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Les constructeurs d’automobiles ont investi 181 milliards d’euros en 2016

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Malgré une santé recouvrée, les constructeurs d’automobiles sont actuellement confrontés à l’envolée de leurs dépenses, relève une étude du cabinet AlixPartners, selon laquelle les industriels du secteur affichent en ce moment des performances économiques jamais vues depuis dix ans – grâce à la croissance du marché chinois, d’abord, et à leurs restructurations, aussi. Concrètement, les groupes américains ont doublé leur rentabilité par rapport à la période 2007-2009, de même que les asiatiques, tandis que les européens n’ont gagné « que » 50 % – le tout pour une marge opérationnelle globale de 6,2 % en 2016. L’an dernier, la recherche-développement et les dépenses industrielles du secteur ont atteint 181 milliards d’euros, sur un chiffre d’affaires global de 1 650 milliards.

Malgré une santé recouvrée, les constructeurs d’automobiles sont actuellement confrontés à l’envolée de leurs dépenses, relève une étude du cabinet AlixPartners, selon laquelle les industriels du secteur affichent en ce moment des performances économiques jamais vues depuis dix ans – grâce à la croissance du marché chinois, d’abord, et à leurs restructurations, aussi. Concrètement, les groupes américains ont doublé leur rentabilité par rapport à la période 2007-2009, de même que les asiatiques, tandis que les européens n’ont gagné « que » 50 % – le tout pour une marge opérationnelle globale de 6,2 % en 2016. « La crise a appris beaucoup de choses aux constructeurs, à commencer par les marques généralistes. Ils ont compris qu’ils devaient réduire leurs coûts fixes de structure et compacter leurs usines », constate Laurent Petizon, spécialiste de l’automobile chez AlixPartners, précisant que les constructeurs, dans leur ensemble, ont désormais besoin de 45 salariés pour 1 000 véhicules vendus, contre 48 en 2012.

A ce jeu-là, Nissan, le Groupe PSA et Ford se sont d’ailleurs distingués, le trio étant sous la barre des 30 salariés pour 1 000 voitures. La pression exercée par Carlos Tavares depuis trois ans chez PSA, qui a réduit ses effectifs et qui a fait passer ses usines françaises à une seule ligne, n’aura donc pas été vaine. En revanche, les marques de haut de gamme sont au-delà des 50, Jaguar Land Rover (73) et Tesla (244) fermant la marche. Salutaires pour certains constructeurs, les effets de ce sévère régime s’avèrent néanmoins contrebalancés par l’embonpoint croissant des investissements liés à la voiture autonome, électrique et connectée. L’an dernier, la recherche-développement et les dépenses industrielles du secteur ont atteint 181 milliards d’euros, sur un chiffre d’affaires global de 1 650 milliards. Cela représente de 2 000 à 2 500 euros par voiture grand public, et de 4 000 à 4 500 euros pour les modèles de haut de gamme – le pompon revenant à Jaguar Land Rover, qui dépense 7 317 euros par véhicule.

Mais plus que les dépenses capacitaires dans les sites de production, c’est la R&D qui coûte cher aux constructeurs : en 2016, le ratio moyen R&D/revenus était de 5,8 %, contre 5,1 % en 2012.

Dire que les choses ne devraient pas s’arranger est un euphémisme. Depuis deux ans et le début du scandale du diesel, les cartes ont été rebattues et nul ne sait vraiment ce que sera le marché dans dix ou quinze ans, d’autant que les décisions politiques risquent fort de complexifier encore la donne. D’après le cabinet américain, les moteurs 100 % électriques et les moteurs hybrides représenteront 40 % du marché automobile européen en 2030, les moteurs à essence, 26 %, et les organes diesel, 9 %. « Si on veut concevoir toutes ces motorisations, cela revient horriblement cher », souligne Laurent Petizon, qui ajoute que les états-majors des constructeurs doivent arbitrer entre la rénovation des usines, l’instauration de plateformes communes et les autres budgets de R&D. Avec une épée de Damoclès : avoir des comptes suffisamment solides pour encaisser le prochain retournement du marché mondial. (ECHOS 13/7/17)

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