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Toyota s’engage dans le développement de la filière hydrogène

Analyse de presse de 14H00 - Le #Hydrogène - #HysetCo - #Mirai - #Toyota
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Sous la houlette de Mathieu Gardies, patron de STEP – qui exploite 100 taxis à hydrogène Hype dans Paris -, Toyota, Air Liquide et Idex ont décidé de créer HysetCo, une coentreprise détenue à 25 % par chacun des partenaires, destinée à lever les freins au développement de l’hydrogène. Une fois arrivée à maturité, HysetCo sera capable de fournir une mobilité hydrogène presque clé en main, allant de la station de recharge à la voiture en passant par la licence de taxi et les clients finaux. Avant d’en arriver là, Hype, qui aujourd’hui fait rouler une flotte de 68 Hyundai et 32 Toyota à hydrogène, sera dans un premier temps le fer de lance puisque la compagnie fera rouler 600 taxis électriques fonctionnant avec ce carburant dans Paris d’ici à fin 2020. Dès 2021, la société ira plus loin et proposera une solution complète de mobilité hydrogène « aux autres opérateurs de transports à la demande, afin qu’ils puissent à leur tour passer au zéro émission », indique M. Gardies.

Dans ce schéma de développement, Toyota France livrera 200 Mirai cette année et 300 l’année prochaine. Un choix stratégique que la filiale française a dû défendre au siège car ce volume représente les 2/3 des attributions européennes du modèle. « La livraison des 500 prochaines Toyota Mirai électriques à hydrogène matérialise notre engagement de concentrer les approvisionnements en un endroit avec un opérateur pour créer un écosystème hydrogène et donner de la visibilité à cette technologie », explique Didier Gambart, président de Toyota France.

Pour l’heure, la Mirai n’est produite qu’à 3 000-3 500 unités par an. Une cadence qui devrait toutefois grimper à 30 000 unités par an avec la deuxième génération de la berline attendue pour 2021 avant de rejoindre, avec la troisième génération, une capacité de production proche d’un modèle standard vers 2030.

Pour Toyota, qui a déjà vendu plus de 7 000 Mirai dans le monde depuis sa sortie en 2014, cet engagement offrira un retour d’informations important. Car Toyota, roi de l’hybride, veut élargir ses propositions technologiques. Et l’hydrogène en fera partie une fois que les coûts seront devenus plus raisonnables. Didier Gambart estime d’ailleurs que d’ici à 2030, le coût de des véhicules à hydrogène diminuera de 4 à 5 fois. Le but étant que l’écart entre un modèle électrique à pile à combustible et un modèle conventionnel ne soit pas supérieur à celui qu’il y a eu entre un hybride et un essence. Rappelons qu’une Mirai est aujourd’hui affichée 78 900 euros au catalogue de la marque.

De plus, hors de France, Toyota sera aussi très actif sur ce front de l’hydrogène dans les mois à venir puisque la marque, qui vise une réduction de ses émissions de CO2 de 90 % d’ici 2050, sera engagée dans une démonstration de mobilité vertueuse à l’occasion des Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Elle y déploiera notamment des bus à pile à combustible, mais aussi la deuxième génération de la Mirai qui arrivera en Europe à l’horizon 2021.

Plus largement, la coentreprise HysetCo devrait permettre d’amplifier la dynamique autour de l’hydrogène. La société va ainsi pouvoir compter sur un investissement de 100 millions d’euros de la part de ses quatre membres fondateurs afin de faire la preuve que la mobilité électrique avec l’hydrogène ne manque pas d’atouts. HysetCo reste, pour Mathieu Gardies qui en est aussi le président, une société ouverte qui pourra à l’avenir accueillir de nouveaux partenaires. Le président veut qu’elle devienne un fournisseur de solutions de mobilité décarbonées. Pour l’heure, l’expérience est donc menée à Paris, bientôt à Bruxelles, mais il ne se met pas de limite géographique.

Source : JOURNALAUTO.COM (21/2/19)

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