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Le marché automobile pourrait chuter de plus de 20 % cette année

Analyse de presse de 14H00 - Le #AlixPartners - #Coronavirus - #Etude - #Prévisions
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Le cabinet de conseil américain AlixPartners a publié le 24 mars une étude sur les conséquences potentielles de la crise sanitaire mondiale due au coronavirus sur l’industrie automobile en 2020. Les experts envisagent trois scénarios : un premier dit de « reprise rapide », conduisant à une baisse annuelle des ventes mondiales de 8 % à 12 % avec un rebond en fin d’année ; un deuxième de « déclin global », débouchant sur une réduction de 14 % à 18 % du marché ; et enfin un scénario de « récession globale », dans lequel le marasme s’installerait dans la durée et conduirait à une diminution de l’activité de 20 % à 25 % cette année. Des données à comparer avec une étude de la société de notation financière Standard & Poor’s, qui prévoit une baisse du marché automobile mondial de 15 % en 2020 (passage de 90 à 78 millions de voitures vendues dans l’année).

« L’option autour de – 20 % est malheureusement la plus probable si l’épidémie n’est pas sous contrôle suffisamment rapidement », souligne Laurent Petizon, directeur général de la branche française d’AlixPartners. « Le scénario médian reste possible à condition que les Etats nord-américains et européens réagissent vite et fort à la fois dans leur lutte contre le coronavirus et dans leur soutien à l’industrie. Quant au scénario ‘optimiste’, il est aujourd’hui le moins probable compte tenu de l’évolution actuelle de la situation », ajoute-t-il.

Car le constat au bout d’un trimestre est déjà lourd. En Chine, premier marché avec un tiers des ventes mondiales, les dégâts sur l’activité ont été énormes : une production en baisse de 80 % en février et pas loin de 60 % en mars, toujours selon les estimations d’AlixPartners. Mais une reprise timide est déjà amorcée et la baisse dans l’empire du Milieu pourrait finalement osciller entre 7 % et 11 % sur l’année.

En Europe, les perspectives sont encore moins riantes : l’immense majorité des usines des constructeurs étant complètement l’arrêt depuis la fin de la semaine du 16 mars, la production automobile sur le Vieux Continent sera proche de zéro en avril. Quel que soit le scénario, la chute sera à deux chiffres pour l’Europe en 2020, et plus proche des – 20 % que des – 10 %, prédit AlixPartners. En Amérique du Nord, le cabinet envisage entre 8 % et 20 % de baisse, selon les cas de figure retenus.

« C’est une tempête qui arrive alors que les eaux de l’automobile étaient déjà agitées », avertit M. Petizon. « L’obsession à court terme va être de sauver la trésorerie. Ce qui implique de couper très vite toutes les dépenses qui ne sont pas essentielles à la survie de l’entreprise. Il ne faut pas oublier que l’industrie automobile est énormément consommatrice de cash. En haut de cycle, quand l’argent afflue, il n’y a pas de souci, mais en période de récession cela peut être beaucoup plus douloureux », ajoute-t-il.

Au total, dans le pire des cas, les constructeurs pourraient être privés de 90 milliards d’euros de flux de trésorerie, affirme AlixPartners. L’étude prévoit des programmes drastiques de réduction de coûts, voire de fermetures d’usines, et souligne le risque de banqueroute au cas où la dépression s’installerait. Elle pointe, en particulier, la fragilité des équipementiers et fournisseurs ayant des flux de trésorerie négatifs en raison d’investissements en cours. « L’existence de ces entreprises pourrait être menacée », écrivent les consultants.

Source : MONDE (26/3/20)

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