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Les batteries électriques, réel enjeu face à la transition énergétique

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Les batteries électriques sont désormais présentes dans presque tous les domaines de notre vie quotidienne (voitures, smartphones, tablettes, pacemakers, etc.). Elles sont composées de lithium, de cobalt et souvent de nickel sur l’électrode positive, ainsi que de graphite sur l’électrode négative. Entre les deux se trouve du lithium liquide où les électrons circulent. C’est le mouvement qui provoque une réaction électrique permettant de faire fonctionner un appareil ou de le recharger.

Dans le domaine automobile, le principal du véhicule électrique, c’est « d’être plus économe en CO2 et de contribuer à la réduction de l’effet de serre », a récemment expliqué à l’AFP Xavier Mosquet, directeur associé senior au sein du cabinet BCG. « Aujourd’hui, les grands fabricants mondiaux de batteries sont chinois, coréens et japonais », tandis que l’Europe représente seulement 3 % de la production mondiale selon la Commission européenne, a précisé le spécialiste.

La Chine, qui totalise la moitié des ventes mondiales de voitures électriques, fait la course en tête, le pays abritant les deux tiers des capacités mondiales de production de cellules.

Parmi les principaux fabricants mondiaux, le Chinois Contemporary Amperex Technology (CATL), le Japonais Panasonic ou encore le Sud-coréen LG-Chem. L’Américain Tesla a quant à lui implanté sa « Gigafactory », une énorme fabrique de batteries au lithium, dans l’Etat américain du Nevada.

Malgré un marché automobile en berne en raison de la crise sanitaire, les investissements dans les batteries électriques, qui représentent environ 40 % de la valeur d’un véhicule, se multiplient. Volkswagen a annoncé en mai un investissement de 1,1 milliard d’euros dans un fabricant chinois de batteries, Gotion High-Tech.

Mais l’Europe tente de percer. Bruxelles, qui prévoit que le nombre de véhicules électriques va être multiplié par dix pour atteindre 200 millions d’ici à 2028, a donné en décembre dernier son feu vert à un « Airbus des batteries », avec des aides d’Etat de 3,2 milliards d’euros. L’objectif est de porter la part de marché européenne à 25 % à la fin de la décennie.

D’après le BCG, le marché mondial des batteries automobiles pourrait atteindre 45 milliards d’euros en 2027, dont 20 % à 30 % en Europe. Tesla a annoncé un grand site en Allemagne et le Suédois Northvolt construit une vaste usine dans le nord de la Suède.

Il est toutefois fréquemment reproché aux batteries des voitures électriques de ne pas offrir une autonomie suffisante, comparé aux moteurs thermiques (diesel ou à essence), ce qui constitue le principal frein à l’achat de V.E. Mais le nombre de bornes et le temps de recharge font également débat, de même que leur impact social et environnemental. L’extraction du cobalt, un des composants des batteries, « pose problème en termes de violation des droits humains », souligne auprès de l’AFP Sabine Gagnier, chargée de plaidoyer à Amnesty International. L’ONG a mené une enquête en République démocratique du Congo, montrant que le cobalt était extrait des mines par des enfants. Or, le pays « totalise 50 % des ressources au niveau mondial », relève-t-elle. Les industriels doivent également améliorer le recyclage de ces batteries, dont certains composants usés finissent dans les décharges.

A quelque 300 kilomètres du cercle polaire, la mine de Sotkamo, en Finlande, constitue la plus grande source de nickel d’Europe pour les batteries des voitures électriques. Le pays nordique, qui lance actuellement un grand plan pour devenir le champion européen du secteur, est le seul pays de l’Union européenne dont les sols contiennent de façon prouvée les principaux minéraux nécessaires dans la fabrication des batteries – dont le cobalt, le lithium et le nickel. Sur le site de 60 km2 dans le centre du pays, la roche récupérée est concassée avant d’être entassée et alimentée en oxygène et en eau pour extraire les minéraux essentiels aux batteries. « Plus de 50 % de notre chiffre d’affaires provient de la filière des véhicules électriques », a expliqué à l’AFP Joni Lukkaroinen, président de Terrafame, propriétaire de la mine.

En 2021, Terrafame prévoit lui d’ouvrir une raffinerie produisant suffisamment de sulfate de nickel pour un million de véhicules électriques, et du sulfate de cobalt pour 300 000 véhicules.

Mais certains experts du secteur avertissent que les réserves mondiales de cobalt sont déjà faibles et ne suffiront pas à répondre à la demande future. « Nous avons besoin de matériaux issus du sol, mais à l’avenir, je pense qu’une grande partie de nos matériaux proviendra du recyclage », avance Jyrki Nurmi, l’un des responsables du fabricant finlandais de technologies automobiles Valmet Automotive.

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