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Le marché des poids lourds montre ses premiers signes de reprise

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Après trois ans de crise, les commandes de poids lourds repartent à la hausse. Les immatriculations ont bondi de 18,7 % en avril, en rupture avec la tendance à la baisse du début d’année (- 8 % sur le premier trimestre). C’est une première depuis le passage à la norme Euro-6 en janvier 2014. « Entre la faiblesse de l’euro, les prix du gazole et les taux de financement particulièrement bas, un certain nombre d’indicateurs ont aidé nos clients transporteurs », constate Marc Martinez, directeur général de Man Truck & Bus en France.

Ce redémarrage pourrait résulter du léger frémissement de la consommation et d’une meilleure visibilité, qui inciterait les transporteurs à renouveler leur flotte. « C’est conforme à nos anticipations. La conjoncture s’améliorant, les ménages consomment un peu plus, ce qui stimule le besoin de transport », indique Béatrice Plat, directeur associé du Bipe. Par ailleurs, le marché a maintenant encaissé le choc du passage à la norme Euro-6, qui lui a imposé une nouvelle réduction des émissions. Début 2014, les ventes s’étaient effondrées, car les clients avaient anticipé leurs achats en 2013 pour éviter de payer un surcoût lié à la mise aux normes des moteurs.

Maintenant que ce trou d’air est passé, le Bipe table sur un marché français de 41 000 unités en 2015, en légère amélioration par rapport à 2014 (+ 8 %). Ce niveau reste inférieur au rythme de croisière du marché français, estimé autour de 45 000 véhicules, et surtout bien en dessous du boom des années 2005 à 2008, où il se vendait plus de 50 000 poids lourds chaque année en France.

D’où la prudence des professionnels face à ces premiers signes de reprise. « Quand nous discutons avec nos clients transporteurs, nous n’avons pas le sentiment que c’est l’euphorie », témoigne Thierry Kilidjean, directeur général délégué d’Iveco France. En outre, tous les segments de marché ne sont pas concernés par l’embellie. « Les camions de 6 à 15 tonnes restent encore en baisse. Cela touche au transport régional et à la distribution urbaine, notamment. Les difficultés persistent dans le segment des travaux publics », détaille-t-il.

Chez Volvo, on parle d’ « optimisme contrôlé ». « Le marché n’est pas en train d’exploser. On sent que le niveau de confiance s’améliore, mais on reste pour l’instant sur une demande de renouvellement », explique Jean-Claude Bailly, directeur général des activités camions du groupe Volvo en France. Le groupe suédois, propriétaire de Renault Trucks, a annoncé la semaine dernière un nouveau projet de restructuration portant sur 591 suppressions de postes, essentiellement dans les services administratifs. L’entreprise venait tout juste de boucler un plan de sauvegarde de l’emploi entérinant le départ de 1 500 personnes.

Malgré tout, les industriels veulent croire que ce rebond marque le début d’un cycle de croissance. Les ventes pour 2016 sont estimées entre 42 000 et 45 000 unités. « La reprise dans le camion va se poursuivre en 2016, en ligne avec notre scénario de croissance progressive du PIB », estime le Bipe. (ECHOS 6/5/15)

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