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Alain Prost évoque le métier en pleine mutation de pilote de Formule 1

#Alain Prost - #Formule 1 - #Renault - #tops teams

Le quadruple champion du monde de Formule 1 Alain Prost a récemment évoqué dans Le Figaro la nouvelle saison, qui a débuté mi-mars à Melbourne en Australie, ainsi que l’évolution du métier de pilote.

Le « Professeur », ambassadeur de la marque au losange, a souligné que l’objectif de l’écurie Renault était de se « rapprocher des tops teams (Mercedes, Ferrari, Red Bull) », mais que le constructeur restait « humble ». « Aujourd’hui, Renault est entré dans une nouvelle dimension, mais nous ne sommes pas encore à 100 % de notre potentiel », a-t-il déclaré.

M. Prost a expliqué que le travail des nouveaux pilotes tels que Daniel Ricciardo était totalement différent du sien, tout comme leur parcours. « Par exemple, j’ai commencé la compétition auto à 19 ans, parce qu’il fallait un an de permis de conduire. Au même âge, Max Verstappen aurait presque pu être champion du monde. A mon époque, quand on commençait à 23 ou 25 ans en F1, c’était déjà par mal », a-t-il détaillé, soulignant que les pilotes commençaient maintenant dès l’âge de 4 ou 5 ans par du karting avant d’intégrer les filières. « Cela conduit à une uniformisation des pilotes. On leur dit très tôt ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. Il est ensuite difficile pour ces très jeunes pilotes de démontrer autant de personnalité ou de charisme que leurs aînés. [ …]

Nous, on inventait, on choisissait et on gérait. Les pilotes ne gèrent plus rien à part les pneus. On leur demande surtout d’être extrêmement précis dans l’exécution », a déploré Alain Prost.

Par ailleurs, l’ancien pilote pense qu’aujourd’hui, il ne pourrait plus accéder à la F1. « J’ai pu faire l’école de pilotage parce que j’avais été champion de France de karting et que j’avais obtenu une bourse. A partir de ce moment-là, je n’ai plus jamais dépensé un centime. Mais quand j’étais dans la filière ELF, je n’avais du budget pour la saison suivante que si je gagnais le championnat. Si je ne gagne pas en 1976, on ne parle plus d’Alain Prost. En 1979, je finis premier, mais je n’ai plus rien. Je suis alors pris à l’essai par Marlboro au Castellet. J’avais l’impression d’avoir une chance sur un million de réussir ! Aujourd’hui, il faut faire au moins deux ou trois saisons dans chaque discipline. Je n’aurais jamais eu le budget pour ça, et donc aucune chance de devenir pilote de F1 », a-t-il analysé.

Source : FIGARO