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France

Le sénateur Louis Nègre estime contreproductive l’interdiction des véhicules diesel en centre-ville

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Président du groupe de travail « mobilité et transports » d’une commission du Sénat, le sénateur de l’opposition Louis Nègre appelle à la neutralité technologique et condamne la stratégie de la maire de Paris Anne Hidalgo consistant à supprimer les véhicules diesel, même les plus récents, de la capitale, l’estimant contreproductive.

Le groupe de travail « mobilité et transports » de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat a rendu le 8 juin ses recommandations sur le sujet des véhicules diesel. « Nous entendons deux discours, celui de ceux qui expliquent que les moteurs diesel récents sont propres et celui de ceux pour qui cette technologie est une catastrophe sanitaire. Nous ne pouvons pas avoir une approche aussi manichéenne », a souligné le président du groupe de travail Louis Nègre (Les Républicains). « Il faut décarboner notre parc circulant, mais nous sommes dans une période de transition et en attendant que les véhicules électriques et à hydrogène soient techniquement et industriellement développés, il faut appliquer la neutralité technologique », a-t-il insisté. En d’autres termes, les politiques visant à interdire les véhicules diesel, même les plus récents, ne sont pas pertinentes. « Je n’aime pas que l’on nous entraîne à regarder une partie de la pollution dans un bol de pollution. Les diesel récents ne sont pas plus polluants que les véhicules à essence modernes à injection directe et une bonne partie de la pollution automobile provient également des particules issues du freinage et des pneumatiques », a expliqué le sénateur, faisant référence à la volonté d’Anne Hidalgo, la maire de Paris, d’éradiquer le diesel de la capitale à partir de 2020. « Interdire les véhicules diesel en centre-ville, même les plus récents, comme cela a été proposé, pourrait s’avérer contre-productif, si cela devait conduire à les remplacer par des véhicules à moteur à essence à injection directe », a souligné le sénateur dans ses recommandations. Il a rappelé que ces véhicules à essence de nouvelle génération émettaient des particules et qu’il faudrait attendre l’entrée en vigueur de la norme Euro-6 b (en 2017) avant que le problème des particules soit traité. « Cet ajustement de la norme devrait conduire à une diminution de leurs émissions de particules primaires. Mais ces moteurs à essence […] restent un sujet de préoccupation pour leur rôle dans la production de particules secondaires, les aérosols organiques secondaires », a précisé M. Nègre.

Si le sénateur prône cette neutralité technologique, et cela également dans le décret visant à définir les véhicules à faibles émissions qui se fait attendre, il n’écrit rien en revanche sur l’application de cette neutralité à la fiscalité. « Ce n’était pas le sujet du rapport mais si la question est ‘suis-je favorable à une fiscalité identique sur le diesel et l’essence’, ma réponse est oui », a-t-il indiqué, ajoutant que cela devait même aller plus loin avec la mise en œuvre d’une véritable fiscalité écologique.

Pour Louis Nègre, une fiscalité écologique efficace aurait consisté à donner un prix élevé au carbone. « C’est un moyen de décarboner notre parc. Or, décaborner le parc existant doit être la priorité ». Le sénateur reste flou en revanche sur les autres moyens qui pourraient être mis en œuvre pour accélérer le renouvellement du parc. « Cela ne peut passer que par des mesures très coûteuses avec des primes à la casse, mais il faudrait que le gouvernement ait les moyens de ses ambitions », a-t-il estimé.

Le groupe de travail a également rendu quelques recommandations relatives à l’homologation des véhicules, l’actualité étant tenue par le problème des écarts de niveaux d’émissions des véhicules diesel relevées en laboratoire et en conditions réelles. Pour Louis Nègre, « il est impératif de remédier aux failles de la réglementation européenne en encadrant davantage le recours aux dispositifs d’invalidation, même dans le cas où ils sont justifiés par la nécessité de protéger le moteur ».

Il a également recommandé de « mesurer la proportion de NO2 parmi les NOx émis, puisque c’est le NO2 qui est néfaste pour la santé ». Enfin, il a préconisé de faire réaliser « des contrôles réguliers de la conformité de la production [avec les normes] et de la conformité en service pour éviter de nouvelles optimisations de la réglementation de la part des constructeurs ». En d’autres termes, il a recommandé un contrôle du niveau d’émissions déclaré sur la ligne de production et sur les véhicules en circulation à l’aide d’un PEMS (un équipement de mesure portatif), précise AUTOACTU.COM (9/6/16).

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