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France

Louis Gallois estime qu’ « on mettra dix ans à retrouver notre compétitivité »

Le #Compétitivité - #PSA Peugeot Citroën
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Louis Gallois, président du Conseil de Surveillance de PSA Peugeot-Citroën, était l’invité dimanche du Grand Rendez-Vous d’Europe 1-Le Monde-iTélé.

« La compétitivité, c’est une affaire de long terme, on a mis 10 ans à la perdre, on mettra 10 ans à la retrouver », a déclaré M. Gallois. Selon lui, « il faut être persévérant. On voit quelques hirondelles, j’espère qu’elles annoncent le printemps ».

« Les effort sur les coûts de la part du gouvernement me paraissent être importants » avec les 40 milliards d’euros de réductions de charges ou d’impôts du CICE, ce qui « est considérable ». M. Gallois attire cependant l’attention sur les salaires qui « ne doivent pas augmenter plus vite que la productivité ». Les salaires « doivent donc être tenus », propose-t-il. « Le CICE, par exemple, ne doit pas servir à augmenter les revenus des salariés ».

M. Gallois estime en outre que, « ce qui peut faire gagner la France, c’est l’investissement dans l’innovation ». « L’Hexagone ne doit pas suivre l’exemple de l’Espagne qui a fait le choix de baisser fortement les salaires et qui a décidé de devenir l’atelier de l’Europe ». « La France doit plutôt faire le choix de proposer des produits de qualité. Quand vous achetez des pneus Michelin, ce n’est pas parce qu’ils sont moins chers, c’est parce qu’ils sont meilleurs que les autres », explique-t-il.

L’entrée de l’Etat et du chinois Dongfeng dans le capital de PSA Peugeot-Citroën a apporté de l’argent frais mais cela n’a pas été décisif, estime Louis Gallois, qui salue surtout l’arrivée déterminante du dirigeant Carlos Tavares ainsi que l’attitude des salariés qui ont accepté « un nouveau contrat social » avec « des augmentations de salaire limitées en échange de la sécurisation des sites ». Le constructeur français a pu ainsi se redresser grâce à ce « très bon modèle ».

PSA est déjà revenu au bénéfice et a divisé par quatre sa perte nette en 2014. Mais « en 2018 », c’est « 2 % du chiffre d’affaires en bénéfice » qui doivent être atteint. « L’Etat est actionnaire » parce que « ça aide l’entreprise » mais une fois l’entreprise repartie dans « une dynamique de croissance », « on verra », avance Louis Gallois. C’est à l’Etat de juger s’il reste utile ou pas. (LE MONDE 31/3/15)

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