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France

Lyon teste une navette autonome

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Alors que Google, Uber ou General Motors rivalisent d’efforts pour mettre en circulation des voitures sans conducteur, les opérateurs de transports en commun ne sont pas en reste. Le français Keolis, dont la SNCF détient 70 % du capital, devait ainsi présenter le 2 septembre à Lyon l’expérimentation d’un nouveau service de navettes « autonomes, sans conducteur et électriques ». Selon les informations publiées par la presse locale, ces navettes Navya Arma, qui peuvent transporter chacune un peu plus d’une douzaine de passagers, vont desservir un circuit d’un kilomètre et demi environ, situé dans des zones piétonnes du quartier Confluence.

« Nous sommes en discussion avancée sur une dizaine de projets impliquant des véhicules autonomes, en France et à l’international », expliquait il y a quelques semaines Jean-Pierre Farandou, le président du groupe. Les deux autres champions français du secteur, Transdev et la RATP, sont eux aussi dans la course. En 2015, Transdev a testé durant quatre mois à La Rochelle des navettes autonomes dans le cadre du programme européen CityMobil 2. Le groupe a également décroché auprès d’EDF un contrat de cinq ans pour assurer le transport des salariés sur le site de la centrale de Civaux (220 hectares), jusque-là effectué par un autobus diesel classique, avec 6 navettes électriques sans conducteur Arma, conçues par Navya.

Du côté de la RATP, Nathalie Leboucher, directrice stratégie, innovation et développement, annonce elle aussi « un programme d’expérimentations avec des partenaires de renom », dont un projet avec la Ville de Paris sur un périmètre en cours d’identification. L’entreprise publique teste également un concept de « garage intelligent » dans son centre-bus de Lagny du 20ème arrondissement de Paris. « Dans ces dépôts en zone urbaine, il est très important d’optimiser la place disponible. Nous expérimentons un dispositif à base de capteurs, qui doit permettre à terme aux bus de se garer tout seuls, et de gagner de l’espace et du temps », explique la responsable.

Les trois opérateurs se rejoignent sur leur vision à long terme : les navettes autonomes n’ont pas vocation à se substituer aux transports en commun classiques, mais elles peuvent offrir un service complémentaire, notamment sur le parcours du dernier kilomètre. « Ce type de véhicule écologique et peu coûteux peut assurer, à partir d’un arrêt de tramway ou de métro, la desserte plus fine d’une zone donnée, dans une logique de réseau, explique Jean-Pierre Farandou. On peut également imaginer la possibilité de créer des lignes qui n’existent pas aujourd’hui du fait d’un coût trop important par rapport au nombre de clients potentiels » , ajoute-t-il.

L’absence de conducteur va toutefois nécessiter de repenser le service. « Dans un bus, le conducteur ne fait pas que conduire », souligne Yann Leriche. « Il accueille également les passagers et peut sermonner les gamins qui chahutent au fond. Il a également un rôle très important pour s’assurer que les voyageurs valident bien leur ticket. Autant de dimensions sur lesquelles nous devrons innover, avec de nouveaux systèmes de billettique par exemple », indique-t-il.

La banalisation de ces minibus autonomes dans la circulation automobile n’est de toute façon pas pour demain. « Il reste encore beaucoup de travail à faire en matière de sécurité et d’évolution du cadre juridique », pointe Nathalie Leboucher.

Pour l’heure, les expérimentations se déroulent surtout sur des zones piétonnes et nécessitent des dérogations de la part des pouvoirs publics. De surcroît, si ces navettes sont sans chauffeur, elles ont tout de même à bord un « groom », un accompagnateur prêt à reprendre la main en cas de souci. Seules celles roulant dans les zones privées, comme à Civaux, peuvent s’affranchir de cette règle.

Depuis juin, l’opérateur suisse CarPostal mène lui aussi une expérimentation avec 2 navettes autonomes dans le centre-ville de Sion, indiquent LES ECHOS (2/9/16).

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