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Les belles lectures de l’Oncle Philippe

Culture vroum #Les belles lectures de l’Oncle Philippe - #livre - #Simca

Autour du nouveau livre «Simca 1000 Rallye»

«Ces deux ouvrages n’ont rien de commun !»

Avec Hugues Chaussin, un auteur côté coulisses

 

À l’occasion du 50ème anniversaire de la Simca 1000 Rallye, E-T-A-I publie une nouvelle édition du livre consacré à la citadine sportive de toute une génération.

 

Personne n’osera dire le contraire, cette couverture est un vrai rayon de soleil dans un automne particulièrement gris. C’est exactement ce qu’était et ce qu’est toujours la Simca 1000 Rallye, une sympathique et souriante petite voiture.

 

Propos recueillis par Philippe Colombet

 

Pour une fois, permettez-moi de débuter cette chronique par un souvenir tout à fait personnel. Le souvenir de l’enfant que j’ai été dans les années 60 dans le sud de la région parisienne, de l’enfant qui était fasciné par la rutilante Simca 1000 d’un voisin de ses parents, ce alors que nombre d’autres voitures plus grandes et plus luxueuses se garaient dans le voisinage immédiat. Étaient-ce les yeux ronds de cette Simca 1000 ou sa ligne ? Probablement celle du dessin d’une voiture qui ressemble à celle que les enfants dessinent ! Un carré à l’avant, un carré à l’arrière, un grand carré un peu plus haut entre les deux et des roues à chaque extrémités, n’est-ce pas ?

 

Un parallélépipède posé sur quatre roues

La Simca 1000 Rallye est l’une des voitures françaises les plus populaires de l’histoire. La longévité de ce parallélépipède posé sur quatre roues de 13 pouces est sans précédent ni équivalent. Certains exemplaires courent même encore quarante-cinq ans après leur sortie des usines de Poissy. Ancrée dans le cœur de plusieurs générations de conducteurs, cette voiture a connu de multiples déclinaisons, assemblées en grande série ou bien construites à quelques exemplaires à l’initiative de préparateurs patentés. La 1000 Rallye est également le pivot du «Simca Racing Team», le fameux SRT, la plus importante écurie automobile d’Europe durant une décennie entière. Plus qu’un livre sur la Simca 1000 Rallye, cet ouvrage est une promenade au cœur de l’univers qu’a côtoyé cette fameuse automobile.

 

Toujours au quotidien en Simca 1000

L’auteur journaliste spécialisé en histoire de l’automobile et contributeur émérite du si sympathique mensuel «Gazoline», Hugues Chaussin est, aussi, un homme particulièrement sympathique. Présent sur les réseaux sociaux, il est tout à fait accessible. Également technicien motoriste diplômé, il est aussi tout particulièrement crédible dans l’exercice délicat de l’écriture de ce type d’ouvrages. Auteur de «Fabuleuses Simca 1000 Rallye», paru en 2005 aux éditions E-T-A-I, ce passionné de voitures anciennes aux goûts écletiques circule en Simca 1000 depuis le jour où il a obtenu son permis de conduire. Une autre belle garantie de sa sincérité rédactionnelle, s’il en fallait une autre… Rencontre !

 

Un auteur qui est aussi un technicien motoriste diplômé, particulièrement crédible dans l’écriture d’un tel ouvrage.

 

 

Cher Hugues, commençons donc par le début, commençons tout d’abord par une question d’actualité. Parle nous un peu de toi, comment se sont passés ton confinement et tes premiers mois de dé confiné ?

Professionnellement cela a été un peu compliqué dans la mesure où il ne m’a pas été possible de me déplacer. Mais nous nous sommes adaptés, tant bien que mal, en supprimant le numéro de «Gazoline» de mai que nous avons remplacé par un numéro inédit au mois d’août. Les lecteurs n’ont pas été lésés et nous sommes parvenus à conserver notre niveau de qualité. Personnellement, cette parenthèse inédite et très spéciale s’est déroulée «sainement»: pas d’abus d’apéros, pas de tensions familiales, mais aussi quelques économies! Depuis, la vie a repris son cours, mais elle est moins «normale» que précédemment.

 

Parle nous maintenant un peu de ton parcours, comment en es-tu venu à écrire sur l’automobile ?

Allier passion et profession: tel a rapidement été mon objectif. J’ai débuté ma carrière journalistique en 1995, comme localier puis reporter photographe à «La Dépêche du Midi». Pendant cinq ans, j’ai appris mon métier sur le terrain, au plus près des gens. Une période exaltante qui m’a façonné professionnellement. En parallèle, j’ai choisi de piger dans quelques magazines, notamment «Échappement» pour lequel j’étais correspondant et «Gazoline», dès les débuts du titre. En 2001, j’ai intégré la rédaction de «LVA», avant d’être de nouveau sollicité par «Gazoline» il y a huit ans. Nous formons une chouette équipe, passionnée, à l’écoute des lecteurs. Stéphane Guitard, qui a repris les rênes rennes de «Gazo» il y a quatre ans, est un super pro. Au milieu de tout cela, j’ai fait deux ans de formation en mécanique générale, lesquelles ont été validées par deux titres professionnels. Je suis notamment «rectifieur» motoriste.

 

 «Le dernier enfant de Pigozzi», voici qui est bien dit !

 

 

En dehors de la Simca 1000, quelle a été ta première émotion automobile ?

La première ? Lorsque je regardais le Paris-Dakar à la télévision, au milieu des années quatre-vingt. Ensuite, lorsque j’allais, à Mobylette, voir passer le rallye près de chez moi. C’était la Ronde d’Albret. Je n’imaginais pas qu’un jour, ce tissu d’épreuves locales s’étiolerait avant de disparaitre complètement.

 

Et, maintenant, quelle a été ta première émotion liée à la Simca 1000 ?

Alors que j’allais voir rouler les «VEC» aux «Trophées de Gascogne», sur le circuit de Nogaro. C’était au début des années 90 et quelques précurseurs collectionnaient déjà ces autos, encore récentes et très peu considérées. L’un d’eux, Patrick Dublanc, m’avait permis de m’installer au volant d’une de ses 1000… Je ne le savais pas encore, mais cet instant, illustré en page 4 de mon bouquin, était fondateur. Le jeune passionné d’automobiles que j’étais n’avait alors plus qu’une idée en tête: trouver une 1000 Rallye à «retaper» pour ses 18 ans!

 

Rallye 1, déjà tous les attributs d’une vraie sportive…

 

 

La première édition de ce livre t’a probablement imposé d’imposantes recherches, des rencontres et un considérable travail d’écriture, comment prépare t-on un tel ouvrage ?

On le prépare en s’entourant des bonnes personnes. Les «sachants», ceux qui contrairement à moi ont vécu cette formidable aventure. Ceux qui ont tenu des garages à l’époque ou ont couru au temps du SRT. Mais il y a aussi et surtout ceux qui ont travaillé à l’élaboration de ces autos, ceux qui étaient dans la coulisse. Sans avoir interrogé ces personnages «clés» aux noms bien connus, ou bien totalement anonymes, il n’aurait pas été envisageable de faire un travail de qualité.

 

Les difficultés sont-elles le quotidien dans le travail d’un auteur sur ce type de livres ?

Non. La préparation et l’écriture de cet ouvrage ne m’ont procuré que des satisfactions.

 

Quelles sont les principales évolutions apportées à cette seconde édition ?

C’est bien simple, ces deux ouvrages n’ont rien de commun, à par le sujet bien entendu. Allez, au pire, je dirais qu’il y a cinq pour cent de contenu similaire. L’éditeur m’avait proposé de faire une réédition. J’ai répondu «OK» à condition que je puisse refondre intégralement le contenu précédent, dont je n’ai jamais été vraiment satisfait.

 

Cette seconde édition a t-elle a exigé plus de contraintes que prévu, racontes nous ?

Oui, à cause du confinement! Le musée de la CAAPY qui regroupe les archives de l’usine de Poissy et où officient bénévolement des anciens de la maison, était inaccessible pendant la période. Le documentaliste André Gérard, que je remercie encore ici, a eu beau se démener, il n’a pas eu accès aux locaux et a été dans l’incapacité de me fournir deux documents qui auraient eu toute leur place dans l’ouvrage. Notamment les fiches d’homologation de la Rallye 1.

 

La richesse et l’originalité iconographique de ton livre sont considérables, quelles ont été tes principales sources ?

Je suis l’auteur d’une bonne partie des photos actuelles. J’ai par ailleurs sollicité un dessinateur de talent, Pierre Salvetat, qui m’a fourni des profils d’autos que nous avons utilisés pour enrichir l’illustration du chapitre sur l’évolution de chaque modèle. La fidélité de ses dessins est bluffante. C’est un perfectionniste, j’aime travailler avec des gens qui ont ce niveau d’exigence.

 

En rallye comme sur la piste, le jouet de grands enfants.

 

 

Y a t-il des sujets que tu aurais aimé développer sur cette marque comme cette voiture et que faute de place, le format de cette collection est très précis chez E.T.A.I, tu n’as pas pu développer ?

Oui évidemment et c’est frustrant. Il y a notamment des photos que je n’ai pas pu utiliser faute de place.

 

Aux côtés de la Simca 1000, quels sont actuellement tes autres coups de foudre automobiles et pourquoi ?

Les avant-guerre françaises, période 1920 à 1939: Georges Irat, Voisin, Rolland-Pilain, Lambert, B.N.C., Tracta, Salmson, Turcat-Mery et j’en passe, sans doute des meilleures. Mais aussi les modèles de grande diffusion: Citroën, Peugeot, Renault, Panhard et consorts.

 

Quelles sont les voitures que tu ne supportes pas ?

Les caisses de tuning.

 

Quel est ton plus beau souvenir de route au volant d’une Simca 1000 ?

Une semaine en Espagne, au volant d’une Sim’4. Fallait en vouloir!

 

Tu es un expert attendu, quel sera ton prochain livre ?

Je n’ai pas de projet précis à l’instant où nous parlons. Si je m’y remets, cela concernera uniquement un sujet que je maîtrise et que j’affectionne. Certainement pas un bouquin «alimentaire».

 

Y a t-il d’autres domaines, d’autres sujets en dehors de l’automobile sur lesquels tu aimerais écrire ?

J’ai également d’autres centres d’intérêt: les oiseaux, la photo et le jardin. Mais mes connaissances dans ces différents domaines ne sont pas suffisamment pointues pour que j’envisage la rédaction d’un ouvrage. Tout cela est affaire de spécialistes. Chacun son domaine de compétences.

 

Titre : «Simca 1000 Rallye»

Auteur : Hugues Chaussin

Pages : 160 pages

Photos : 200 photos

Format : 240 x 290 mm

Prix public : 44,00 euros TTC

Date de parution : 9 septembre 2020

www.editions-etai.fr

 

Pourquoi nous aimons : un travail d’expert confirmé, un style très agréable à lire et un ouvrage à croquer d’un coup !

Nous aimons moins : l’on veut toujours en savoir plus…

Note : 18 sur 20.

 

Accroche :

«J’ai répondu ‘OK’ à condition que je puisse refondre intégralement le contenu précédent», Hugues Chaussin.

 

 

Nous en reparlerons

 

Les «Peugeot 204 et 304» de l’ami François Allain

Cet ouvrage écrit par l’un des principaux historiens de la marque Peugeot, notre ami François Allain, est le livre de référence de ce modèle. Son auteur qui avait déjà écrit le premier ouvrage sur ces modèles en 1995, a réussi l’exploit de refaire vingt ans plus tard, un livre totalement nouveau et aucunes photos communes avec son premier ouvrage. Avec plus de 400 documents dont une majorité d’inédits, cet ouvrage retrace l’histoire des Peugeot 204, de 1965 à 1976, et 304, de 1969 à 1980, au travers d’informations nombreuses et inédites, notamment de très nombreux scoops concernant leur création dans les années 1960… Un ouvrage à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas déjà, un ouvrage à découvrir alors que le lion fête un anniversaire (éditions du «Fil conducteur», 2015, 142 pages 22 x 30 cm pour 35 euros).

www.editionsfilconducteur.com

 

«Jean-Louis Trintignant, dialogue entre amis», souvenirs…

En 1964, Jean-Louis Trintignant croise Serge Korber, qui deviendra son réalisateur pour deux films, avant de devenir son ami pour la vie. Ce livre est le témoignage de cette amitié de près de 60 ans. L’histoire d’un petit garçon élevé comme une petite fille, d’un Ardéchois fidèle, d’un homme et plusieurs femmes, d’un comédien passé du théâtre au cinéma, de Maud à Romy, de la France à l’Italie, de Nadine à Marianne. Une histoire parfois triste où Marie est toujours présente, mais où tout finit quand même par des poèmes. Une histoire où l’on entend des voix. La sienne, bien sûr, et celle de son «petit frère» Jacques Perrin. Puis celle de ses compagnons de route, Brigitte Bardot, Marie-Christine Barrault, Juliette Binoche, Jacqueline Bisset, Isabelle Huppert, Nadine Trintignant, Bernardo Bertolucci, Costa-Gavras, Michael Haneke, Denis Podalydès, Ettore Scola, etc.

www.editionsdelamartiniere.fr

 

W 124 Mercedes-Benz, 1985-1997, la première Classe E

Dès 1972 la définition du projet avait précisé : «Une conception novatrice de formes se situant dans une continuité esthétique». Cela donna le modèle 124, douze ans plus tard ! Ce livre présente la Mercedes-Benz type 124, son historique et tous ses modèles. Sous un format à l’italienne, aux dimensions bien agréables de 24 x 15 cm, et ce sur 140 pages avec 300 illustrations, le tout détaillant l’étude du style, l’ensemble de ses trois séries, sa technique et ses cinq différentes carrosseries, voici un ouvrage parmi les plus précis. S’ajoutent les modèles dérivés, les sportives AMG, oui il y a eu des W 124 sportives toutes n’étaient pas des taxis parisiens, les séries spéciales et les préparateurs de l’époque, ainsi qu’une bibliothèque des nombreux ouvrages dédiés à ce modèle «Youngtimer». Le tout sous la belle plume d’Hubert Barabat.

www.reuben.fr

 

Source : éditeurs par Philippe Colombet

 

Source : Philippe Colombet

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