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Les belles lectures de l’Oncle Philippe

Culture vroum #Cathy Dubuisson - #Patrice Vergès - #Renault - #Youngtimers

Une superbe couverture, Cathy Dubuisson a du talent. Et s’il est une Renault «Youngtimer» à collectionner c’est bien cette très attachante R5 Alpine qui a tant marqué sa génération.

Autour du livre

«Youngtimers, les sportives signées Renault»

Deux auteurs et un livre côté coulisses

Nos questions à Cathy Dubuisson et Patrice Vergès

 

Depuis quelques années le phénomène «Youngtimer» ne fait que s’affirmer dans le petit monde de l’automobile. C’est bien davantage qu’une catégorie supplémentaire de voitures de collection proposée par le temps qui passe, il s’agit surtout d’une nouvelle philosophie. Revenons sur un livre remarquable pour effectuer un point. Flash-back !

 

Propos recueillis par Philippe Colombet

 

«Oser la régression», rouler à 40 ans au volant de la voiture dont on rêvait à 15, tel est le concept des «Youngtimers» expliquait notre confrère Yves Maroselli sur lepoint.fr le dimanche 3 mai dernier. Nostalgie, quand tu nous tiens…

«Certaines automobiles ne se contentent pas de nous déplacer d’un point A à un point B, elles nous font voyager dans le temps. Pour cela, il y a bien sûr les voitures de collection, mais ces dernières témoignent généralement d’une époque fantasmée, trop ancienne pour qu’on ait pu la vivre, et elles sont généralement suffisamment chères pour rester hors de portée du plus grand nombre», poursuit-il. C’est justement en réaction à cette conception de la voiture ancienne perçue comme élitiste, mais aussi aux voitures modernes jugées aseptisées, que le concept de «Youngtimers» est né au détour des années 2000.

. Écrit par Patrice Vergès, ce livre a analysé dix Renault «Youngtimers» de la fin des années 70 jusqu’à 1990, un passionnant auteur que nous aimons à retrouver.

 

«Des quadragénaires et quinquagénaires se sont alors mis en quête de ces voitures des années 1970 et 1980 qui les avaient fait rêver dans les magazines ou à la sortie du lycée, comme un moyen de revivre ce temps de leur jeunesse où l’automobile ne représentait que des valeurs perçues comme positives : liberté et dynamisme. Il était alors possible de trouver une 205 GTI ou une BMW Série 3 de cette période pour quelques centaines d’euros, voire quelques milliers pour un modèle en parfait état», poursuit-il.

 

Ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur

Certains pensent que c’est tout simplement leur jeunesse relative qui l’explique en étant plus nombreux que les anciens qu’on estime à plus de 800 000 environ en France.  Collectionner une ancienne prend souvent ses racines dans notre enfance et on pourrait imaginer que les «Youngtimers» sont d’abord la Madeleine de Proust des quadras qui ont roulé dedans étant enfant.

Adultes, ils ont le désir de retrouver leur enfance comme leurs aînés au volant de voitures plus anciennes. Les «Youngtimers» des années 90 bénéficiaient déjà de l’ABS, d’une direction assistée, de freins à disque, d’un moteur à injection qui démarre au quart de tour été comme hiver, d’airbags et d’une bonne tenue de route et d’une corrosion en partie maîtrisée. Ces véhicules encore actuels peuvent être utilisés normalement dans de bonnes conditions de sécurité et de fiabilité malgré leur kilométrage parfois élevé.

Voici l’une des premières raisons et c’est nouveau dans l’histoire de l’automobile où le progrès, sans s’être arrêté, marque le pas au profit d’autres innovations moins séduisantes qui ne réjouissent pas toujours les passionnés de voitures.

. Des voitures magnifiquement photographiées par Cathy Dubuisson, une charmante et très professionnelle femme bien connue dans l’univers automobile depuis plusieurs années.

Plus amusantes que des voitures actuelles

Avouons-le, il arrive que, assez fréquemment, certaines des «Youngtimers» soient plus amusantes et autant performantes que les voitures actuelles plus aseptisées par les normes sonores édulcorées liées à des performances étouffées par leur prise de poids. Elles expliquent également l’engouement d’une certaine jeunesse de moins de 25/30 ans autour, d’autant que leur prix même à tendance haussière peut ne pas dépasser les 5 000 à 7 000 euros. Malgré le coût de l’entretien, leur rapport prix plaisir est sans égal.

. Des Renault 15 et 17 à la fantastique Renault Clio 16 V Williams en passant par l’historique Renault 5 Alpine, la Renault Fuego Turbo et la Renault 25 V6, elles y sont toutes !

 

Cet engouement permet à ces jeunes acheteurs de découvrir l’histoire de leur modèle et de s’y intéresser parfois avec un excès de passion. Il suffit de se balader sur les nombreux groupes «Youngtimers» entre autres sur «Facebook» pour s’en rendre compte. C’est très rassurant dans une époque où il se dit que l’automobile n’intéresse plus la jeunesse attirée par d’autres pôles d’intérêt.

 

«Certaines n’ont pas échappé à la spéculation»

Sur ce n’oublions pas la conclusion d’Yves Maroselli notre confrère sur lepoint.fr dans son article du 3 mai dernier, elle peut être utile :

«Las, le phénomène ayant pris de l’ampleur, il n’est pas rare de devoir débourser aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers d’euros pour ces voitures emblématiques qui n’ont pas échappé à un phénomène de spéculation que leurs nouveaux propriétaires dénonçaient il y a quinze ans. Heureusement, il reste des modèles de cette période beaucoup plus abordables car moins recherchés. Il s’agit principalement de voitures à vocation moins sportive qui se distinguent par un design dont le modernisme est devenu délicieusement désuet aujourd’hui.

Quelle élégance, la Renault 17 a marqué son époque !

C’est dans cette catégorie que se rangent des modèles comme la Citroën BX ou le Renault Espace de première génération. L’Espace a lancé la mode des carrosseries monospaces en Europe au milieu des années 1980», ajoute le journaliste. Nous le savons, si les sportives sont séduisantes, il en faut pour toutes les bourses.

 

Cathy Dubuisson et Patrice Vergès, quel beau tandem !

Mais revenons maintenant à ces Renault sportives «Youngtimers» stars de ce bel ouvrage que nous prenons plaisir à ouvrir à nouveau. Patrice Vergès les a toutes conduites en 40 ans de métier.

De la Renault 17 jusqu’à la Clio Williams en passant par toutes les voitures de la génération turbo avec la Renault 5 Alpine Turbo, la 5 GT Turbo, la Renault 18 Turbo, la Fuego Turbo sans oublier la moelleuse Renault 25 Baccara V6 Turbo, la Renault 19 16 S et l’explosive Renault 21 Turbo à l’accélération détonante, dix Renault qui nous collent au dossier du siège conducteur. Un livre comme toujours particulièrement fouillé, avec une rédaction vraiment très dense et ici des photographies inédites.

C’est un auteur que nous connaissons bien. Retrouvons donc Maître Vergès, à nouveau, et accueillons notre amie la charmante photographe Cathy Dubuisson dans ces pages pour un premier entretien qui sera suivi d’autres, sans aucun doute. Ils ont su rendre ce livre des éditions E-T-A-I passionnant.

Une Renault Fuego Turbo qui pouvait être parfois à dompter, un peu comme un jeune cheval fougueux.

Une première question pour vous deux, d’actualité, comment s’est passé votre confinement ces dernières semaines ?

Cathy Dubuisson : ce confinement s’est passé à vitesse grand V ! J’ai terminé trois jours avant le confinement une campagne de photos destinée à une exposition de grande échelle chez Disneyland Paris, mettant à l’honneur les personnes de l’ombre sans qui rien ne fonctionnerait si elles n’étaient pas là. Je suis restée à la maison malgré la chance de pouvoir bouger partout quand on est journaliste mais par respect des décès, du personnel soignant, je suis restée chez moi. Et la redécouverte des basiques se sont installées : prendre le temps de cuisiner, de lire, de faire du sport, de travailler avec les magazines étrangers et sites Internet sur des sujets déjà réalisés mais pas publiés. Forcement, cela a fait que le temps est passé très vite.

Ce n’était pas la plus sexy, mais la Renault 11 Turbo avait la pêche dans cette époque où le losange mise sur le turbo.

 

 

Patrice Vergès : mieux que nombre de personnes, puisque j’ai la chance d’habiter une maison avec un jardin. Coté travail, puisque je n’ai pu essayer des voitures, j’en ai profité pour retrouver de vieux articles oubliés dans la mémoire de mon «ordi» auxquels j’ai donné une deuxième vie en les publiant sur «Facebook». Souvent, ils ont largement dépassé le nombre de lecteurs qu’ils pouvaient avoir en leur temps car beaucoup de personnes se sont repliées vers les réseaux sociaux pendant le confinement.

 

Chère Cathy, maintenant à toi l’honneur, si j’ai le plaisir de te connaître un peu depuis quelques années, gardant le souvenir de merveilleux reportages «Gastronomiques» notamment en Bourgogne et dans les Alpes pour le prestigieux magazine d’un constructeur automobile bavarois, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Mon cher Philippe, oui cela commence à faire quelques années que nous nous côtoyons et partageons la même passion pour l’automobile. Je vais tenter de me présenter mais comme tu le sais, je suis plus à l’aise derrière l’objectif que devant. J’ai reçu mon premier appareil photographique, un Olympus, à 12 ans et n’ai plus cessé depuis de regarder ce que l’on voyait dedans. Des lieux, des gens, des paysages…

Voici un volant qui va rappeler des souvenirs à quelques-uns d’entre nous, celui de la Renault Supercinq GT Turbo, super ?

Autodidacte, me voici qui court le monde, deux boîtiers à l’épaule – c’est ma manière – et en poche les fausses accréditations que je rédige moi-même (c’était dans les années 80, il y a prescription!). Photographe de plateau à la télévision, photographe de presse, photographe d’architectures, de paysages, de portraits et d’automobiles. Lauréate à deux reprises du prix de «La plus belle photographie» au «Festival International Automobile», je commence à être une valeur reconnue dans mes spécialités.

Je pourrais m’asseoir cinq minutes. Mais je continue de déambuler, le nez au vent et le geste rapide, sans croisade ni devise, sauf peut-être cette phrase simple et définitive : «On ne photographie bien que ce que l’on aime». Toujours à la recherche de ce que l’on rencontre dans le boîtier noir.

 

Cathy, racontes nous, être une femme photographe dans cet univers très masculin, trop masculin parfois, de l’industrie automobile et des médias automobiles c’est comment, pas trop difficile ?

Être une femme photographe dans cet univers : que du bonheur, si l’on a la tête bien sur les épaules ! Le milieu de la photographie n’est pas facile. Une fois que tu as fait tes preuves en photos et que cela dure, tu as une légitimité d’être là et tu es traitée comme une princesse.

Des femmes photographes automobiles, il n’y en a pas ou peu. C’est un métier rude, il faut courir partout, repérer à vitesse grand V les endroits où se poser. Et surtout ne jamais franchir la ligne que l’on s’est fixée pour garder le respect de ses collègues.

 

Patrice, c’est comment les journées de travail avec Cathy ?

Du bonheur car elle est sympathique et débrouillarde et fait oublier qu’elle est une femme au niveau du travail, ce qui est parfois difficile au vu de son charme.

C’est une certitude, cette Renault Supercinq GT Turbo a mangé du lion… Si amusante, avec le chuintement de son turbocompresseur, mais peut-être pas la plus séduisante !

 

Patrice, toi dont le nombre d’essais des automobiles les plus prestigieuses ne se compte plus, quelle a été ton émotion la plus marquante liée à l’essai d’une sportive «Youngtimer» de Renault, pourquoi y a t-il eu vraiment émotion, avoues nous ?

Certainement la Clio Williams que nous avions essayée en Corse avec Jean Ragnotti et la première fois que je suis monté dans une Renault 17 Gordini en 1975. C’était une voiture qui faisait rêver, alors…

 

À toi chère Cathy de répondre maintenant à cette question vérité, toi qui est habituée à côtoyer les voitures les plus prestigieuses, pourquoi as tu ressenti une émotion avec l’une de ces sportives «Youngtimers» de Renault, et laquelle ?

Quand Patrice et la société d’éditions E-T-A-I m’ont contactée pour ce livre, je leur ai dit que je prenais le challenge de tenter de rendre esthétiques ces autos. (Rires) Pourquoi ? Tout simplement, les «Youngtimers» sont très difficiles à photographier car les formes sont moins arrondies que celles des années 50 et 60. Capots et arrières plats en général, lignes tendues et déformations de l’objectif non acceptées donc très difficiles à «shooter». J’ai eu un petit coup de coeur pour la Fuego. Elle conserve des lignes arrondies, douces et pas mal de petits détails avec lesquels on peut s’amuser en photographie.

. Chapitre 9, ce livre s’attaque à la Renault 19 16 soupapes, autre compacte Renault qui a marqué son époque même si, à juste titre, l’auteur la trouve plus bourgeoise que sportive. Nos lecteurs pourront, très probablement, la retrouver au «Yongtimers Festival» le 31 octobre prochain sur le circuit de Montlhéry, puisque la passion reprendra ses droits sur piste.

Ce livre a t-il a exigé plus de contraintes que prévu, dans la recherche des modèles peut-être, racontez nous ?

C. D. : dans ce projet, on a eu la chance d’avoir des propriétaires possédant plusieurs autos au même endroit. Ce qui est génial ! Après ce n’était que de la logistique pour trouver les différents endroits de «shooting» dans un même périmètre. Et surtout, le gros souci : la météo quand on doit «shooter» en hiver en région parisienne…

P. V. : contrairement à ce que l’on imagine, il est plus difficile de trouver une Renault de collection qu’une Ferrari. Dénicher une Renault 9 Turbo et une Renault 19 16 S dans son état d’origine a été «coton»…

 

Patrice, y a t-il des informations que tu aurais aimé développer sur ces modèles et que faute de place tu n’as pas pu développer ?

Bien entendu, d’autant que nous étions limités à 10 voitures à cause de la pagination. J’aurais aimé traiter la 5 Turbo et deux Alpine dont l’A310.

 

Patrice, Yves Maroselli notre confrère du Point.fr expliquait le dimanche 3 mai dernier que : «Tel un mouvement perpétuel, les rangs des amateurs de Youngtimers ne cessent de se renouveler, et les quadragénaires de 2020 recherchent désormais plutôt des voitures des années 1990, voire début 2000», laquelle du début des années 2000 ajouterais tu donc aujourd’hui dans un second ouvrage sur ce thème après le rugissement de la Renault Clio 16 V Williams de 1993 qui conclut cet ouvrage de mai 2016 ?

Une Mégane RS essayée récemment: un avion de chasse !

 

Cathy, tant elles sont toujours très complexes à réaliser avec succès, accepterais tu de nous donner quelques-uns de tes secrets pour réussir de belles photographies de voitures ?

C’est très difficile de donner des conseils car en photographie il faut observer, et surtout photographier ce que l’on aime quand on le peut. J’ai appris à regarder les choses, à tourner autour, me baisser, me coucher par terre s’il le faut et être opportuniste le temps d’une photographie…

 

Cathy, Patrice a récemment répondu à cette question dans les colonnes de notre magazine «Antibrouillard» mais c’est la première fois que j’ai le plaisir de t’interviewer dans ces pages, quels sont les sujets et livres sur lesquels tu travailles actuellement ?

Actuellement, je travaille donc sur une exposition chez Disneyland Paris, mettant à l’honneur les personnes de l’ombre qui font fonctionner le géant des parcs d’attractions. Une exposition (à venir dans le futur) à Monaco, aussi, un projet de livre automobile (pour le moment en suspend), des reportages portraits de personnes influentes dans le milieu automobile et j’attends avec impatience la reprise des événements…

 

 

. La suite du programme pour Cathy Dubuisson ? Ce sont des reportages portraits de personnes influentes dans le milieu automobile. Alors, forcément, nous sommes très impatients.

Cathy, nous te savons donc aussi photographe dans d’autres domaines comme la décoration et les loisirs notamment pour Disney, quels sont les autres sujets sur lesquels la photographe que tu es aimerait à l’avenir publier un livre ?

Auto, moto, avion, nautisme, Disneyland Paris, hôtels, chefs étoilés, architecture, commerces, art culinaire, artisanat, célébrités, portraits, animaux, contrées extrêmes et road trip, voila mes domaines de prédilection. Parmi ceux présents, les animaux sauvages, les contrées extrêmes et l’architecture…

 

Enfin, une ultime question pour Patrice, Brigitte n’a t-elle pas été trop inquiète de ces longues journées de reportages avec Cathy ?

Pas du tout, au contraire, elle était heureuse  de me voir rassuré avec une photographe talentueuse et sympathique et encore une fois extrêmement débrouillarde qui ne la joue pas star comme certains avec qui j’avais travaillé…

 

Pourquoi nous aimons : comme toujours avec Patrice Vergès une rédaction aussi agréable qu’experte, personnalité de photographies différentes, mise en page sobre et réussie.

Nous aimons moins : 10 «Youngtimers», c’est vraiment peu…

Note : 17 sur 20.

 

Titre : «Youngtimers, les sportives signées Renault»

Pages : 160 pages

Format : 210 x 270 mm

Photos : 280 photos

Prix : 39 euros TTC

www.editions-etai.fr

 

Accroche :

. «Des femmes photographes automobiles, il n’y en a pas ou peu. C’est un métier rude, il faut courir partout, repérer à vitesse grand V les endroits où se poser. Et surtout ne jamais franchir la ligne que l’on s’est fixée pour garder le respect de ses collègues», Cathy Dubuisson photographe.

 

Nous en reparlerons :

 

Une histoire politique de la roue par Raphaël Meltz

Voici le premier livre en français sur l’histoire de la roue, un autre monde aurait-il été possible sans la roue ? Quoi de plus simple – et de plus génial – qu’une roue ? Il aura, toutefois, fallu des centaines de milliers d’années après l’invention des premiers outils pour que l’homme ait l’idée de concevoir cet objet qui allait changer sa vie… Et pourtant les Égyptiens négligèrent la roue pour construire les grandes pyramides.

Plus étonnant encore, aucune civilisation du continent américain ne l’a jamais utilisée avant le débarquement des Européens – alors que l’on a retrouvé de nombreux jouets à roues en Amérique centrale, preuve que la roue n’y était pas inconnue. Et si la maîtrise de la roue, bien plus qu’une question technique, était une question politique ? Grâce à la roue s’est construit un modèle de développement dans lequel l’homme pu abolir les distances et le temps.

Avec l’ajout du moteur, la fuite en avant ne s’est plus arrêtée. «Au risque d’emporter l’homme vers sa propre destruction», explique l’auteur. À débattre… C’est cette histoire que raconte Raphaël Meltz en nous montrant que, sans la roue, un autre monde aurait été possible. Raphaël Meltz est un écrivain et il a dirigé plusieurs revues littéraires et de curiosité. Il vit et travaille à Marseille (288 pages, 12,5 x 19 cm pour 23.90 euros).

www.la-librairie-vuibert.com

 

«À toute vitesse», moto biographie par David Dumain

Ce n’est pas une vraie nouveauté, mais elle reste toujours d’actualité. Dans ce livre, David Dumain vous raconte sa vie de journaliste doublé de pilote moto. Des moments drôles mais aussi difficiles à lire nous attendent. Un livre à côté duquel vous ne pouvez pas passer. Victime d’un accident à la suite d’une crevaison à plus de 260 km/h lors des 24 Heures du Mans, David Dumain s’en sort miraculeusement, mais se retrouve prisonnier d’un corset pour plusieurs mois.

L’occasion, pour ce journaliste pilote d’entreprendre le récit de ses années moto, de revenir sur les circonstances qui l’ont poussé dans cette voie de la vitesse, de s’interroger sur les suites à donner à son engagement, de distinguer la part de passion et d’addiction dans la pratique d’une activité à la fois transcendante et risquée. Avec ses souvenirs, parfois douloureux, parfois drôles, ce «casse-cou» revient sur sa (ses) trajectoires(s) pour tenter d’en esquisser de nouvelles.

Renaud Lavillenie, ami de David, en est l’auteur de la préface. Même si beaucoup connaissent le champion olympique et recordman du monde de saut à la perche, Renaud Lavillenie a aussi été le coéquipier de David Dumain aux 24 Heures du Mans : «Entre les rires et les sueurs froides, la lecture de cet ouvrage m’a fait vivre et revivre des émotions extrêmes. Cela m’a permis également de découvrir en profondeur le monde intraitable des médias, de la moto…

Quand je courais aux côtés de David, je le considérais davantage comme un ami, avec qui je pouvais vivre une aventure humaine hors normes, que comme un journaliste». (275 pages, 14 illustrations, 18 euros).

www.editions-baudelaire.com

 

Mécaniques : «Le temps du 7e art, les montres au cinéma»

L’élégance réside dans le détail, une touche subtile qui change tout. Dans cet ouvrage, les montres sont le guide inattendu pour une visite de l’histoire du 7e art qui réserve bien des surprises. Discrètes ou «Cultissimes», ces montres sont l’objet d’une fascination qui dépasse les genres et les générations.

Les montres au cinéma incarnent bien plus qu’un accessoire, même iconique. Si elles permettent de rehausser un costume, elles sont surtout symboliques, soulignent un statut ou se font passeuses d’histoire. Maitresses du temps, elles sont souvent d’une importance cruciale pour le héros.

Lignes de vie ou armes de dernier recours en pleine action, elles contribuent au revirement sans lequel le monde serait perdu. Un détail qui change tout… Certains rôles sont indissociables de leurs montres : impossible d’imaginer James Bond sans ses mythiques Rolex Submariner au poignet et Aston Martin entre les mains !

L’Omega Seamaster tente toujours de les faire oublier et paye encore pour cela… Imaginer Steve McQueen sans sa Tag Heuer ou Ryan Gosling dans «Drive» sans sa Calatrava ? Impossible !

Parfois, comme des voitures avant elles, les montres deviennent même des actrices à part entière, telles «The Gold Watch» dans la scène culte de «Pulp Fiction», l’IWC portée par Sophie Marceau dans «Anthony Zimmer», ou l’historique Omega réellement portée sur la Lune par Neil Armstrong et qui apparait dans «First Man :

le premier homme sur la Lune» de Damien Chazelle. L’auteur Frédéric Liévain est journaliste, réalisateur, cinéphile, grand admirateur des aventures de l’agent 007 et collectionneur de montres. En 2016, grâce au soutien actif de l’enseigne spécialisée dans l’horlogerie et la joaillerie «Galeries Lafayette Royal Quartz Paris», et en partenariat avec la maison d’édition «Le Cherche Midi», il a écrit «James Bond, l’espion qui aimait les montres».

Pour la première fois, un ouvrage traitait exclusivement des liens étroits entre l’un des plus célèbres héros du cinéma et l’horlogerie. Compte tenu du succès rencontré par ce premier opus, toutes les parties, que ce soit l’auteur, l’enseigne et l’éditeur, avaient en-tête de réitérer l’aventure afin de partager leurs savoirs avec le grand public.

Cette attente est désormais comblée par la sortie de ce nouveau livre inédit sur l’histoire du cinéma et des montres. Il passionnera, tout à la fois, les cinéphiles et les collectionneurs de montres comme, peut-être, plus largement le grand public (160 pages, 250 illustrations, 35 euros).

www.cherche-midi.com

 

Source : éditeurs par Philippe Colombet

Source : Philippe Colombet

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