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France

Les routiers se mobilisent contre le dumping social

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Une centaine de poids lourds ont bloqué la rocade de Rennes le 19 mars afin de dénoncer la « concurrence déloyale » et le « cabotage illégal » d’entreprises de transport étrangères. Cette première action menée à l’initiative de l’Otre (Organisation des PME du transport routier) pourrait en annoncer d’autres dans les jours qui viennent. A l’occasion du SITL (Salon international du transport et de la logistique de Paris), qui se tiendra du 22 au 25 mars, les transporteurs comptent mettre la pression sur le gouvernement, à qui ils demandent la mise en place d’une campagne de contrôles contre le cabotage illégal.

« L’exaspération est réelle, le secteur souffre depuis trop d’années du dumping social en provenance des pays de l’Est, phénomène largement renforcé par les pratiques de cabotage illégales », explique aux Gilles Mathelié-Guinlet, secrétaire général de l’Otre. Le marché français du transport serait ainsi confronté à l’afflux massif de transporteurs à bas coût, profitant des conditions sociales et salariales en vigueur dans leur pays d’origine. Cette présence est renforcée par la pratique abusive et illicite du cabotage, règle européenne permettant aux transporteurs internationaux d’effectuer un maximum de trois opérations domestiques (enlèvements, livraisons, etc.) en sept jours. Cet abus serait à l’origine de la présence de 7 camions étrangers sur 10 sur les routes françaises, d’après l’Otre. Pour mettre fin à ces pratiques, le syndicat patronal attend du gouvernement une forte campagne de contrôle des transporteurs étrangers, passant par une augmentation des contrôles et de leur sévérité, allant jusqu’à l’immobilisation systématique des véhicules.

Au-delà, c’est sur une révision des règles européennes à plus long terme que souhaite travailler la FNTR (Fédération nationale des transporteurs routiers), principale organisation du secteur. Selon Nicolas Paulissen, son délégué général, « c’est la règle même du cabotage qui doit être revue et qui doit évoluer de 3 opérations sur 7 jours à une opération sur 3 jours ».

A ce jour, la réponse du gouvernement français dans le cadre de la loi Macron a consisté à durcir les règles de détachement des chauffeurs routiers, ce qui permet d’appliquer le droit social français à ces opérations de cabotage. Une évolution bien perçue par l’Otre, qui souhaite néanmoins une réponse immédiate en termes de contrôles. « Le temps politique est plus long que le temps économique », déplore Gilles Mathelié-Guinlet. (ECHOS 21/3/16)

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