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France

Maxime Picat évoque les ambitions de Peugeot avec le 2008 restylé

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L’image de Peugeot se construit dans la durée et le 2008 est un jalon important de ce travail de construction qui tient compte de nombreuses contraintes. « Dans un même show-room, vous avez des véhicules lancés il y a 6 ans, comme 3008, et il y a 1 an. Cela fait une étendue temporelle importante. Il faut trouver le bon équilibre pour moderniser le véhicule et garder le lien », explique directeur le général de Peugeot Maxime Picat. C’est avec ce constat en tête que doit se lire la nouvelle face avant du 2008, principal changement de cette mi-vie, et qui est « dans l’évolution des faces avant des Peugeot que l’on voit sur les concepts cars », précise le dirigeant. Ce changement rend le véhicule moins discret, plus ostentatoire et aussi plus dans l’air du temps. Personnellement, je le trouve plus agressif, « plus athlétique », nuance le dirigeant.

Dans l’ambition initiale, il y avait aussi celle de faire du 2008 le premier véhicule à vocation mondiale de la marque, puisque sur ces segments, il y a « convergence des attentes des clients ». Difficile encore de le juger sur ce critère puisque son industrialisation a été échelonnée avec d’abord l’usine française de Mulhouse en 2013, puis la Chine en 2014 et l’Amérique Latine en 2015 – « au plus mauvais moment, compte tenu de la crise » -, souligne M. Picat) pour une commercialisation d’abord au Brésil et seulement depuis début 2016 en Argentine. En outre, la saturation de la production dans l’usine chinoise (celle qui fabrique également les 301, C-Elysée et C3XR) a obligé Groupe PSA a en déménager la production dans une usine de son partenaire Dongfeng Motor pendant une partie de l’année, avant de la rapatrier dans son usine d’origine. Un contexte chahuté qui en a entravé les ventes après une phase de montée en puissance rapide.

Les ventes de la déclinaison actuelle auront donc été essentiellement européennes avec 80 % des 600 000 unités vendues à fin mars (18 % en Chine, 2 % en Amérique latine). En Europe, le succès a très largement dépassé les prévisions de la marque. « Retenez que l’on a plus que doublé les cadences à Mulhouse entre ce que nous avions prévu et où nous en sommes aujourd’hui », résume Maxime Picat. L’usine française fabrique en effet aujourd’hui le véhicule à un rythme de 760 unités par jour, alors la capacité initiale était de 310 véhicules par jour, précise-t-il.

Sur ce segment que Peugeot a contribué à créer avec les Nissan Juke et Renault Captur, le 2008 se situait en 2015 au 2ème rang européen derrière le Captur. Son succès se mesure à sa part de marché sur ce segment, qui reste à 15 % malgré l’arrivée d’une concurrence toujours plus nombreuse, quand la part de marché de Peugeot n’est que de 6,5 % en Europe. « Nous n’avons toujours pas connu l’année max à la troisième année alors que nous devrions y être », souligne de dirigeant, qui espère encore reculer cette échéance. « Si nous avons une croissance par rapport à 2015, nous serons contents », ajoute-t-il.

Outre les volumes, le 2008 réussit également la montée en gamme avec un mix élevé. « Après être monté à 70 % des ventes en finition 3 et supérieure au lancement, nous en avons fait 55 % en 2015. Cela s’explique par l’origine des clients sur le B SUV, qui viennent du segment C et qui peuvent choisir des véhicules très équipés. J’ajoute que nous avons eu une très bonne articulation avec 308, dont la performance n’a pas été perturbée », précise Maxime Picat. Le véhicule a aussi joué son rôle dans la remontée des prix de vente de la marque. « Nous prenons les prix catalogue corrigés des remises et du contenu. Notre objectif initial était d’être au même niveau que Volkswagen en 2020 que nous avons ensuite anticipé à 2019. Et nous sommes très avance sur cet objectif », affirme M. Picat. Tellement en avance même que la marque est déjà à l’objectif, en partie seulement suite aux déboires récent de Volkswagen. « Nous avions 7 points d’écart en 2013, nous sommes arrivé à – 2 tout seul et ensuite ils nous aident un peu. Ceci dit, nous avons tous nos histoires, nos joies et nos succès », explique-t-il. « Nous sommes conscients de la qualité des véhicules que nous faisons et les équipes commerciales sont là pour défendre la valeur de la marque », se félicite-t-il.

Outre son nouveau style, qui doit le remettre au centre du jeu, le 2008 conserve ses qualités : taille de coffre, confort, niveau de modularité, seuil de chargement, châssis efficace, ergonomie de son i-Cockpit. Il propose également des équipements type Active city brake (freinage automatique), Park Assist et un Grip control, qui permet de se sortir de situations délicates, sans toutefois le doter des performances d’un 4×4. Il propose aussi le protocole Mirror Screen avec les applications Apple CarPlay et Mirror Link, tandis que Android Auto est prévu plus tard. La gamme compte trois moteurs à essence 1.2 PureTech de 82 ch, 110 ch ou 130 ch, et trois versions également du bloc diesel 1.6 BlueHdi en 75 ch, 100 ch ou 120 ch. Pour la première fois, le 2008 est équipé d’une boite automatique EAT6 (déjà sur les 508, 3008, 308 et 208 depuis Euro-6) avec le moteur 110 ch PureTech, version qui devrait faire 15 % des volumes selon les prévisions de la marque.

A cela s’ajoute aussi une redéfinition de la gamme sur son dernier niveau de finition, précédemment baptisée Féline (version très équipée dont le succès était surtout français) remplacé par une version GT Line au typage plutôt « chic et sportif », avec en plus au lancement une série spéciale Crossway qui reprend les équipements de l’ancienne Féline. Les prix du modèle s’échelonnent désormais de 16 050 à 25 800 euros, hors option. (AUTOACTU.COM 11/5/16)

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