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France

Renault débute son offensive Kwid à l’international

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Renault s’apprête à commercialiser son modèle à très bas coût Kwid en dehors d’Inde. Le petit véhicule métis sera lancé à partir du mois d’août au Brésil et sera dévoilé dans sa version définitive dès le 9 juin. Lancée il y a deux ans, la Kwid indienne affichait une maîtrise des coûts au centime près, via une intégration locale poussée à l’extrême et le recours à des fournisseurs indiens à bas coût, ce qui lui permettait d’afficher un prix d’entrée de 3 500 euros. Au Brésil, l’équation sera différente. « Le tissu brésilien n’est pas très compétitif, contrairement à l’Inde », indique Marc Suss, le patron des véhicules d’entrée de gamme de Renault. L’industrie locale est en effet protégée par une taxe douanière de 30 %, ce qui l’a dispensée de faire les efforts nécessaires en matière de compétitivité. « Dans la région de notre usine de Curitiba, les salaires sont presque aussi élevés qu’en Europe », poursuit le dirigeant. Résultat, le prix des voitures est élevé : ainsi la Fiat Mobi, qui s’affiche comme la concurrente directe de la Kwid, est vendue entre 30 000 et 45 000 reals, soit à partir de 8 100 euros, un prix pas si accessible que ça pour une petite citadine.

Pour rentabiliser l’équation, Renault a donc totalement revu son approche. Gérard Detourbet, le patron de la stratégie low-cost depuis plus de dix ans, s’est doté d’une équipe de management indépendante de la filiale brésilienne. « L’idée était d’éviter de se laisser contaminer par l’environnement traditionnel, au risque de voir dériver les coûts », précise M. Suss.

Mais le gros du travail a porté sur les équipementiers. « Pour chaque pièce, nous avons mis en concurrence les fournisseurs brésiliens et indiens, et nous avons pris les moins chers », souligne Marc Suss. Le bilan est étonnant : certes, 60 % des pièces de la nouvelle Kwid sont fournies par les équipementiers implantés au Brésil, qui sont surtout des fournisseurs de taille moyenne, moins chers que les filiales des grands groupes internationaux. Mais, au total, 40 % des pièces continuent de venir d’Inde, moins chères malgré le coût de transport et la taxe de 30 % à l’arrivée au Brésil. « C’est dire combien l’Inde est ultra-compétitive et que le Brésil l’est beaucoup moins », euphémise M. Suss. Et pour pallier la faible compétitivité des industriels brésiliens, Renault a internalisé différentes activités dans son usine de Curitiba, comme l’injection des pièces de la planche de bord, ou des boucliers.

Au final, la Kwid devra venir se positionner dans le cœur du segment A brésilien (entre 8 000 et 10 000 euros). Comparé à sa version indienne, le véhicule a étoffé ses équipements – sacs gonflables latéraux, meilleure acoustique – et a donc gagné en poids – il pèse 840 kg, contre 680 kg en Inde. « Il faut à la fois s’adapter aux goûts et à la réglementation locale », indique Sylvain Coursimault, directeur du marketing de la gamme. Reste à s’imposer commercialement, alors même que seuls les volumes permettront de rentabiliser le programme, vu le faible prix unitaire du véhicule. « La Kwid indienne s’est écoulée à 130 000 unités en année pleine l’an passé. C’est un bon ordre de grandeur, même si nous ne donnons aucun objectif », ajoute Marc Suss. Renault compte exporter le véhicule sur plusieurs pays de la zone (Argentine, Colombie, Mexique) et, à plus moyen terme, il réfléchit à une industrialisation en Iran.

Autre levier de cette offensive dans le très bas coût à destination des pays émergents, l’alliance avec Nissan et Mitsubishi, copropriétaires de la plateforme Global Access qu’emprunte la Kwid. Outre le projet de Kwid électriques pour Renault et Nissan en Chine, Mitsubishi pourrait rejoindre le programme pour se développer dans les pays d’Asie du Sud-Est, où sa marque est forte. (ECHOS 22/5/17)

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