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La Nasa a testé une Renault 12 électrique en 1976

Raconte moi l'auto #Electrique - #Essais - #NASA - #Renault

Convertie à l’électrique par l’entreprise américaine Electric Vehicle Associates (EVA) basée dans l’Ohio, cette Renault 12 TL a fait l’objet de nombreuses expérimentations aux côtés d’autres modèles commercialisés, en pré-production ou à l’état de prototype.

Fondée le 14 mars 1974 à Brook Park (Ohio), EVA avait pour principale activité de convertir différents modèles de voitures à essence en électriques jusqu’à la dissolution de l’entreprise.

Il s’agissait alors d’emboîter le pas au département américain de l’énergie, qui s’activait à lancer divers programmes pour soutenir le développement de la mobilité “branchée”. Et ce, afin de réduire la dépendance au pétrole sur fond de crise énergétique.

Deux modèles semblent avoir dominé les premières années d’existence d’EVA : l’AMC Pacer rebaptisée “Change of Pace” (Changement de rythme), et la Renault 12, qui semble avoir été proposée sous différentes appellations dont la plus répandue serait « Metro ». Sur nombre de documents de l’entreprise, la seule désignation pour la qualifier est “Electric Luxury Sedan”, c’est-à-dire “Berline électrique de luxe”.

 

 

Avec ses 16 ou 19 batteries plomb-acide de 6 V réparties sous le capot moteur et dans le coffre, l’EVA Metro accusait un surpoids certain sur la balance : 1.429 kilos chargeur compris, contre 900 kg d’ordinaire. Après recharge, le véhicule pouvait rouler entre 65 et 100 km. Sa vitesse de pointe pouvait atteindre près de 90 km/h.

 

 

 

 

 

 

La Métro était en outre dotée d’une boîte de vitesses automatique à 3 rapports. Ampèremètre, voltmètre et autres équipements spécifiques à une alimentation électrique étaient plus ou moins bien intégrés sur le tableau de bord.

La Metro a été diffusée aussi bien auprès d’automobilistes particuliers qui l’utilisaient sur route que dans des entreprises où elle pouvait n’être exploitée qu’en sites fermés. EVA évaluait à près de 45 000 km la durée de vie du pack qui pouvait être rechargé en une nuit avec un appareil en 110 V, ou en 6 heures sous 220 V. L’entretien des batteries se résumait à un ajout régulier d’eau distillée dans les éléments.

 

 

C’est le poids du pack qui donnait à la Metro sa position surbaissée par rapport à une classique Renault 12 dont elle avait conservé la suspension et les éléments des trains roulants. Elle était équipée de pare-chocs plus volumineux et de rappels de clignotants sur les ailes pour satisfaire aux exigences américaines. Une petite touche visuellement luxueuse était apportée avec des pneus soulignés d’un liseré blanc sur les flancs.

 

 

 

Au milieu des années 1970, la Nasa a procédé à des tests sur différentes voitures électriques. Les résultats pour l’année 1976 ont été consignés dans un document de 78 pages intitulé “Results of baseline tests of the Eva Metro Sedan, Citi-Car, Jet Industries Electric-Van, CDA Town Car, and Otis P-500 Van”.

Cette évaluation s’intégrait à un vaste programme connu sous le nom de “ERDA Electric and hybrid highway vehicle systems program”, qui s’est déroulé sur plusieurs années avec différents modèles. Une Renault 5 convertie à l’électrique a fait partie du panel à la même époque que l’EVA Metro.

 

Les premiers tests consistaient à connaître l’autonomie à différentes vitesses constantes, afin d’opposer les modèles commercialisés avec ceux en pré-production et les prototypes. Certains d’entre eux ont bénéficié d’une comparaison entre des batteries plomb-acide conventionnelles, expérimentales et des accumulateurs nickel-zinc développés par la Nasa.

Il semblerait qu’il n’existe plus que deux exemplaires de Renault 12 Metro, tous deux aux Etats-Unis.

Source : EL MUNDO (2/5/20)

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