Fermer
France

Voiture électrique : premiers nuages sur les subventions publiques

Le #Electrique - #Subventions fiscales
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

Certains pays commencent à réduire leur soutien aux voitures électriques, avec des conséquences immédiates sur les ventes. Si le phénomène reste marginal, il pose la question du modèle économique de la technologie. En France, la Cour des comptes s’interrogeait fin mai sur « la question du maintien à moyen terme d’une aide », au vu de la croissance des ventes (+ 8,3 %) et donc des dépenses engagées – 322 millions d’euros anticipés pour 2017, à raison de 6 000 euros de bonus par véhicule. La Géorgie (Etats-Unis), le Danemark, et la Chine font tous face à une tendance inattendue : une baisse des ventes de voitures électriques, un marché pourtant en pleine croissance, sur fond de multiplication de l’offre des constructeurs et de soutien des politiques publiques. En Géorgie, les ventes ont plongé de 80 % en 2016, tandis que les immatriculations de véhicules à nouvelles énergies (NEV) sont en recul de 4,7 % en Chine sur les trois premiers mois de l’année. Au Danemark, le recul des immatriculations est de 60 % entre janvier et avril. Le point commun : les autorités ont décidé de réduire les incitations publiques dédiées aux voitures électriques. Dès 2015, l’Etat de Géorgie a ainsi décidé de supprimer le bonus de 5 000 dollars attribué aux Tesla et autres Nissan Leaf, pour préserver ses finances publiques, alors même que les immatriculations de l’Etat pesaient, à elles seules, 17 % des ventes de voitures électriques aux Etats-Unis. De son côté, le Danemark a décidé, en 2016, de réintégrer les véhicules électriques dans la taxe à l’achat automobile, tuant immédiatement le marché national, passé de 5 300 unités en 2015 à 2 000 à peine un an plus tard. Et, depuis le début de 2017, les ventes ont encore baissé de 60 %, incitant le gouvernement à revoir sa copie en réintégrant une partie des aides. Enfin, en Chine, le premier marché mondial de la voiture électrique depuis 2015, les pouvoirs publics freinent progressivement leur soutien : la subvention du gouvernement central a été réduite de 20 % en janvier, et la subvention des autorités locales a été plafonnée à 50 % de celle offerte par le pouvoir central.

Ces exemples doivent être nuancés : ils ne concernent que de faibles volumes et ne remettent pas en cause la forte croissance des ventes de voitures électriques : + 37 % entre janvier et avril en Europe et + 18 % aux Etats-Unis. Quant à la Chine, elle reste promise à un « avenir électrique », tant la technologie a été érigée en priorité nationale pour l’ensemble de la filière (batteries, voiture autonome, sources d’énergie). Outre l’offensive de l’ensemble des grands constructeurs mondiaux, qui promettent l’arrivée de modèles à plus forte autonomie, la technologie peut compter sur le soutien actif de nouveaux pays, comme l’Allemagne, qui a mis en place une prime de 5 000 euros en 2016, tandis que d’autres valeurs sûres, comme la Norvège, n’entendent pas lever le pied sur leurs subventions.

Reste que ces contre-exemples rappellent une réalité souvent oubliée : la voiture électrique reste un marché subventionné, qui n’est pas encore suffisamment compétitif pour vivre de lui-même, sans aide publique. De quoi constituer une vraie incertitude sur le long terme, même si la hausse des volumes et l’amélioration de la technologie permettront petit à petit aux constructeurs de proposer des offres plus attractives. En France, la Cour des comptes s’interrogeait fin mai sur « la question du maintien à moyen terme d’une aide », au vu de la croissance des ventes (+ 8,3 %) et donc des dépenses engagées – 322 millions d’euros anticipés pour 2017, à raison de 6 000 euros de bonus par véhicule. (ECHOS 8/6/17)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.