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France

Renault demande à L’Etat de préserver l’équilibre de l’Alliance

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A l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire de Renault convoqué le 16 avril par le président Carlos Ghosn, cette instance a réaffirmé dans un communiqué « son soutien à la résolution n°12 qui sera présentée à l’assemblée générale du 30 avril 2015, motivée par la situation spécifique des droits de vote au sein de l’Alliance ». Cette résolution vise à empêcher l’application à Renault de la « loi Florange », un dispositif visant les spéculateurs et qui garantit des droits de vote doubles aux détenteurs d’actions depuis plus de deux ans.

Pour qu’une telle résolution passe, elle doit recevoir le soutien des deux tiers des votes exprimés lors de l’assemblée générale. Le gouvernement, décidé à défendre la loi et ses droits, a acquis 4,73 % supplémentaires du capital du groupe au Losange, opération dont le coût se situe « entre 814 millions d’euros et 1 232 millions d’euros », selon un arrêté de Bercy publié hier au Journal Officiel. Cette manœuvre porte de 15 % à 19,7 % la part de l’Etat dans le capital de Renault, et à 23,2 % les droits de vote exerçables dans l’entreprise. Etant donnée la participation habituelle au vote des assemblées générales de Renault, cette proportion devrait garantir à l’Etat la minorité de blocage nécessaire pour forcer la main à Renault.

L’ordre du jour de la convocation au Conseil d’administration de jeudi soir – « l’évolution de la composition de l’actionnariat de Renault et ses conséquences sur l’Alliance » avec Nissan – avait alimenté les spéculations sur une contre-attaque de M. Ghosn. Nissan détient 15 % de Renault et l’entreprise française contrôle 44 % du capital du constructeur japonais. Mais Nissan ne vote pas à l’Assemblée générale en vertu de dispositions réglementaires. Soulignant que « la pérennité et le succès de l’Alliance sont, depuis son origine en 1999, basés sur un équilibre des participations », le Conseil d’administration s’est contenté de demander, d’après le communiqué diffusé le 16 avril au soir, que « l’équilibre entre les deux principaux actionnaires de Renault [l’Etat français et Nissan] soit maintenu lors de la prochaine assemblée générale ou restauré après celle-ci ».

Cette formulation a été reprise hier par Emmanuel Macron : « Les équilibres de l’Alliance sont et seront pleinement préservés par l’Etat français », a-t-il affirmé à l’AFP (16/4/15). Interrogé par Public Sénat sur la question de savoir s’il avait « un problème avec Carlos Ghosn », le ministre de l’Economie a par ailleurs répondu : « Pas du tout. Carlos Ghosn a la pleine confiance du gouvernement ». « Sa stratégie, nous la soutenons, nous sommes à ses côtés, simplement le gouvernement a fait voter une loi sur les droits de vote doubles qui existent dans de nombreux pays […]. Nous avons simplement décidé de défendre nos droits », a-t-il expliqué. (ECHOS, FIGARO 17/4/15)

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