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Afrique

La SIPH reste tout juste bénéficiaire en 2018, victime de la chute des cours du caoutchouc

Analyse de presse de 14H00 - Le #Michelin - #Résultats financiers - #SIPH
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Les comptes de la SIPH (Société internationale de plantations d’hévéa), numéro un de la production de caoutchouc en Afrique, sont restés tout juste bénéficiaires en 2018, plombés par la chute des cours du caoutchouc au cours de l’année. Le groupe, très majoritairement dans le giron du groupe ivoirien Sifca et du Français Michelin, a dégagé un bénéfice net de 2,3 millions d’euros l’an dernier, contre 36,4 millions en 2017, indique un communiqué.

« L’ensemble de l’année 2018 s’est inscrite dans un creux de cycle », explique SIPH, la hausse du volume total de caoutchouc produit (+ 6,9 %) et la hausse des volumes vendus (+ 3,9 %) ne compensant pas l’effet prix négatif », explique l’entreprise.

En moyenne, les cours du caoutchouc se sont établis à 1,155 euro le kilo sur l’année, contre 1,47 euro le kilo en 2017, avec une baisse entre le premier et le second semestre de 1,18 euro à 1,13 euro. Du coup, le chiffre d’affaires du caoutchouc a régressé de 15,5 %, à 278,3 millions d’euros, tout comme le chiffre d’affaires total (297 millions d’euros). La rentabilité a également souffert, avec un bénéfice opérationnel courant de 11 millions d’euros, contre 51,4 millions en 2017 (- 78,5 %).

Mais les investissements nets ont atteint 35,1 millions d’euros, montrant « la volonté du groupe de poursuivre sa croissance, notamment au Ghana », en investissant « à contre-cycle ». Les actionnaires majoritaires ont investi 10 millions d’euros d’avance en compte courant à court terme pour permettre à la SIPH de poursuivre son développement.

Pour 2019, le groupe « reste confiant sur une reprise des cours à terme » et se félicite de voir une progression au premier trimestre de 2019, à 1,19 euro le kilo, contre 1,11 euro au quatrième trimestre de 2018. « Les cours constatés depuis début mars sont en moyenne de 1,30 euro le kilo », souligne-t-il.

La SIPH compte poursuivre les investissements stratégiques dans ses propres plantations d’hévéas, mais aussi étendre les capacités de traitement pour « faire face aux productions croissantes des planteurs indépendants ». Elle table sur une production de 400 000 tonnes en 2023, « grâce à l’effort de renouvellement et d’extension des plantations, et surtout à la croissance des achats de caoutchouc à des producteurs extérieurs ».

Source : AFP (18/4/19)