent chaque voiture présentée sont beaux. Et en dehors de cette appréciation tous les commentaires, conseils pratiques et prix sont particulièrement précis. Bravo, c’est un énorme travail. Après avoir traité les années 1960, 1970, 1980 et 1990, nos amis d’Auto Rétro nous proposent un superbe hors série consacré aux automobiles des années 1950. Dans ce «100 collectors des années 50», vous découvrirez ou redécouvrirez les 100 modèles emblématiques de cette décennie. Histoire, sensations de conduite, cote et guide pratique, rien ne manque.

www.lva-auto.fr

 

La naissance d’un paquebot racontée aux enfants

Toutes les étapes de la construction d’un géant des mers illustrées de photographies spectaculaires, la construction d’un paquebot est un exploit technologique et une aventure humaine qui met en oeuvre les performances de milliers d’hommes et de femmes sur un chantier naval. De la commande de l’armateur à la mise à l’eau du navire, de la découpe de la première tôle aux premiers essais mers, dans les bureaux d’études et les salles de réalité virtuelle, dans les ateliers et sur l’aire de pré montage, dans la cale et à bord du navire. Comme dans un jeu de Légo géant, on comprend et l’on découvre tous les métiers des bâtisseurs de navires du XXIème siècle à travers des photographies pédagogiques et spectaculaires.

Photographe indépendant, Bernard Biger est passionné par la construction navale. Il a travaillé de nombreuses années sur les chantiers navals de Saint-Nazaire en suivant au quotidien la construction de nombreux paquebots. Il est l’auteur, avec Yves Rochcongar, de l’ouvrage «Harmony of the Seas, naissance d’un géant des mers» paru en 2016 aux éditions de la Martinière. Historienne de formation et journaliste, Elisabeth Dumont le Cornec a publié plus de 30 livres pour les enfants, essentiellement des ouvrages documentaires, dont plusieurs aux éditions de la Martinière jeunesse dans la collection «Le Monde raconté aux enfants», New York, Paris, Religions du Monde et Merveilles de Musées. Avec un texte accessible et vivant, l’univers des paquebots fascine comme en témoignent l’engouement médiatique à chaque livraison de navire et le succès des visites des chantiers navals de Saint-Nazaire ouvertes au public. On édite «La naissance d’une voiture racontée aux enfants» ?

 

www.editionsdelamartiniere.fr

 

 

Source : Philippe Colombet