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France

Les industriels se demandent comment passer ce cap de la transition énergétique

Analyse de presse de 14H00 - Le #PFA - #Prévisions - #Renault - #Valeo
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Si la part des véhicules électriques doit atteindre 25 % du marché en Europe en 2030, la question est de savoir comment passer ce cap de la transition énergétique pour les industriels. Elle a été posée le 2 décembre dans le cadre de la journée de la filière automobile organisée par la PFA. Pour Xavier Mosquet, associé du BCG Consulting group, les prévisions de marché sont inquiétantes après une forte période de croissance ces dix dernières années et plus généralement depuis 30 ans en Europe et 70 ans aux Etats-Unis. « Nous avons fait le plein de croissance naturelle dans ces deux régions et nous nous attendons à un ralentissement des marchés, à la fois à cause de facteurs macro-économiques, mais aussi lié à l’évolution classique du cycle économique du marché auto », a-t-il analysé. Le directeur associé du BCG anticipe une baisse comprise entre 9 % et 15 % aux Etats-Unis et entre 5 et 9 % en Europe. Une prévision de marché que Jean-Dominique Sénard, président de Renault, estime cohérente, alors que Jacques Aschenbroich, président de Valeo, la trouve surestimée. Ce dernier pense d’ailleurs que l’alerte et les difficultés sont plutôt à attendre en 2021. « Le chiffre d’affaires de l’année prochaine est fait, 80 % sont atteints sur 2021 et 40 % en 2022, mais l’on ne sait pas dire la taille du marché, qui ne peut plus s’envisager que d’un point de vue européen, a minima », estime le président de l’équipementier.

Si des divergences existent sur les dates de retournement du marché, les industriels s’accordent cependant sur sa transformation et son avenir, qui passe par l’électrification sous toutes ces formes. Il y a dix ans, lors de la crise de 2009, les entreprises qui ont réussi leur transformation ont continué à rechercher une zone de croissance qui existe toujours en Chine ou en Inde. Elles ont continué à travailler la rotation du capital et améliorer leur marge. En ce sens, « la baisse du prix des batteries des véhicules électriques constitue la bonne nouvelle de cette analyse du marché », a déclaré M. Mosquet. Alors que le BCG anticipait, en 2017, un prix de batteries de 126 dollars par kWh, celui-ci devrait être proche de 95 dollars, « ce qui veut dire que le point d’équilibre entre l’achat d’un véhicule électrique et un véhicule thermique se situe aux alentours de 2022-2023 selon le prix de l’électricité à cette période ». Le directeur associé du cabinet estime qu’en 2030, la part des véhicules électrifiés dans le monde atteindra 51 % (y compris l’hybridation légère), dont 18 % de véhicules électriques et 6 % d’hybrides rechargeables. A cette date également, la part des véhicules 100 % électriques devrait atteindre 25 % en Europe.

Mais que faire entre 2020, où une baisse du marché est envisagée (entre 5 % et 10 % de baisse dans les deux années à venir), et 2022, où le véhicule électrique devrait véritablement tirer l’industrie ? Et surtout, a souligné Félicie Burelle, directrice générale déléguée de Plastic Omnium, « même si nous nous inscrivons en faveur de la transition énergétique, qui va acheter ces voitures ? ». Selon Xavier Mosquet, nous sommes proche du moment où le consommateur va s’emparer de ce marché électrique mais, si l’on veut atteindre cette croissance, l’industrie a besoin de deux à trois ans de visibilité. D’autant que 300 milliards de dollars ont été investis dans le véhicule électrique. « Nous parlons effectivement d’investissements massifs dans les technologies. Mais nous ne parlons pas assez des investissements massifs en formation qu’il va falloir mettre en œuvre pour réussir cette transition », a précisé M. Sénard.

Source : JOURNALAUTO.COM (2/12/19)

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