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France

Patrick Blain évoque la position du CCFA sur l’environnement et le réemploi

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Dans un entretien accordé à AUTO RECYCLAGE (mars-avril 2015), le président du CCFA Patrick Blain explique que, pour obtenir une réduction des émissions polluantes des véhicules, il faut « soit des aides, soit des limitations là où la population est exposée ». « Les grandes villes européennes ont fait le pas et nous devons suivre en tant qu’acteur sociétal. Une fois éradiquées les postures politiciennes, le rôle du CCFA est de faire comprendre qu’il ne faut pas fabriquer de nouvelles normes intermédiaires certes très intelligentes mais incompréhensibles et spécifiques à la France, mais plutôt de favoriser le renouvellement du parc par des véhicules qui répondent aux dernières normes européennes. Ceci dit, nous devons une certaine tolérance aux politiques qui doivent composer avec l’état du parc existant. Les restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants présentent un fort effet de levier pour réduire à court-terme les émissions en centre-ville. En parallèle, des avantages à la circulation pour les véhicules les plus propres (parking, recharge, etc.) sont une vraie incitation à l’achat, complémentaires aux aides », explique-t-il.

Dressant un bilan des primes à la casse passées, M. Blain indique que les objectifs ont été atteints, « à savoir limiter la casse industrielle résultant de la chute des marchés, en accélérant la mise à la casse des vieux véhicules ». « Le marché français a d’ailleurs mieux tenu que l’européen, mais le système atteint ses limites », ajoute-t-il. « Nous ne sommes absolument pas demandeurs de nouvelles primes de soutien au marché. Nous préférons, comme nous l’avions demandé à l’époque, des accélérateurs de renouvellement appuyés sur l’environnement, qui pourraient aussi bien concerner le neuf que l’occasion », indique-t-il encore.

M. Blain explique par ailleurs que le sujet fort commun à Renault et PSA concerne la pièce de réemploi. « Entre les deux Français, les discussions sont très techniques et sans passion. Les réseaux sont prêts à promouvoir le réemploi comme un outil de réparation, mais toujours comme un complément, comme le troisième étage de la fusée, après la pièce d’origine et la pièce adaptable, sachant que le réemploi ne sera jamais pris en main directement par les constructeurs. Mettre une pièce neuve sur une voiture de 15 ans n’est pas cohérent. En ce sens, le réemploi est une solution de mobilité, qui permet aussi de garder des clients dans le circuit. Il n’y a plus d’obstacles idéologiques et la balle est dans le camp des démolisseurs. Le CCFA veut créer un appel d’air et surtout pas superviser ce business », détaille-t-il.

Le président du CCFA indique également qu’il faut faire mieux sur l’intégration de recyclé, sachant que le travail est à deux niveaux : le recyclage en général et celui directement réalisé dans les voitures. « PSA affiche une proportion de 30 % de polymères verts en 2015 (matière recyclée et bio-sourcée) sur ses modèles neufs. Renault passe par le concept Eco2 et vise 20 % de plastique recyclé pour sa gamme en 2016. Pour aller plus loin, il convient de travailler en premier lieu sur une méthodologie partagée de mesure du contenu en recyclé dans les véhicules. Je note que la préoccupation de l’intégration en recyclé se retrouve d’ailleurs dans les rapports des constructeurs français, mais pas toujours chez les autres constructeurs », souligne-t-il.

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