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France

Le dossier Mia Electric tourne à l’imbroglio juridique avec la région

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La Nouvelle-Aquitaine n’en a pas fini de solder les comptes de l’ancienne région Poitou-Charentes. Après l’épisode des retards de paiement, qui ont justifié la saisie de la Cour régionale des comptes, c’est le dossier Mia Electric qui a été brutalement rouvert. Le consortium Focus Asia GmbH, propriétaire du constructeur d’automobiles Mia Electric depuis 2013, réclame 26 millions d’euros de dédommagements pour « violation du pacte d’actionnaires » à la région Nouvelle-Aquitaine, fruit de la fusion des régions Aquitaine, Poitou-Charentes et Limousin.

Un rebondissement dans un feuilleton compliqué de la fin du carrossier Heuliez. Dédiée à la production de véhicules électriques et rebaptisée « Mia Electric », la société a été rachetée par Kohl, un industriel allemand, qui avait pris 88,3 % du capital, la région Poitou Charentes ayant 11,7 % du capital pour 5 millions d’euros. Ségolène Royal avait promis de sauver Heuliez et de bâtir une filière autour de la voiture électrique. Et si le groupe Kohl a investi quelque 50 millions d’euros, Mia n’avait, en 2013, vendu que 1 500 véhicules alors qu’il était question d’en produire 12 000 dès 2012. En 2013, l’entreprise de Cerizay passait aux mains du groupement d’investisseurs Focus Asia GmbH, qui mettait Michèle Boos, une Franco-Coréenne aux commandes. Celle-ci s’est ensuite retrouvée accusée de malversations lors de la liquidation prononcée l’année suivante. Ce qui n’empêche pas les dirigeants de Focus Asia GmbH de réclamer aujourd’hui des dédommagements à la région Nouvelle-Aquitaine par l’intermédiaire d’une longue lettre envoyée par le cabinet BMA Avocats. Les actionnaires de Mia Electric y reprochent en substance à Ségolène Royal d’avoir insuffisamment soutenu l’entreprise et préféré financer d’autres petites entreprises régionales, également spécialistes du secteur, comme Eco & Mobilité, Noun’ Electric ou Fabrique Régionale du Bocage à hauteur de 10 millions d’euros. Fragilisant du même coup Mia Electric.

Pour justifier de l’ampleur des dédommagements, les anciens actionnaires de Mia Electric assurent avoir perdu un marché de plusieurs dizaines de millions d’euros. A la région Nouvelle-Aquitaine, personne ne s’est exprimé, sinon pour dire que « le dossier est entre les mains du service juridique ». Le président Alain Rousset, en réponse à une question en séance plénière en début de semaine, n’a pas écarté l’idée d’avoir à provisionner de l’argent. Dans le même temps, la région doit gérer le conflit avec l’ancienne présidente Ségolène Royal, qui menace de porter plainte pour diffamation sur la question des comptes et de l’audit du cabinet EY. (ECHOS 27/10/16)

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