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Renault se prépare à élargir sa gamme électrique

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« En 2016, nous devrions vendre 30 000 véhicules électriques dans le monde, dont 24 000 Zoé », indique Eric Feunteun, directeur du programme V.E. de Renault. Pour gonfler ces volumes, certes en croissance mais modestes et bien en deçà des objectifs initiaux du président Carlos Ghosn, le groupe parie sur la nouvelle Zoé – 300 km d’autonomie en réel, deux fois plus qu’auparavant -, qui arrive en concession. Mais à plus long terme, la gamme de véhicules électriques va évoluer. La première étape de cet élargissement est connue : une voiture chinoise à bas prix qui sera vendue à partir de 8 000 dollars hors subvention, promet M. Ghosn. Le projet n’aurait pas encore reçu le feu vert des autorités chinoises (NDRC), mais avancerait rapidement. Plutôt que de viser une voiture électrique répondant aux standards occidentaux, l’objectif est de proposer une voiture à l’autonomie limitée (moins de 100 km).

« En Chine, on compte 500 000 véhicules électriques à basse vitesse qui ne sont pas homologués et comptabilisés dans les statistiques. L’idée est de s’insérer dans ce paysage », indique Marc Soulas, ingénieur en chef du programme. Dans les zones rurales, ces véhicules, qui n’excèdent pas les 100 km/h, sont légion et servent à effectuer des petits trajets quotidiens. Dominé par des groupes chinois (Shifeng, Yogomo, Levdeo, etc.), le segment intègre pour moitié les batteries du chinois Tianneng Power. En proposant une voiture sûre et homologuée, Renault s’ouvrirait ainsi un vaste marché caché, tout en accédant aux subventions gouvernementales.

Charge désormais à Gérard Detourbet, grand artisan du déploiement des gammes low-cost de Renault depuis dix ans, d’imaginer l’architecture du futur véhicule. Lui et son équipe travaillent à « électrifier » la plateforme de la Kwid, la petite voiture à très bas coût vendue à partir de 3 500 euros en Inde. Une base qui sera assemblée en Chine et qui intégrera une batterie fournie par un équipementier chinois. Ceux-ci deviennent incontournables du fait de la politique de soutien menée par les autorités. L’offensive est lancée en commun avec le partenaire japonais de Renault, Nissan – qui disposera aussi de son véhicule basé sur la même plateforme -, et le chinois Dongfeng, allié des deux constructeurs en Chine.

Dans les pays matures aussi, Renault aura besoin d’une petite voiture électrique, en dessous de la Zoé. Entre montée des nouvelles formes de mobilité (autopartage, location) et restrictions de circulation dans les villes, l’avenir des motorisations à essence sur le segment des minicitadines (segment A) est posé. « A long terme, on peut se poser la question », relève M. Feunten, qui juge qu’une « offre de voiture électrique compétitive est tout à fait possible sur ce marché ». Pour renouveler son offre de Twingo après 2020, Renault pourrait décider d’offrir une Kwid électrique revue aux standards européens, ou une évolution de la Twingo, qui a été pensée pour être électrifiée.

D’ici là, le groupe travaille sur la convergence entre les deux voitures phares de l’Alliance, la Zoé de Renault et la Leaf de Nissan. Les futures générations de ces deux véhicules, prévues à horizon 2020, devraient emprunter les mêmes batteries et profiteront d’une nouvelle plateforme dédiée à l’électrique – alors qu’aujourd’hui les bases techniques des deux voitures sont dérivées du thermique.

Autre segment qui fera l’objet de prochains développements : les utilitaires. Outre le Kangoo, qui verra son autonomie – actuellement de 130 km maximum – augmenter, Renault prépare le lancement d’un Master électrique. « Avec les limitations de circulation dans les villes, il faut proposer de l’électrique avec davantage de possibilités de chargement », indique un ingénieur. Le programme est chargé et dépendra in fine du décollage de l’ensemble du marché. (ECHOS 7/12/16)

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