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France

La prime à la conversion favoriserait l’achat de véhicules diesel

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D’un montant de 1 000 euros (2 000 euros pour les foyers non imposables), la prime à la conversion peut atteindre 2 500 euros pour un automobiliste qui accepte d’envoyer sa vieille voiture à la casse pour acheter un véhicule électrique. A partir du 1er janvier 2019, ce crédit de 2 500 euros devrait être étendu aux modèles hybrides neufs et aux électriques et hybrides rechargeables d’occasion pour les ménages non assujettis à l’impôt sur le revenu. Pour amplifier le mouvement, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire négocie avec les constructeurs afin qu’ils mettent aussi la main à la poche en doublant cette prime et en l’étendant aux « véhicules d’occasion et de petite cylindrée, y compris à moteur thermique », estimant que « l’hybride rechargeable ou l’électrique, cela restera trop cher pour certains Français ».

D’après des données auxquelles Le Monde a eu accès, le dispositif favoriserait surtout l’achat de voitures diesel (47 %) et à essence (46 %), principalement d’occasion (60 %), contre 7 % de véhicules électriques. La prime à la conversion s’applique en effet aussi à l’achat de véhicules – d’occasion – classés Crit’Air 2, c’est-à-dire des voitures à essence – immatriculées depuis 2006 – et diesel – en circulation depuis 2011 – à la condition qu’ils n’émettent pas plus de 130 grammes de CO2 par kilomètre.

Pour le Réseau Action Climat (RAC), l’ouverture de la prime aux hybrides rechargeables pourrait aussi être contre-productive. « Ils polluent deux fois plus en conditions réelles et ce sont généralement des SUV – grosses berlines aux faux airs de 4 × 4 – », alerte sa responsable transports, Agathe Bounfour.

Autre biais, la prime à la conversion n’envoie à la casse que les véhicules les plus anciens et laisse en circulation des modèles toujours fortement émetteurs en CO2 et en gaz toxiques. Ainsi, seuls les propriétaires de modèles à essence de plus de vingt ans (première immatriculation avant 1997) et diesel âgés de plus de dix-sept ans (douze ans pour les ménages non imposables) sont éligibles à la prime. « Dans un objectif d’amélioration de la qualité de l’air, le remplacement des vieux véhicules diesel était une priorité », rappelle-t-on au ministère de la transition écologique.

Dans la note envoyée à François de Rugy, le collectif d’associations et de médecins demande d’ouvrir la prime aux véhicules GPL et de soutenir une solution technologique, moins onéreuse pour les ménages : la « conversion » des moteurs diesel en moteurs à gaz ou électriques. Le RAC milite pour que la prime permette de se « convertir » à des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle en finançant l’adhésion à un service d’autopartage ou de covoiturage, l’abonnement aux transports en commun ou l’acquisition d’un vélo.

Un amendement adopté le 6 novembre devrait ouvrir la prime à l’achat d’un vélo à partir de 2019. Pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, la France s’est engagée à en finir avec les ventes de voitures diesel et essence d’ici à 2040. Les « dispositions permettant d’atteindre l’objectif de fin de vente des véhicules thermiques en 2040 » figuraient en mai dans le document de travail préparatoire à la loi d’orientations sur les mobilités. A quelques jours de sa présentation en conseil des ministres, la mention n’apparaît plus.

Source : LE MONDE (10/11/18)

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