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Chine

Renault veut plus que doubler son activité en Chine en quatre ans

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Renault veut plus que doubler son activité en Chine en quatre ans, malgré l’essoufflement des ventes sur le premier marché mondial, en s’appuyant sur l’essor des véhicules électriques et sur son savoir-faire dans les utilitaires. Les débuts sont difficiles, reconnaît Guillaume Sicard, directeur commercial pour la Chine. Il n’y a pas eu de lancement de nouveau produit depuis deux ans et, « sans nouveauté, la marque n’est plus sur le devant de la scène et s’essouffle », confie-t-il. Mais l’activité devrait repartir avec sept nouveaux véhicules prévus d’ici à 2022, dont un petit véhicule de loisir urbain électrique dès cet automne, le K-ZE, présenté cette semaine au Salon de Shanghai.

En attendant, les volumes chinois de Renault ont chuté de 64 % au premier trimestre, à un peu plus de 6 000 unités. A cela s’ajoutent tout de même 36 000 véhicules utilitaires de la coentreprise lancée en 2017 avec Brillance et commercialisés sous les marques locales Jinbei et Huasong. Au total, Renault a enregistré 217 000 ventes l’an dernier, représentant moins de 1 % du marché.

Désormais, le Français vise 550 000 unités en 2022, avec l’ambition de faire de la Chine son principal moteur de croissance. « Le marché est difficile, on arrive tardivement, mais on a une stratégie claire », explique à l’AFP François Provost, directeur des opérations du groupe en Chine. « La colonne vertébrale de notre démarrage est la coentreprise avec Dongfeng qui produit des voitures particulières de marque Renault », détaille-t-il.

L’usine de Wuhan, qui peut produire 150 000 véhicules par an, a démarré par des SUV « parce que c’est un segment en croissance et porteur d’image, qui représente près de 45 % des immatriculations ». « Nous ne sommes pas satisfait du niveau des ventes, mais les Kadjar et Koleos sont reconnus par le marché pour leur haute qualité et c’est la base » de la croissance à venir, a affirmé à Shanghai le patron de Renault, Thierry Bolloré.

Le groupe, appuyé par son partenaire japonais Nissan, très bien implanté en Chine, mise aussi sur l’explosion des ventes de véhicules électriques, qui pourraient représenter un cinquième du marché en 2025. Poussées par les autorités, ces ventes doublent chaque année – une opportunité pour Renault, pionnier et leader en Europe sur ces technologies.

Le petit véhicule de loisir K-ZE, développé et produit localement, espère se faire une place en associant des standards de qualité européens à des prix chinois. Le 17 avril, il a d’ailleurs été élu par la presse chinoise meilleur véhicule électrifié du Salon de Shanghai.

Deux autres modèles électriques seront lancés en quatre ans. Tous sont issus d’une deuxième coentreprise associant Renault, Nissan et Dongfeng, pouvant fabriquer 120 000 véhicules par an.

Renault mise enfin sur la forte croissance des ventes d’utilitaires provoquée par l’essor du commerce en ligne. Fin 2017, il a racheté au Chinois Brilliance 49 % de sa filiale moribonde Jinbei, spécialiste des fourgons bon marché, qu’il espère redresser et développer pour atteindre 150 000 ventes sur ce segment, en saturant sa capacité de production.

Source : AFP (18/4/19)

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