Fermer
Etats-Unis

Le scandale des sacs gonflables Takata prend une ampleur inédite aux Etats-Unis

Le #Rappel De Véhicule - #Sac gonflable
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

Le scandale des sacs gonflables Takata défectueux, lié à 11 décès sur le globe, s’est encore amplifié le 4 mai aux Etats-Unis, où il était déjà à l’origine de la plus vaste opération de rappels de l’histoire automobile américaine. 35 à 40 millions de coussins gonflables supplémentaires devront être réparés dans les trois prochaines années et viendront s’ajouter aux 28,8 millions de rappels déjà ordonnés aux Etats-Unis, a annoncé l’agence de sécurité routière américaine (NHTSA). Dans une hypothèse haute, près du quart du parc automobile américain sera concerné par cette opération inédite, qui porte à quelque 100 millions le nombre de rappels de sacs gonflables Takata dans le monde et qui pourrait mettre en jeu la survie financière de l’équipementier japonais.

« Les airbags ont sauvé des milliers de vies et continueront de le faire. Mais les Américains ont le droit d’être convaincus que ce dispositif de sécurité les protégera eux et leurs proches en cas d’accident », a déclaré l’administrateur de la NHTSA Mark Rosekind, lors d’une conférence de presse. La précision n’est pas fortuite. Au cours des dernières années, certains sacs gonflables Takata équipés de gonfleurs au nitrate d’ammonium se sont révélés être de potentielles sources de danger en explosant après une collision parfois mineure et en projetant des fragments sur le conducteur ou le passager. En dépit de plusieurs mois de recherche, les autorités américaines n’ont pas pu établir la cause fondamentale de l’avarie, mais ont identifié deux facteurs à risque pouvant conduire à la rupture des dispositifs : leur ancienneté et une longue exposition à une très forte humidité. Le bilan est encore provisoire, mais cette avarie est déjà liée à 11 morts accidentelles dans le monde, dont 10 aux Etats-Unis, et à plusieurs centaines de blessés. Ces faits valent à Takata d’être sous le coup d’une enquête pénale aux Etats-Unis.

Dans un communiqué, Takata affirme avoir accepté de coopérer avec les autorités pour faciliter ces nouveaux rappels, même s’il tente de minimiser les risques. Le groupe dit ainsi ne pas « avoir été informé » d’une rupture de coussin gonflable sur les véhicules concernés par ces nouveaux rappels et assure qu’aucune donnée scientifique n’indique que ces voitures présenteraient « un risque particulier ». Il rappelle également que la « grande majorité » des sacs gonflables qu’il produit actuellement contiennent un produit dessiccatif anti-humidité censé atténuer les risques de ruptures de sac gonflable.

Les éventuelles réparations s’annoncent en tout cas fastidieuses alors que les fabricants peinent déjà à faire face à la demande de remplacement des coussins gonflables. Selon M. Rosekind, il faut « s’assurer que les fournisseurs comprennent les besoins et accélèrent leur production pour y faire face ». Pour l’heure, seuls 8,2 millions d’airbags ont été réparés aux Etats-Unis, selon la NHTSA.

Cité dans le communiqué, le président de Takata, Shigehisa Takada, assure que son groupe « continuera de dédier des ressources importantes » pour accélérer le taux de de réparation aux Etats-Unis. (AFP 4/5/16)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.