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France

Les enjeux du Brexit pour l’industrie automobile

Analyse de presse de 14H00 - Le #Brexit - #CCFA - #PFA
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Dans l’attente d’une décision politique sur une date de sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, une rencontre organisée le 9 avril par le CCFA a montré le désarroi de l’industrie automobile. « Nous restons très inquiets. L’interaction entre les marchés britannique et européen reste très forte. Il ne faut pas oublier que plus de 1 000 camions transitent chaque jour de part et d’autre de la frontière », a déclaré Marc Mortureux, directeur général de la PFA. « Nous devons nous préparer au pire », a estimé Hugues de Franclieu, chef du bureau de la politique commerciale et du soutien à l’export au ministère de l’Economie et des Finances. « Le Hard Brexit (le départ brutal du Royaume-Uni de l’Union européenne sans transition) entraîne une fin de reconnaissance mutuelle. C’est une situation très délicate pour les secteurs qui ont des chaînes de valeur ajoutée très intégrées comme l’automobile, l’agroalimentaire, la pharmacie, etc. », a-t-il expliqué.  Selon toute vraisemblance, un Brexit « non négocié » conduirait à rétablir les usages commerciaux mondiaux entre les pays qui n’ont pas d’entente. Soit 10 % de droits de douane, à l’importation comme à l’exportation. Ces fameux 10 % de coûts supplémentaires directs sont un véritable repoussoir pour l’industrie automobile dans son ensemble : « Si les prix augmentent de 10 %, la demande devrait baisser d’autant », a expliqué Gaëtan Toulemonde, analyste automobile pour le compte de la Deutsche Bank, tout en précisant qu’une dévaluation de la livre sterling n’était pas inenvisageable pour contrecarrer cet effet. « Mais les deux Français [Renault et le Groupe PSA] devraient s’en sortir mieux que les autres. Le Brexit devrait avoir 100 à 200 millions d’euros d’impact pour Renault, le double pour PSA, mais 800 millions pour Jaguar Land Rover », a souligné l’analyste.

Deux impacts principaux ont d’ores et déjà été anticipés : le rétablissement des droits de douane (en cas de no-deal) et le retour aux barrières réglementaires. Il semble d’ores et déjà acquis que les droits de douane sur environ 87 % des importations dans le Royaume-Uni seront ramenés à 0. Les équipements et pièces automobiles font partie de ce no-tax, mais les voitures font partie des 13 % de produits restant auxquels seront appliqués 10 % de taxes ; taux habituel pour tous les pays avec lesquels des accords commerciaux ont été signés.

Pour autant, les pièces automobiles subiront une hausse du prix même si elles sont incluses dans la masse des importations sans droits de douane. En effet, les barrières réglementaires réintroduites généreront un coût direct ou indirect que les équipementiers devront intégrer dans leurs prix. « Nous considérons une élasticité prix-demande suite à la hausse des taxes de 1 pour 1 », a précisé M. Toulemonde, analyste à la Deutsche Bank. « Ainsi, lorsque les prix augmentent de 10 %, la demande baisse dans la même proportion. Le marché britannique pèse 2,4 millions de véhicules neufs, soit 17 % du marché européen. Environ 1,8 million véhicules sont importés du continent et 700 000 produits sur le sol britannique partent pour l’export. Ce qui va générer environ 5 milliards de taxes supplémentaires, soit 5 % du résultat d’exploitation des constructeurs européens en impact direct », a-t-il encore déclaré.

Source : JOURNALAUTO.COM, LARGUS.FR (9/4/19), LATRIBUNE.FR, AUTOACTU.COM, CHALLENGES.FR (10/4/19)

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