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Centenaire de Mazda : une histoire pas comme les autres
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Centenaire de Mazda : une histoire pas comme les autres

Raconte moi l'auto #centenaire - #Entreprise - #Histoire - #Mazda - #Moteur

Des bouchons de liège au moteur rotatif, l’histoire atypique de Mazda.

 

L’entreprise Mazda, dans sa globalité, fête en 2020 ses 100 ans. En effet, c’est en 1920 que Jujiro Matsuda lance la Toyo Cork Kogyo pour produire des bouchons de liège. Rapidement, la société se diversifie et prend le nom de Mazda en 1931, lorsqu’elle produit un petit  cycle-car appelé Mazda-Go.

 

Puis l’entreprise a dû faire face au défi de sa propre reconstruction, en parallèle à celle de la communauté d’Hiroshima, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Depuis, Mazda ne se contente plus d’accepter les défis, ce sont eux qui motivent le groupe. “C’est cette force qui nous a inspirés et qui, chaque jour, nous pousse à aller de l’avant. Nous étions là lorsque notre ville natale d’Hiroshima a connu les moments les plus sombres de son histoire. Nous nous sommes relevés et avons fait face à tous les défis depuis pour permettre un avenir meilleur. C’est ce même esprit qui nous fait aller de l’avant aujourd’hui encore”, explique le constructeur.

 

 

 

 

L’aventure automobile à 4 roues ne commence vraiment qu’en 1960, avec la K360 et son dérivé R360. La petite firme d’Hiroshima, malgré la modestie de son premier modèle, a d’ores et déjà l’ambition de prouver la valeur des ingénieurs japonais en s’intéressant à un nouveau type de moteur dès 1961 : le Wankel, développé par l’Allemand Félix Wankel avec l’aide de NSU. Il fallait oser, en 1961, au vu de la petite production du constructeur, investir dans une nouvelle technologie dont on ne savait pas grand-chose.

 

 

 

Dès 1963, Mazda crée la Mazda Rotary Engine Division en charge de développer le nouveau moteur sur la base des travaux de Félix Wankel et de NSU. Mazda va s’attacher à contrer les problèmes un par un afin de fiabiliser et optimiser ce nouveau bloc.

 

 

En 1964, Mazda présente le concept Cosmo, qui se transformera en véhicule de série en 1967 sous le nom de Cosmo Sport 110S : une vraie révolution tant la voiture semble bien née. Produite jusqu’en 1972, cette première série reste une petite série, avec 1 176 unités, mais elle fait la preuve qu’il est possible de produire une voiture de sport belle, fiable et efficace dotée d’une motorisation révolutionnaire.

 

 

 

Marque atypique, Mazda a trouvé sa voie – le “rotatif” – là où tous ses concurrents avaient jeté l’éponge. Le moteur à pistons rotatifs ne se limite plus aux sportives : il se décline désormais dans des voitures plus modestes (RX2, RX3 et RX4 en 1972, RX5 en 1976), mais aussi dans des utilitaires comme le Parkway Rotary 26. Dans les années 70, la moitié de la production du constructeur japonais est dotée d’un tel moteur. Cependant, c’est en 1979, avec la sortie de la RX7, que Mazda s’offre une réputation internationale, avec une voiture aussi belle qu’iconoclaste, sportive mais accessible, destinée aux amateurs de japonaises (de plus en plus nombreux aux USA) et d’originalité technique. Trois générations ont été produites, jusqu’en 2002 ; Mazda devient le véritable champion du moteur rotatif, avec près de 800 000 RX7 sorties des chaînes.

 

Si Mazda croit encore en sa technologie et sort, en 1990, la superbe Eunos Cosmo, la gamme Mazda reste dans son ensemble équipée majoritairement de moteurs classiques. Cependant, Mazda n’abandonne pas, faisant du moteur à pistons rotatifs sa marque de fabrique, sa vitrine technologique. Le constructeur décide donc d’investir en compétition, et particulièrement en endurance. Quoi de mieux pour prouver la fiabilité et la pertinence d’une technologie que de gagner les 24 Heures du Mans ? Au milieu des années 80, Mazda lance donc son programme sportif avec les 767 (en 1988) puis 767B (en 1989), sans succès notable. En 1990, c’est au tour de la 787 de tenter sa chance, mais ce n’est qu’en 1991 que la 787B remporte la mise, devenant la première voiture japonaise à remporter la célèbre course mancelle (il faudra attendre 2018 et la première victoire de Toyota pour la deuxième), et la seule à jamais équipée d’un moteur à pistons rotatifs, laissant un souvenir inoubliable parmi les amateurs de courses automobiles.

 

Depuis, Mazda ne propose plus de modèles équipés de rotors : la conjoncture ne s’y prêtait pas ces dernières années. Pourtant, la firme japonaise n’a jamais cessé de cogiter au futur du “Wankel”, présentant en 2015 un concept-car, le RX-Vision, préfigurant un probable retour au “rotatif” dans les années à venir, tandis qu’en 2017, elle célébrait officiellement les 50 ans du moteur à pistons rotatifs à la japonaise.

 

Tout comme un artiste veut susciter l’émotion de son public, Mazda a toujours voulu créer des voitures qui émerveillent les conducteurs. “Chez Mazda, nous appelons cela l’art de la fabrication”, indique le constructeur. “Nous insufflons de la personnalité dans chaque élément de nos voitures. Grâce à notre design centré sur la personne, chaque Mazda donne l’impression d’avoir été conçue pour vous, exacerbant tous vos sens : unique, dynamique et vivante”.

“Notre approche passionnée du design automobile nous a permis de remporter plus de 350 prix, récompensant le design et l’innovation. La philosophie de design Mazda a conquis le cœur de millions de conducteurs à travers le monde. C’est grâce à cette touche d’humanité que nous réussissons à créer des voitures capables d’émouvoir les gens et pas seulement de les déplacer d’un point A à un point B”.

Source : CARJAGER (8/1/20)

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