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France

L’autopartage reste marginal en France

Analyse de presse de 14H00 - Le #Autopartage - #Etude
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D’après une enquête du bureau de recherche 6t publiée le 12 décembre, plus de la moitié des clients d’un service d’autopartage en boucle finissent par se passer de voiture individuelle. Mais les usages ne décollent pas, le marché restant très émietté.

L’étude de 6t, basée sur les réponses de près de 3 700 clients, se concentre sur les offres d’autopartage en boucle, qui permettent d’utiliser une voiture pour quelques heures ou un week-end, puis de le rapporter à son point de départ. Ce type de service existe depuis près de quarante ans, mais il reste beaucoup moins connu que celui en flotte libre, popularisé par feu Autolib’ , grâce auquel on emprunte un véhicule pour se rendre d’un point A à un point B en quelques minutes.

Pourtant, l’autopartage en boucle domine largement le marché français, « que ce soit en nombre d’opérateurs ou en villes desservies », pointe 6t. Et pour les agglomérations qui cherchent à réduire l’usage de la voiture individuelle, il s’agit d’un levier très efficace : 68 % des « autopartageurs » se sont séparés d’au moins une voiture, et 77 % de ceux qui l’ont fait avancent comme explication « que l’utilisation de l’autopartage était suffisante ». En clair, ces services amènent plus de la moitié de leurs clients à remiser au moins un véhicule.

S’ils franchissent le pas, c’est parce qu’ils disposent d’une alternative pour leurs trajets quotidiens. 52 % des autopartageurs d’Ile-de-France prennent tous les jours les transports en commun. Et 42 % de ceux qui habitent en province utilisent quotidiennement leur vélo. En parallèle, l’autopartage sert aux besoins ponctuels d’un véhicule, pour aller voir des amis ou faire des courses dans un centre commercial de périphérie : 44 % des trajets durent moins de 4 heures, indique l’étude.

Mais le secteur reste embryonnaire, et son impact demeure donc marginal à l’échelle du pays. En extrapolant les résultats de son étude, 6t estime que l’autopartage en boucle permet de réduire le parc automobile de 12 500 à 20 000 voitures. Une goutte d’eau par rapport aux 32 millions de véhicules immatriculés en France.

Ce décollage qui tarde à venir peut s’expliquer par l’extrême émiettement du marché. « Nous avons recensé 228 opérateurs d’autopartage dans le monde, rapporte Nicolas Louvet, fondateur et directeur de 6t. Sur ce total, 62 % sont présents dans une seule ville ! Cela s’explique : pour être rentable, l’autopartage demande une excellente connaissance du contexte local ».

Pour élargir enfin le marché, M. Louvet plaide pour la conquête de nouveaux publics (les jeunes retraités) et de nouveaux territoires (comme les banlieues). A court terme, « la poursuite des politiques contraignant l’usage des voitures dans les centres-villes est un levier efficace pour développer l’autopartage », estime-t-il.

Source : ECHOS (12/12/19)

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