Fermer
France

La filière de recyclage des VHU confrontée à la baisse du prix de l’acier

Le #Recyclage - #Renault
Icone de twitter
ACEA_eu Icone de retweet
RT @ACEA_eu: ➡️ Did you know that more than 146 million Europeans 👩‍🔧 work, directly and indirectly, in the 🇪🇺 industry #automotive
Icone de twitter
CCFA_Auto
Volkswagen veut vendre deux millions d’ID4 👉 ccfa.fr/actualites/vol…  #Véhicule #électrique #Ventes #Volkswagen #automobile #vda #ccfa
Icone de twitter
CCFA_Auto
Skoda a le vent en poupe en Russie 👉 @SkodaFrance ccfa.fr/actualites/sko…  #Russie #Skoda #Ventes #automobile #vente #marché
VOIR SUR TWITTER

Le réseau de centres VHU Indra et ses broyeurs ont réalisé l’objectif de 95 % de valorisation des VHU au premier semestre de 2015, mais la filière est confrontée à la baisse du prix de l’acier rendant précaire son équilibre financier.

Depuis le 1er janvier 2015, les constructeurs doivent pouvoir justifier d’un taux de valorisation de 95 % de leurs véhicules hors d’usage (VHU), dont 85 % en valorisation matière ou en pièces de réemploi et, au maximum, 10 % en valorisation énergétique (essentiellement les pneus utilisés comme carburant en cimenterie). Une autre contrainte imposée à la filière est d’être équilibrée financièrement. Dans le cas contraire, l’Etat pourrait décider de créer un éco-organisme plutôt que de laisser les constructeurs organiser seuls la filière.

« Au cours du premier semestre 2015, notre réseau de 360 centres VHU et leurs broyeurs cumulaient un taux moyen de 95,4% », se félicite Alain Quinet, responsable du réseau Indra (dont Renault est actionnaire à 50 % avec Suez Environnement). Pourtant, la contrainte de capillarité imposée par la loi (un centre à moins de 50 km de chaque habitant) oblige Indra à accepter des centres VHU qui ne sont pas toujours très performants. « Nous animons notre réseau avec des primes d’objectif sur le recyclage, la traçabilité, la formation mais les volumes de VHU manquent pour mettre en place des process industriels de déconstruction. La moitié des épaves sont en effet achetées chaque année en toute illégalité par des casses sauvages, privant de matières premières les centres VHU agréés qui eux investissent en matériel et en formation et réalisent une dépollution dans les règles », regrette-t-il.

Aujourd’hui, les centres VHU se reposent en grande partie sur leur broyeur. Le taux de 95 % cumule en effet le travail du démolisseur et de son broyeur qui lui achète la matière. « C’est un couple », explique Loïc Bey-Rozet, directeur général d’Indra, « le centre VHU dépollue et réalise un démontage plus ou moins poussé, pour notamment récupérer les pièces que l’on peut revendre, et le broyeur réalise un second tri, après broyage, là aussi plus ou moins poussé, selon les différents process qu’il a mis en place, sachant qu’une technique comme la flottaison nécessite un investissement de l’ordre de 6 et 10 millions d’euros. Du coup, un broyeur qui recycle beaucoup paiera la matière moins chère qu’un autre car il doit amortir ses investissements et ce sera alors au centre VHU de réaliser un travail de tri plus poussé en amont pour atteindre les fameux 95 % ».

Le centre de R&D d’Indra travaille aussi avec Renault pour mettre en place des filières de recyclage des matières (notamment à travers Icarre95 et d’autres projets européens tels que Valtex (recyclages des textiles), Valver (recyclage du verre), ou Pareo (Polyamide). « Nous sommes presque prêts pour lancer une filière textile avec les ceintures de sécurité, les mousses et moquettes pour créer un matériau ayant différents usages, comme la fabrication de tapis de judo, d’éléments de literie ou de panneaux isolants ou acoustiques », indique Loïc Bey-Rozet.

Indra accompagne par ailleurs Renault dans le monde. « Nous envisageons un déploiement en Pologne, et dans les pays où Renault compte des usines (Amérique du Sud, Turquie, Inde) afin de faire du recyclage en cycle court, avec le constructeur et ses équipementiers sur place », indique le dirigeant. L’entreprise vient également de répondre à un appel d’offre au Maroc. « Là-bas, le faible coût de la main d’œuvre favorise un démontage complet, jusqu’à mettre la caisse à nu, pour faire de la pièce de réemploi, alors qu’en France, on s’arrête avant. La filière devrait donc s’auto-financer mais elle a besoin de notre savoir-faire pour développer les bons process ». (AUTOACTU.COM 17/3/16)

ABONNEMENT AUX INFO-LETTRES


* La communication de votre email est obligatoire ; à défaut votre abonnement ne pourra être pris en compte. Vos données sont traitées par le CCFA, responsable de traitement, afin de gérer votre inscription et l’envoi de nos infos-lettres. À tout moment, vous pouvez vous désabonner en cliquant sur le lien prévu à cet effet « Se désabonner ici », intégré dans chacune de nos communications. Pour plus d’informations sur vos données et vos droits, veuillez consulter Notre Politique de confidentialité.