Fermer
Europe

La production européenne d’automobiles s’achemine cette année vers un record historique

Le #Etude - #Production
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

La production européenne d’automobiles s’achemine cette année vers un record historique. D’après les données compilées par le cabinet IHS pour Les Echos, plus de 20 millions de voitures et d’utilitaires légers seront assemblés cette année sur le Vieux Continent, en incluant la Turquie, dont les volumes sont majoritairement exportés en Europe. « C’est mieux que le pic de 2007, qui était pourtant déjà le dernier point de référence », indique Ronan Noizet, d’IHS. Cette belle copie est d’abord le résultat du retour des acheteurs européens. Sur les dix premiers mois de l’année, les ventes de voitures neuves ont progressé de 7,2 %, après avoir déjà grimpé de 9,3 % en 2015. Pourtant, le niveau du marché reste encore de 14 % inférieur à leur niveau de 2007, avant la crise. Ce différentiel s’explique par la progression des exportations vers d’autres zones hors d’Europe : selon IHS, 18 % des volumes produits sont vendus hors du Vieux Continent, contre 13 % il y a dix ans. Entre baisse de l’euro et croissance du haut de gamme allemand, qui n’est pas toujours localisable à l’étranger (Porsche, modèles de luxe, etc.), la base européenne s’est largement tournée vers l’international.

Tous les pays ne profitent pas de façon équivalente de cette reprise. En Europe de l’Ouest, certains restent plus ou moins sur leur niveau d’avant-crise (Espagne, Royaume-Uni, Allemagne), tandis que d’autres, malgré la croissance affichée ces deux dernières années, sont loin d’avoir rattrapé le terrain perdu, comme la France, la Belgique ou l’Italie. Au fond, ce sont les pays d’Europe de l’Est qui ont capté l’essentiel de la croissance. En tête de liste, la République tchèque, qui assemble 1,2 million d’e véhicules par an, soit désormais davantage que l’Italie, tandis que la Slovaquie approche le million d’unités – contre moins de 200 000 il y a dix ans. Quant à la Hongrie, elle a multiplié par cinq sa production par rapport à 2005. Au total, et en intégrant la Turquie, qui assemble à elle seule plus de 1,5 million de véhicules par an, les pays d’Europe de l’Est représentent 27,1 % de la production automobile européenne, un record, contre 17,3 % il y a dix ans.

Qu’il s’agisse de Volkswagen, PSA, Kia en Slovaquie, Renault en Roumanie ou Slovénie, Fiat en Pologne, cela fait des années déjà que les constructeurs généralistes ont délocalisé une partie de leur production dans ces pays à bas coût. Désormais, ils accélèrent et tendent à donner la primeur à ces zones pour leurs nouveaux projets. Tandis que la République tchèque profite de l’élargissement de la gamme de Skoda, la Pologne va bénéficier de la nouvelle usine d’utilitaires de Volkswagen – inaugurée le mois dernier à Wrzesnia – et la Slovaquie s’est vu attribuer la nouvelle C3 de Citroën. Sans compter Renault, qui va déporter sa Clio en partie en Slovénie.

Fait nouveau, les constructeurs de haut de gamme accélèrent aussi. C’est ainsi que, fin juillet, Daimler annonçait son intention d’ouvrir une seconde usine sur son site hongrois de Kecskemet, pour un investissement de 1,1 milliard de dollars, tandis qu’Audi continue à pousser son usine de Györ. Même chose avec Jaguar Land Rover, qui a lancé en septembre la construction d’une usine en Slovaquie, le premier site européen du constructeur hors du Royaume-Uni.

Faibles salaires, infrastructures et logistique de bon niveau, soutien public sans faille, équipements neufs et donc plus performants… Ces implantations cumulent nombre d’avantages. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’elles ne sont pas elles-mêmes soumises à rude concurrence. Exemple avec la Roumanie, qui, malgré le succès des modèles low-cost de Renault, voit ses volumes baisser depuis 2013, de plus en plus concurrencée par le Maroc. Les hausses des salaires et différentes grèves ne sont pas forcément étrangères à ce coup de frein. (ECHOS 29/11/16)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.