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Renault fait le point sur sa production de véhicules en France en 2014

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En 2014, Renault a produit pour la première fois plus d’utilitaires (Kangoo, Trafic, Master) que de voitures (Clio, Scénic, Laguna) en France, révèlent les données de production publiées en début de semaine par le groupe. Le constructeur a ainsi assemblé 533 000 véhicules dans l’Hexagone l’année dernière, dont 278 500 utilitaires, soit 52 % de ses volumes, contre 45 % en 2013 et à peine 30 % en 2009.

Cette évolution traduit bien l’évolution de l’empreinte industrielle de Renault en France. Au fil des ans, le groupe a concentré sa production hexagonale sur les carrosseries de grande taille ou à forte valeur ajoutée, qu’il s’agisse des utilitaires, de son monospace Scénic ou de l’Espace, voire sur des modèles plus petits, de sa voiture électrique Zoé ou des versions de haut de gamme de la Clio. Mais le Scénic souffre de la baisse du marché des monospaces, le marché de l’électrique n’a pas encore vraiment décollé et le haut de gamme (Espace, Laguna) n’a pas trouvé une place suffisante.

Dans ce contexte, l’utilitaire, carrosserie traditionnellement rentable et adaptée à des coûts salariaux élevés, constitue une bouffée d’oxygène stratégique. En 2012, Renault a ainsi noué un accord avec son partenaire Daimler afin de produire dans son usine de Maubeuge (Nord) le Citan, un utilitaire léger dérivé du Kangoo. Puis, en 2014, le groupe français a rapatrié la production du Trafic, assemblé en Espagne (Barcelone) et au Royaume-Uni (Luton) dans son usine de Sandouville (Seine-Maritime), jusqu’alors dédiée aux voitures de haut de gamme. Un mouvement symbolique puisque, désormais, les usines d’utilitaires (Maubeuge, Batilly et Sandouville) sont plus nombreuses que celles de voitures particulières (Flins et Douai). En 2016, l’usine normande produira en outre un utilitaire Fiat, remplaçant du Scudo, à hauteur de 100 000 unités sur l’ensemble du cycle de vie.

En conséquence, les usines assemblant des utilitaires sont les seuls sites français à afficher une croissance de leurs volumes et permettent à Renault de voir ses volumes de production augmenter (+ 5,6 % en 2014). Autre symbole, Maubeuge est désormais la plus grosse usine du constructeur en France en termes de volume de production annuel.

Certes, la situation ne va pas forcément durer. En contrepartie des efforts acceptés par les salariés dans cadre de l’accord de compétitivité signé en 2013, Renault a promis de revenir sur des volumes de production en France d’au moins 710 000 véhicules fin 2016, dont 132 000 grâce à l’arrivée de la nouvelle Nissan Micra sur le site de Flins. De même, le site de Douai profitera de la sortie au printemps du nouvel Espace, suivi de la remplaçante de la Laguna (fin 2015), puis de celui du Scénic (2016).

Si la production française est amenée à rebondir, elle ne redeviendra pas pour autant l’épicentre de la production européenne du groupe. Qu’il s’agisse de la Roumanie (339 000 voitures produites à Pitesti en 2014), de la Turquie (318 155 unités à Bursa), de l’Espagne (212 500 unités à Valladolid) ou du Maroc (178 500 unités à Tanger), les quatre premières usines Renault alimentant le marché européen sont implantées dans les pays à bas coût. La reprise des ventes sur le Vieux Continent profite avant tout à ces sites, expliquent LES ECHOS (18/3/15).

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