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L’industrie automobile mondiale affronte « la crise la plus grave de son histoire »

Analyse de presse de 14H00 - Le #ACEA - #Coronavirus - #Etude - #Marché - #Prévisions - #Ventes
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Le secteur affronte aujourd’hui « la crise la plus grave de son histoire », s’est alarmé il y a quelques jours Eric-Mark Huitema, directeur général de l’Acea (Association des constructeurs européens d’automobiles). Consommateurs confinés, concessionnaires fermés, usines à l’arrêt : partout sur la planète, les mesures prises pour limiter la diffusion du coronavirus auront un effet dévastateur chez les constructeurs comme chez leurs fournisseurs. L’arrêt des lignes de production de voitures dans le monde pourrait entraîner une chute des ventes comprise entre 10 % et 25 % cette année, selon les prévisionnistes.

Les uns après les autres, les cabinets spécialisés revoient leurs prévisions. IHS table désormais sur une chute des ventes mondiales de voitures de 14 millions d’unités cette année (- 12 %), à 78,8 millions d’unités (avec – 10 % en Chine, – 13,6 % en Europe, et – 15,3 % aux Etats-Unis). LMC Automotive vient lui-aussi de publier ses nouveaux scénarios : – 15 % au mieux dans le monde, à 76,6 millions, et jusqu’à -23 % si l’impact de l’épidémie se poursuit au cours du deuxième semestre. « A titre de comparaison, les ventes mondiales de véhicules légers étaient tombées de 6 millions d’unités entre 2007 et 2009 », rappelle le cabinet. Le consultant AlixPartners estime lui que la chute mondiale sera comprise entre 8 % et 25 % en 2020 – tout en estimant que l’hypothèse optimiste n’est pas la plus probable compte tenu des développements récents. De leur côté, les analystes financiers ne croient pas au scénario du pire – pour le moment. Kepler Cheuvreux mise sur -9,5 %, Deutsche Bank sur -10 %. « Nous tablons sur 5 à 6 semaines d’arrêt de production en Europe, et 6 à 7 aux Etats-Unis », écrivent les analystes de Deutsche Bank.

La production a commencé à redémarrer en Chine après plusieurs semaines d’interruption. Mais la reprise s’annonce lente sur le front des ventes. Il faut s’attendre au même attentisme en Europe et aux Etats-Unis, où la grande majorité des usines d’assemblage sont encore arrêtées. Selon les calculs d’AlixPartners, la crise pourrait priver les constructeurs de 90 milliards d’euros de revenus, du jamais vu.

Les agences de notation ont commencé à revoir leurs copies. Moody’s a déjà annoncé avoir placé Renault ​et le Groupe PSA ​sous surveillance négative, puis 14 fournisseurs européens dont, en France, Faurecia ​et Valeo​. Estimant que « les crédits des constructeurs et les équipementiers mondiaux seront soumis à d’intenses pressions », S&P Global Ratings vient de son côté de dégrader BMW ​et Daimler​, et de placer Volkswagen ​sous surveillance négative. Tout cela alors même que les acteurs du secteur semblent en bien meilleure posture que lors de la dernière crise. « Tous les constructeurs européens ‘classiques’ avaient une trésorerie nette positive fin 2019, alors qu’en 2008 ils ont abordé la crise en étant endettés », relève ainsi Thomas Besson, chez Kepler Cheuvreux. « La situation devrait être gérable pour tous, sauf si la crise actuelle (production et ventes à l’arrêt complet en Europe) dure beaucoup plus.

Les gouvernements sont d’ores et déjà sollicités. Rappelant que le secteur représente 14 millions d’emplois directs et indirects en Europe, l’Acea a « appelé à des actions fortes et coordonnées aux niveaux nationaux et européen, pour fournir un soutien immédiat en liquidités aux constructeurs, à leurs fournisseurs et aux distributeurs ». Les mesures de chômage partiel ou de prêts garantis déjà annoncées sont plus que bienvenues. De même aux Etats-Unis, les constructeurs soutiennent les mesures de liquidité évoquées, de prêts garantis ou de report d’échéances fiscales.

Les constructeurs songent aussi à la sortie de crise, réclamant des plans de soutien de la demande, via des bonus ou des primes à la conversion. « L’Europe doit se préparer à stimuler le redressement de notre secteur, qui sera un contributeur clé à une reprise accéléré de l’économie européenne dans son ensemble », insiste l’Acea. Le plan sur lequel travaille la PFA (Plateforme Automobile), qui représente la filière française, répond exactement aux mêmes préoccupations.

Source : ECHOS (30/3/20)

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