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Les Français et la voiture : tout ce qui a changé en dix ans

Analyse de presse de 14H00 - Le #AAA DATA - #Diesel - #Electrique - #Essence - #Etude - #Occasion
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Entre 2010 et 2019, les Français ont profondément changé leur rapport à la voiture. Le réseau Data+ Local, dont fait partie Le Parisien, dégage les tendances majeures de ces mutations en s’appuyant sur les données de AAA Data.

Depuis le « dieselgate », la chute du diesel est devenue inexorable. En 2010, 63 % des véhicules vendus aux particuliers roulaient au gazole. L’an dernier, cette part s’est effondrée, tombant à 22 %. Par un effet de vases communicants, c’est l’essence qui a pris (en partie) la place laissée vacante par le diesel, passant de 31 % à 69 % du marché sur la même période.

L’électrique n’a pas réussi à percer durant la dernière décennie. Trop chère, pourvue d’une autonomie et d’un réseau de bornes de recharge largement insuffisants, la voiture électrique est passée de 0 % des ventes en 2010 à 2 % en 2019. La donne pourrait néanmoins changer cette année avec l’entrée en vigueur du nouveau système d’homologation des voitures neuves, exposant les constructeurs à de très fortes amendes s’ils dépassent les seuils. Leur parade consiste à proposer plus de véhicules électriques dans leurs offres afin de contrebalancer les émissions de leurs autres modèles.

La montée en puissance de l’occasion, au détriment du neuf, constitue un autre bouleversement majeur de la période 2010-2019. Le marché du neuf ne représente en effet plus que 45 % du total des immatriculations, ce qui représente une érosion de cinq points en quatre ans. En 2019, 3,3 % des ménages français ont ainsi fait l’acquisition d’un véhicule tout droit sorti d’usine. Il y a trente ans, ils étaient 7 %. La principale raison est financière. Le prix moyen d’une voiture neuve n’a en effet cessé de croître, rendant ainsi son acquisition de plus en plus difficile pour une part grandissante de la population. En euros constants, le prix moyen, qui étaient de 13 389 euros en 1953 et de 10 820 euros en 1968, n’a cessé de grimper. Pour dépasser le montant astronomique de 26 000 euros en 2019, d’après l’Argus. D’où un âge moyen des acquéreurs de voitures neuves, passé en dix ans de 51,3 ans à 55,4 ans. En comparaison, la voiture moyenne d’occasion coûte 10 000 euros de moins. Avec, si elle est achetée dans un réseau spécialisé ou ceux développés par les constructeurs eux-mêmes, des niveaux de garanties comparables au neuf. Résultat : le marché de l’occasion a encore battu des records l’an passé. Avec 5,7 millions de véhicules vendus, il pèse désormais presque trois fois plus lourd que le marché du neuf (2,2 millions).

Par ailleurs, les véhicules à bas coûts, notamment représentés par la marque Dacia, se sont imposés. Leur clientèle se partage à peu près équitablement entre les ménages à budget contraint et ceux, plus aisés, qui refusent de consacrer autant de moyens qu’auparavant à l’acquisition d’une voiture. En 2018, le cap du million de Dacia vendues dans l’hexagone a même été franchi.

Enfin, face à cet engouement pour le « low-cost », on note celui suscité par les « SUV », ces gros véhicules à l’allure de baroudeur. En dix ans, le véhicule de loisir a conquis plus de 40 % de parts de marché. Dans le monde, mais également en France, pas un constructeur ne prendrait aujourd’hui le risque de ne pas en proposer dans son catalogue.

Source : PARISIEN (13/2/20)

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