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Les équipementiers automobiles profitent du durcissement des normes antipollution

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Alors que les constructeurs d’automobiles n’en finissent pas de subir les secousses du « dieselgate » – facture de plus de 25 milliards d’euros pour Volkswagen, enquêtes en cours chez Fiat-Chrysler notamment -, les équipementiers européens, eux, se frottent les mains. Dès septembre 2017, ils vont profiter d’un net durcissement des réglementations antipollution, avec l’arrivée de la norme Euro-6.2, qui va limiter davantage les émissions d’oxydes d’azote (NOx) et consacrer l’arrivée de nouveaux tests d’homologation, plus réalistes (RDE). Cette mesure aura pour effet de généraliser progressivement sur les nouveaux véhicules la technologie de dépollution SCR, qui requiert un catalyseur, un calculateur et un produit ad hoc, option déjà adoptée par certains constructeurs, dont le Groupe PSA. « Elle devient incontournable », indique Jean-François Bérard, vice-président R&D de Plastic Omnium. Renault, qui avait fait le choix d’une technologie alternative moins coûteuse et moins efficace – le LTE, ou « piège à NOx », va devoir basculer à partir de 2018. Volkswagen, Nissan, Ford, Opel et Mazda se convertissent également.

En 2016, d’après le cabinet spécialisé Integer, seules 2,44 millions de voitures particulières étaient équipées de ce système en Europe. En 2025, plus de 30 millions intégreront le dispositif, prévoit la même source. Cela représente un joli pactole quand on sait que le système complet SCR coûte entre 400 et 500 euros par véhicule. Outre les allemands Continental et Bosch, ce sont les équipementiers français qui tirent leur épingle du jeu. Et notamment Plastic Omnium, qui conçoit l’unité de contrôle et le réservoir, soit les deux tiers de la valeur du système SCR, selon Natixis. Dans ses présentations, l’équipementier indique déjà détenir, en 2016, 17 % d’un marché de 6 millions de SCR par an. En 2020, Plastic Omnium vise 26 % d’un marché qui devrait atteindre 11 millions d’unités, soit un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros à cet horizon, doublé par rapport à 2016. Faurecia est aussi à l’affût. Alors que les systèmes SCR sont aujourd’hui alimentés par une solution liquide – l’AdBlue -, l’équipementier parie sur une solution solide, développée par la société danoise Aminex, qu’il a rachetée en décembre. L’intérêt de la technologie : elle fonctionne à des températures plus basses et s’avère donc plus efficace, tout en étant plus légère. « Nous serons prêts à l’horizon 2018 », précise Christophe Schmitt, le patron de Faurecia Clean Mobility.

Les équipementiers vont aussi profiter d’autres changements réglementaires. Pour lutter contre les rejets de dioxydes d’azote, de nouvelles technologies sont en préparation, comme l’EGR basse pression – qui permet de récupérer les gaz plus loin dans la ligne d’échappement – ou l’injection d’eau, sur laquelle planchent Bosch ou Plastic Omnium. Autre relais de croissance très attendu, les filtres à particules pour voitures à essence. Ceux-ci vont devenir quasi incontournables à partir de la norme Euro-6.2, afin de contrer la hausse des particules fines provoquée par les techniques d’injection directe utilisées par les constructeurs. A raison de 30 à 50 euros par véhicule, le marché est non négligeable. « Tous les constructeurs sont en train de s’équiper », confirme Christophe Schmitt, de Faurecia, qui équipe la Mercedes Classe S. « On va assister à un renchérissement très net des coûts de réglementation », renchérit Jean-François Bérard, de Plastic Omnium. Selon Faurecia, le coût des systèmes antipollution pour les véhicules à essence va ainsi passer de 120 à 280 euros d’ici à 2020. (ECHOS 7/2/17)

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