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Interview Paul Clément Collin

@Auto #Boîtier Rouge - #Carjager - #interview

rédacteur du blog automobile Boîtier Rouge, désormais intégré au site Carjager

C.L. : Pouvez-vous d’abord nous présenter votre blog avec le nouveau site Carjager ?

P.C.C. : Boîtier Rouge existe depuis 2014 et l’idée de départ était de parler de l’automobile autrement. C’est-à-dire de ne pas forcément se focaliser – que ce soit pour une voiture neuve ou pour une voiture ancienne – sur les performances et la technique, mais plutôt apporter ce qui est rarement amené, c’est-à-dire l’histoire, qu’il s’agisse de l’Histoire avec un grand H (par exemple pourquoi la voiture a été lancée, son passé, etc.), mais aussi les petites histoires qui vont avec, les histoires d’hommes et les échecs aussi. Le blog avait aussi pour but de parler de modèles qui sont rarement abordés, soit parce qu’ils sont peu connus – même parfois par les journalistes – soit parce qu’ils ont été oubliés, ou produits uniquement en Argentine par exemple. Il y a toujours plein de choses à raconter. C’est de là qu’est venue l’idée de Boîtier Rouge. Et, à ma grande surprise, dès la première année, le site a gagné les Golden Blog Awards. Il y a eu très vite une communauté et aujourd’hui, le site compte 200 000 visiteurs par mois. C’est donc devenu aujourd’hui l’un des plus gros sites sur l’automobile, hors généralistes. Car ça reste un truc assez pointu, de passionnés. Ce n’est pas forcément pour le grand public comme par exemple Caradisiac. Et notre mission n’est pas de faire ça. Puis, cette année, l’idée a été de me dire qu’être tout seul, sans moyen, c’est bien, car on est indépendant ; mais il faut passer à la vitesse supérieure. Or, on voit toute la problématique actuelle des médias qui ont du mal à gagner de l’argent sur le net mais aussi en presse papier (j’ai par exemple été en contact avec certains médias, initialement intéressés par l’idée mais qui en fait n’ont pas de moyens ou ont éventuellement les moyens de racheter mais pas forcément de rentabiliser). Donc, dans l’idée de pérenniser le site, finalement, avec les fondateurs de Carjager, que je connais depuis très longtemps (parce qu’on a la même passion des bagnoles, parce qu’on a des amis en commun), l’idée a germé d’un rapprochement. Carjager est une entreprise qui met en relation les collectionneurs, les professionnels de l’achat et de la vente d’automobile pour mieux vendre leur voiture. Car si vous mettez une petite annonce pour une voiture de collection sur le Bon Coin, vous allez avoir 40 000 appels de personnes qui se disent intéressées mais ne veulent qu’essayer la voiture et prendre des photos. Donc l’idée de Carjager et de mettre en relation tout ce petit monde, en proposant aux collectionneurs d’indiquer le modèle qu’ils recherchent et pour les propriétaires d’indiquer qu’ils sont à l’écoute du marché pour tel ou tel modèle. Carjager est l’intermédiaire. Au final, l’idée, avec l’intégration de Boîtier Rouge dans le site de Carjager est d’avoir tout un écosystème autour de la voiture de collection qui va de l’information jusqu’à l’achat-vente. L’idée à terme est d’apporter d’autres services, comme par exemple un cloud pour chaque collectionneur où il pourra mettre tous ses documents sécurisés (contrôle technique, travaux, carte grise, etc.), pour après – dans le cas d’une vente – pouvoir tout ressortir très facilement. L’idée finale est de créer un « hub » de la voiture de collection, avec du service, de la vente, de l’achat et de l’information.

C.L. : Et du coup, Boîtier Rouge s’intègre désormais entièrement au nouveau site Carjager ?

P.C.C. : Alors pour l’instant on est encore dans une phase transitoire où les deux coexistent. La marque Boîtier Rouge, qui est une marque importante, continuera à exister, mais petit à petit tout va migrer dans l’environnement Carjager et Boîtier Rouge sera la partie média de Carjager. Les sites vont fusionner et je suis rédacteur en chef de l’ensemble. Tout ce qui est rédactionnel me concerne, et maintenant je suis salarié de Carjager, ainsi qu’associé. Et je pense que c’est une bonne solution car il n’y aura bientôt plus qu’un seul groupe de presse dans la presse auto et les sites Internet ont du mal à se développer aussi. Avec Carjager, on est dans une logique d’annonceur unique, qui est en affinité avec le lecteur, sans être intrusif. C’est-à-dire que vous pouvez lire Boîtier Rouge sans que ce soit du contenu premium payant. En termes de présentation, vous pouvez lire l’article comme dans le blog sous sa forme précédente, mais vous trouvez en plus des petites bannières « Vous recherchez cette voiture ? » ou « Vous êtes propriétaire de cette voiture ? », sans obligation de cliquer et sans publicité.

C.L. : Concernant le Salon Rétromobile désormais. Y êtes-vous depuis plusieurs années avec Boîtier Rouge ?

P.C.C. : Alors c’est la première que je suis là en tant qu’exposant, mais j’ai auparavant couvert 5 éditions en tant que journaliste. Avant je pouvais plus facilement me balader, mais, cette année, étant donné que nous avons beaucoup à dire pour présenter la nouvelle du site Carjager, je suis plus attaché à mon stand. C’est la première fois que je suis de l’autre côté de la barrière.

C.L. : Qu’est-ce qu’un Salon comme Rétromobile peut vous apporter, une meilleure visibilité, ou une mise en relation avec des collectionneurs/acheteurs ?

P.C.C. : Il y a deux choses. Tout d’abord, Boîtier Rouge est plus connu que Carjager et l’objectif du rachat est justement de toucher directement 200 000 personnes qui sont en affinité totale avec le service proposé par Carjager. Sur le salon, Boîtier Rouge n’a pas particulièrement besoin de se faire connaître. En revanche, l’idée c’est de faire connaître l’ensemble de l’écosystème créé avec Carjager. De plus, le rapprochement avec Carjager signifie passer d’un site avec un seul homme et peu de moyens financiers à une équipe avec plus de moyens, ce qui permet de s’ouvrir à la vidéo, de faire des reportages, tout en gardant l’esprit Boîtier Rouge. Rome ne s’est pas faite en un jour donc pour l’instant tout n’est pas parfait, tout comme les articles de Boîtier Rouge de 2014 ne sont pas aussi bons que ceux d’aujourd’hui. Mais le fait d’avoir une communauté, cela permet de faire plus de choses d’avoir plus d’ouverture, mais cela impose aussi davantage d’exigences, pour se professionnaliser. Aujourd’hui le vrai objectif avec Carjager, c’est l’aide mutuelle, c’est-à-dire des moyens, une équipe pour développer Boîtier Rouge ; avec notamment de la vidéo qui est chronophage, quand on est seul, car il faut non seulement produire mais aussi apprendre, alors que là, on peut le faire directement, grâce à l’équipe et aux moyens de Carjager. Boîtier Rouge apporte une plus grande audience. Donc on s’aide à grandir mutuellement, en bonne intelligence car les fondateurs de Carjager sont des passionnés de bagnole et des collectionneurs, et c’est d’ailleurs comme ça qu’on s’est rencontré il y a 5 ans, grâce aux vieilles bagnoles.

C.L. : En parlant de bagnoles, avez-vous eu le temps de faire un tour dans le salon, avez-vous des préférences, des modèles que vous avez remarqués ?

P.C.C. : Etrangement, contrairement aux années précédentes, je n’ai pas beaucoup bougé dans le salon, mais j’ai quand même eu le temps de voir pas mal de choses. Il y a une voiture qui m’a marqué, parce qu’elle est à la confluence de mes passions. Elle se trouve sur le stand du Club Venturi. Il y a une DS qui s’appelle DS Grand Palais, qui a en fait été totalement redessinée par le fondateur de la marque Venturi, qui s’appelle Gérard Godfroy et c’est une bagnole qui est superbe, on croirait un coupé Chapron des années 60 et en fait pas du tout, c’est une voiture d’aujourd’hui qui été totalement redessinée. Donc ça c’est vraiment mon coup de cœur. Après il y en a plein d’autres, j’aime beaucoup la Fiat 500 qui est sur le stand de FCA, qui est la Fiat 500 Elaborata Abarth, qui est la toute première Fiat 500 Abarth, destinée à relancer les ventes de la Fiat 500 parce que la première année, ce modèle se vendait très mal car les gens n’avaient pas confiance. Il a fallu que cette voiture préparée par Abarth gagne plein de records pour que les gens se disent que finalement cette Fiat 500 n’était pas si mal, ce qui a créé le succès que l’on connaît aujourd’hui. Mais je n’ai pas eu le temps de beaucoup plus visiter le salon, car je suis le plus souvent sur le stand de Carjager pour parler du nouveau site aux journalistes mais aussi aux lecteurs qu’il faut rassurer, leur dire que rien ne change, mais que tout change. Ces rencontres sont positives, car – si Internet permet de savoir précisément combien de personnes nous lisent – les visites sur le stand permet de les rendre réelles et d’avoir des avis.

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