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Peugeot veut créer une nouvelle expérience client dans ses habitacles

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Lors de la présentation de son plan « Push to pass » en avril dernier, le président du Groupe PSA Carlos Tavares a insisté sur le fait que Peugeot renforcerait encore son positionnement haut de gamme et que cela passerait notamment par l’arrivée de nouveaux « icockpit », nom donné aux nouveaux habitacles de la marque. La première génération avait été lancée en 2012 sur les 208 et 2008, puis en 2013 sur la 308 et traduisait déjà la montée en gamme de la marque au lion. La nouvelle génération, que l’on retrouve sur le nouveau 3008, a été conçue avec l’ambition « de redonner le plaisir de conduire » et de faire de l’intérieur du véhicule « un amplificateur de sensations ». Or, ces notions ne sont pas du jargon marketing, mais le résultat d’un travail scientifique mené au sein de la récente « user experience cockpit team » (UXCT) et interfaces homme machine (IHM) de la R&D de PSA. Cette équipe pluridisciplinaire de 230 personnes (ingénieurs, designers, développeurs ou encore ergonomes), réunies au sein d’un même plateau sans cloison ni bureaux attitrés, est dirigée par Saran Diakité Kaba, responsable user experience cockpit team et IHM de PSA. Designer de formation, elle apporte au monde automobile la notion de design de l’interaction entre le conducteur et la voiture.

« La dimension du plaisir n’est pas nouvelle dans le monde automobile, mais elle était plutôt aux mains de la communication, du marketing. Elle n’avait jamais été accompagnée d’une démarche d’objectivité. C’est donc ce que nous avons voulu faire chez PSA : évaluer, mesurer le plaisir du conducteur à bord du véhicule et réussir à identifier les inducteurs de plaisir. Cela s’est traduit par la mise en place d’un projet de recherche avec le Laboratoire des Usages en Technologies d’Information Numériques (Lutin, de la Cité des sciences) et Bertin Technologies. Avec une directrice de thèse et un thésard, nous avons identifié toutes les méthodes d’évaluation du plaisir existant par exemple dans le monde du jeu vidéo ou dans la psychologie et nous les avons appliquées à l’automobile. En recadrant la thèse sur les IHM, nous avons instrumenté des véhicules et des simulateurs de conduite avec des capteurs permettant de mesurer les émotions des conducteurs lorsqu’ils sont au contact de ces IHM », explique Mme Diakité Kaba.

« En parallèle du travail de conception des véhicules autonomes, le Groupe PSA s’intéresse de près à la nouvelle relation qui va se créer entre les Hommes et ces ‘robots roulants’. Il y aura en fait plusieurs phases. La première sera celle de la découverte. Le conducteur va peu à peu laisser la main au véhicule et cela va demander la construction d’une confiance en la machine. Pour créer cette confiance, nous travaillons sur des IHM spécifiques permettant une représentation de l’environnement. L’idée est de permettre à l’automobiliste de voir ce que le véhicule voit pour superviser la conduite. Dans une deuxième phase, qui interviendra en 2020, les automobilistes feront abstraction de la conduite et la confieront au véhicule. Pour cette phase, notre travail se concentre sur la nouvelle liberté offerte à l’utilisateur. Les réflexions portent donc sur ses postures ou sur la façon dont il pourra interagir avec le cockpit pour avoir accès à ses ‘devices’ (smartphone, écrans, etc.) », explique par ailleurs la responsable. « Ce qui est important, c’est la relation au produit. Nous travaillons déjà à l’horizon 2025-2030 en nous demandant quel sera l’impact du véhicule autonome dans la relation entre l’utilisateur et l’automobile. Est-ce que nous saurons toujours conduire ? Que restera-t-il de la relation à l’automobile, mais aussi de la relation aux autres à travers l’automobile ? Le film d’animation Wall-E montre des humains qui se déplacent dans des bulles avec des écrans pour se parler entre eux. A force, ils ne savent quasiment plus marcher et n’ont plus de cou pour tourner la tête et se rendre compte qu’ils se déplacent au milieu des autres. Cette projection extrême, c’est ce que nous ne voulons pas. Tout notre travail et nos réflexions consistent à faire en sorte que le lien entre nos clients et nos voitures soit conservé », ajoute-t-elle. (AUTOACTU.COM 6/1/17)

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