Fermer
France

Le véhicule autonome est encore un « vaste chantier » pour les assureurs

Le #Assurance - #PSA - #Voiture autonome
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

Le véhicule autonome est un « vaste chantier » pour les assureurs avec pour question centrale la responsabilité entre le conducteur et la machine. « La nouveauté du véhicule autonome, c’est de déterminer qui était en charge de la conduite au moment de l’accident », souligne Jean-François Huère, délégué chez PSA aux nouvelles mobilités, véhicules connectés et autonomes. L’installation d’un enregistreur de données au coeur du véhicule (un peu comme les « boîtes noires » dont sont équipés les avions) est une solution envisagée. « Cela va probablement être réglementaire », avance M. Huère qui y voit « un intérêt pour tous ».

Une normalisation des technologies en Europe permettrait également de mieux s’y retrouver, indique de son coté Stéphane Pénet, directeur des assurances de biens et de responsabilités à la Fédération française de l’assurance (FFA), mentionnant l’existence de travaux sur la question à l’échelle européenne.

Concernant le cadre réglementaire, défini par les conventions de Vienne et de Genève, le principe du conducteur responsable prévaut. Il demeure adapté aux véhicules semi-autonomes actuels, dotés de systèmes d’aide à la conduite (ADAS), qui requièrent en cas de problème la reprise en main immédiate du chauffeur. En revanche, la question de son évolution se posera une fois le véhicule 100 % autonome prêt pour le grand public. Pour le mastodonte européen de l’assurance Allianz, la notion de responsabilité devra évoluer dans la réglementation pour bâtir des contrats adaptés au véhicule autonome. L’assurance « sera-t-elle attachée seulement au véhicule ? Au conducteur ? Ou bien est-ce qu’il y aura un mix des deux ? », s’interroge François Nedey, directeur technique assurances de bien et de responsabilités du groupe, émettant l’hypothèse d’une « responsabilité sans faute » pour le conducteur. D’ores et déjà, Allianz, qui anticipe qu’environ un tiers des véhicules seront partiellement ou totalement automatisés d’ici 2035, a lancé cet été en France un contrat dédié aux véhicules semi-autonomes avec à la clé une réduction de la prime d’assurance. Le groupe prévoit également une baisse de la fréquence des sinistres pouvant engendrer un gain net de l’ordre de 10 % à 20 %, en dépit d’une augmentation du coût moyen de la réparation.

Néanmoins, « une voiture autonome truffée de capteurs coûte cher », rappelle M. Huère. Majoritairement maîtres d’oeuvre de l’élaboration technologique des véhicules, les constructeurs pourraient voir leur responsabilité plus souvent mise en cause par les assureurs. « Les constructeurs automobiles auront peut-être intérêt à aller plus largement sur le marché de l’assurance automobile, notamment ceux qui ont déjà des bras armés assurantiels », analyse Daniel Dadoun, associé spécialiste des institutions financières et assurances pour le cabinet de conseil AT Kearney. « Si leur responsabilité est plus souvent engagée », les constructeurs « pourront être tentés d’en faire une opportunité en orientant les réparations vers leurs propres ateliers, qui souffrent aujourd’hui de la baisse des sinistres et de l’orientation des assurés vers des réseaux agrées par leurs assureurs », poursuit-il.

En 2015, le secteur de l’assurance automobile représentait 20,5 milliards d’euros de cotisations en France. (AFP 20/12/16)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.