Fermer
France

Le CNPA estime que la prime à la conversion profite surtout aux ménages urbains les plus favorisés

Analyse de presse de 14H00 - Le #CNPA - #Prime à la conversion
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

Victime de son succès, avec plus de 350 000 chèques signés, soit 100 000 de plus que l’année précédente, et 820 millions d’euros versés en 2019 (contre 596 millions d’euros initialement prévus), la prime à la conversion a été victime de son succès. D’ailleurs, le 1er août 2019, les conditions d’attribution de cette aide d’Etat ont déjà été largement restreintes. « Depuis cette date, près de 95 % des véhicules acquis grâce à la prime sont des véhicules électriques, hybrides rechargeables ou classés Crit’Air 1. Or cette part n’était que de 5 % l’année précédente », observe Francis Bartholomé, président du CNPA (Conseil national des professions de l’automobile).

Un changement radical dans le profil des véhicules concernés par la prime. Dans ces 95 %, la part du thermique demeure certes encore majoritaire, à 86 %. Mais ce sont forcément des motorisations à essence, estampillées Crit’Air 1, donc des véhicules qui ne sont généralement pas des entrées de gamme. Et surtout, l’électrique gagne du terrain, avec 13 % de part. Des véhicules toujours en moyenne 30 % plus chers que leur équivalent à moteur thermique. Reste l’hybride rechargeable, encore plus coûteux et qui, avec 0,7 % de part, peine toujours à séduire.

« Nous savons tous que le dispositif coûte bien plus cher que prévu. On peut se demander, au vu de ce changement radical de profil des véhicules qui en bénéficient, s’il n’a pas été intentionnellement détourné de son objet initial, un dispositif à visée sociale et environnementale, pour devenir une aide aux ménages urbains les plus favorisés », s’interroge M. Batholomé.

Regroupant près de 140 000 entreprises et 500 000 emplois, le CNPA souhaiterait que les pouvoirs publics mènent « une réflexion plus globale sur les dispositifs de soutien au renouvellement du parc automobile ». « L’achat d’une nouvelle voiture pourrait n’être qu’un moyen parmi d’autres, peut-être plus économiques. Une aide pourrait par exemple accompagner les réparations, afin de permettre aux propriétaires de conserver leur voiture, tout en la rendant moins polluante », souligne M. Bartholomé.

Source : PARISIEN (28/2/20)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.