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France

La vente de pièces de réemploi est désormais une nécessité pour les démolisseurs

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Environ 1,5 million de véhicules arrivent en fin de vie dans la filière des démolisseurs d’automobiles chaque année. Un million de ces véhicules proviennent directement des particuliers, dont seulement la moitié est confiée à des centres VHU agréés et l’autre à des casses sauvages, malgré les 75 000 euros et les deux ans de prison que risquent les particuliers contrevenants. Le reste des VHU est fourni par les réseaux des constructeurs (180 000 à 200 000 véhicules, hors période de prime à la casse) et les assureurs (450 000 véhicules économiquement irréparables, dont 25 % partent à l’export, en grande partie en Pologne), qui les confient à des gestionnaires distributeurs, en charge d’assurer leur traçabilité. Indra, détenu à parité par Renault et Suez Environnement, est le plus important de ces acteurs. Il est en contrat avec Renault, bien sûr, mais aussi avec Fiat, Kia et Honda, pour un volume de l’ordre de 38 000 véhicules l’année dernière, mais aussi avec une quinzaine d’assureurs comme Axa, Covea ou Allianz, pour un volume de 48 000 véhicules. Indra a en outre créé en juin 2014 un site internet, goodbye-car.com, permettant aux particuliers de confier leur épave à son réseau de 350 centres agréés VHU présents dans toute la France. Ce site a pu récupérer 10 000 véhicules l’année dernière (achetés moins d’une centaine d’euros). « Après avoir acheté ces véhicules, les centres VHU et leur partenaire broyeur doivent les recycler à 95 % tout en équilibrant leurs comptes, c’est la loi », explique Loïc Bey-Rozet, directeur général d’Indra.

Afin de pallier la violente chute des prix de l’acier et du pétrole, Indra mise sur l’activité de vente de PRE (pièces de réemploi) pour aider son réseau à diversifier ses sources de revenu. En 2013, l’entreprise a ainsi lancé Précis (pour Pièces de réemploi circuit Indra-Sidexa), accessible aux carrossiers, via un extranet ou via l’outil de chiffrage de Sidexa. Ce dernier indique automatiquement à l’expert si la PRE recherchée est disponible dans le stock de Précis et réalise un chiffrage spécifique avec cette pièce moins chère de 30 % à 70 % que le neuf.

Pour l’heure, seuls 21 centres VHU proposent un stock de 90 000 pièces de carrosserie sur Précis, outil utilisé régulièrement par 700 carrossiers (contre 180 il y a 6 mois). « Cela nécessite pour les centres VHU de respecter le cahier des charges que nous avons fixé : une organisation, une traçabilité et des investissements informatiques et logistiques importants. Nous sommes en outre très exigeants sur la qualité des pièces proposées en ligne. Il n’est pas question qu’elles soient retournées par le client car les coûts de transports ruineraient la marge », indique M. Bey-Rozet. Indra avance très prudemment pour nouer une relation de confiance durable avec les carrossiers, les assureurs, mais aussi les constructeurs. En effet, « dans le cadre de l’obligation imposée aux réparateurs de proposer des PRE, Renault et PSA ont choisi d’utiliser Précis », souligne-t-il.

De 300 millions d’euros, soit 2 % du marché de la pièce de rechange en France, le commerce de la PRE pourrait doubler, voire tripler dans les années à venir, estime le dirigeant. Avec Précis, il ambitionne de prendre 4 % de ce marché, à comparer à son chiffre d’affaires de 500 000 euros en 2015, « qui devrait doubler en 2016, si l’on en croit notre CA mensuel à 96 000 euros actuellement », indique-il. (AUTOACTU.COM 10/3/16)

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