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France

Le CNPA réclame le maintien des VO et du diesel dans le système de prime à la conversion

Analyse de presse de 14H00 - Le #CNPA - #Diesel - #Prime à la conversion
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Alors que le comité stratégique de la filière automobile doit se tenir le 12 juillet, Francis Bartholomé, président du CNPA (Conseil national des professions de l’automobile), a adressé une lettre au Premier ministre Edouard Philippe. Dans celle-ci, il rappelle que l’écosystème des services de l’automobile au sens large rassemble 140 000 entreprises employant près de 500 000 salariés et qu’à ce titre, un peu de lisibilité fiscale serait la bienvenue. « Sur le terrain, les équipes comme leurs clients sont désemparés par une communication publique complexe, parfois très difficilement lisible », explique-t-il.

Dans la ligne de mire du CNPA, l’attitude des Pouvoirs publics face au diesel : en effet, il semble de plus en plus improbable que les objectifs de baisse de CO2 soient atteints à moyen terme, notamment en raison d’une faible représentation des véhicules électriques dans les immatriculations (1,8 % dans le bilan semestriel 2019). Or, « le diesel, dont l’image a été minée de manière excessive est, avec d’autres énergies, le carburant économique et social dont nous avons besoin, tant pour adresser les différentes attentes des clients selon leurs usages que pour atteindre nos objectifs en termes de réduction de CO2 », souligne M. Bartholomé. C’est pour cette raison que le CNPA réclame « une étude scientifique sur les émissions des véhicules thermiques en conditions réelles, seule possibilité de clarifier et d’équilibrer la stratégie sur une base objective ». Une étude d’impact est même indispensable afin d’évaluer la nécessaire dépréciation des stocks de véhicules diesel dans les réseaux de distribution, estime l’organisation.

Réduire l’assiette de la prime à la conversion semble être la solution envisagée par le gouvernement. D’après les derniers chiffres communiqués, 216 392 dossiers ont été déposés, dont 67 % concernent des véhicules d’occasion et 48 % des véhicules à essence. Pour Francis Bartholomé, le malus ne peut être la seule source de financement des aides, d’autant que la dynamique sociale de la prime à la conversion est bel et bien prouvée : 81 % des bénéficiaires sont des foyers non-imposables (10 % de plus qu’en 2018) et l’essence est choisie à parité avec le diesel comme énergie.

Source : JOURNALAUTO.COM (10/7/19)